Marine Le Pen à Nice le 1er mai : le FN refuse toute accusation et appelle à un "grand rassemblement patriote et populaire"

L'appel "républicain" qui, à titres divers et avec des motivations et tons différents, a réuni sous la même bannière les anti-frontiste n'est pas resté sans réponse de la part des dirigeants locaux de ce parti. Lors d'un point-presse , Lionel Tivoli, secrétaire départemental et Philippe Vardon, responsable niçois, tous les deux conseillers régionaux, ont répliqué avec déterminations et renversé les accusations dont ils avaient été les destinataires , au moins indirects, en s'adressant au seul maire de Nice ( "Patrick Allemand c'est qui ? et Robert Injey n'est même pas un élu" - a liquidé la présence des dirigeants de gauche qui s'étaient exprimés dans le même sens que Christian Estrosi à l'annonce de l'information de la présence de Marine Le Pen à Nice le prochain 1er mai). " La seule provocation c'est son attitude" - a dénoncé Lionel Tivoli. Qui ajoute avec une pointe de malice : " Cette histoire des prétendus risques de "troubles l'ordre public" est grotesque. [...] Ou alors espère-t-il que des incidents surviennent ?". Les élus frontistes ont précisé qu'il s'agira d'une simple tenue d'une réunion ( en salle- a été précisé) de mouvements politiques, représentés dans les assemblées de leur pays respectifs, et même pour certains participants à des gouvernements comme c'est le cas en Autriche et " fort probablement en Italie"- a affirmé souriant Philippe Vardon qui a des rapports proches avec ses collègues de la "Lega". Quant à l'étonnement du choix de Marine Le Pen de la capitale azuréenne , la réponse est commune : " on s'étonne de l'étonnement. Nice est la grande ville où elle a été la plus votée au second tour de la présidentielle ( 40% des voix ) et elle a recueilli 45% des voix dans le département". "Alors pourquoi s'étonner de son choix ?" s'interrogent les deux élus frontistes avec un faux étonnement. La conclusion finale est aussi un appel : "Alors non, ce n'est une provocation. Ce sera un grand rassemblement patriote et populaire. Un grand rassemblement où tous les azuréens sont conviés".

Philippe Vardon a profité de l’occasion pour envoyer quelques piques à l’adresse de Christian Estrosi après tant d’années de bras de fer.

" Ce qui est aussi odieux , c’est la façon dont il réécrit son histoire personnelle, espérant sans doute de n’avoir face à lui que des amnésiques , et la façon dont il falsifie l’histore politique de notre ville. Nice a toujours resisté au Front National- nous déclare Christian Estrosi. Avec Jacues Médecin ? avec Jacques Peyrat ?"-c’est sa plaidoirie !

Et ce n’est pas fini... " Alors du coup on s’étonne quand il déclare - Avec détermination, j’ai pris ma part à ce combat- en parlant de 30 ans de résistance au FN. La vérité c’est que dans les années ’90, Christian Estrosi était un partisan des accords avec le FN. La vérité c’est qu’en 1998- mais l’affaire est connu !- Christian Estrosi voulait un accord avec le FN pour diriger la région PACA, dont il aurait été le vice-président ".

L’estocade finale est venimeuse : " L’histoire retiendra que 20 ans plus tard [ en 2015], il est devenu le président, cette fois-ci face au Front et avec les voix de la gauche et de l’extrême gauche. Une merveilleuse illustration de la constance et de la cohérence de ses convictions !".

Conclusion ? " On a vraiment envie de dire stop. Que Christian Estrosi arrête son sketch".

Tout a été dit !

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