Nicolas Sarkozy en visite à Nice pour inaugurer les Allées Pasqua et Séguin !

Sur fond d’inimitiés entre Christian Estrosi et Eric Ciotti, Nicolas Sarkozy était invité hier, par le Maire de Nice, afin inaugurer deux allées, aux noms de Charles Pasqua et de Philippe Séguin. Deux ténors de la droite, qui se sont eux aussi affrontés dans le passé, notamment sur la question européenne.

Il y avait foule hier midi aux abords de la Gare du Sud. La plupart des curieux étaient présents pour apercevoir l’ancien Président de la République, Nicolas Sarkozy, venu sur invitation, inaugurer les allées Philippe Séguin et Charles Pasqua. Deux anciens anciens adversaires politiques, qui rappel étrangement l’actuelle querelle qui agite la droite niçoise.

Eric Ciotti a été élu, le 13 octobre dernier, président de la fédération LR des Alpes-Maritimes, un poste occupé de longue date avant lui par M. Estrosi. Ce dernier n’était pas candidat à sa propre succession. L’entourage du Maire de Nice a dénoncé les « multiples irrégularités » qui auraient émaillé le scrutin. « Il peut y avoir des mauvais perdants, a répliqué M. Ciotti. S’il y a des recours, ils seront examinés. Moi je prends ça avec beaucoup de sérénité. » Ambiance glaciale dans ce duel fratricide.

Cette querelle s’inscrit dans le cadre du ralliement des deux hommes - Estrosi du côté de Macron, Ciotti vers celui de Wauquiez. C’est donc en arbitre - on serait tenté de le penser - que Nicolas Sarkozy venait hier à Nice. En arbitre, à un moment où de nombreux responsables politiques s’interrogent sur de supposées velléités de retour de l’ex-chef de l’Etat, qui multiplie les rencontres en privé avec des élus et cherche à incarner la figure du sage situé au-dessus des querelles partisanes. Il ose pourtant le répéter : « la politique, c’est fini ! ».

Mais c’est face à une foule bienveillante, que Nicolas Sarkozy a pu déambuler hier midi, aux abords du marché de la Libération. De nombreux applaudissements et sourires sont venus accompagner sa montée dans le hall de la nouvelle Gare du Sud, au côté de Christian Estrosi.

Stupeur. Au moment d’inaugurer l’Allée Charle Pasqua, des militants se sont écriés « C’est une honte, barbouze, assassin ! ». « Exercice d’exorcisme avant de passer en correctionnelle ? » s’interroge un badaud. « Une honte ! Cette fameuse partie niçoise également en admiration devant Jacques Médecin et Spaggiari ! Ils ne représentent pas les niçois dans leur ensemble » lance une militante agacée ! « Égo, orgueil et manque totale d’analyse politique de la part d’Hollande, Royal et Sarkozy qui pensent pouvoir revenir ! ».

De nombreuses personnes - rassemblés en petit groupe à côté du marché de la Libération - scandaient leur refus de voir l’apparition d’une allée au nom de Charles Pasqua, condamné de maintes fois par les tribunaux.

Cela n’a pas empêché la délégation d’accéder à la rue qui mène au nouveau cinéma Pathé, afin de prendre la parole face à la pléthore d’invités impatients d’apercevoir l’ancien chef de l’État.

« La politique c’était grand, c’était fort, c’était vivant ! » s’est ému Nicolas Sarkozy avant de rendre hommage à Charles Pasqua et Philippe Séguin. « C’était un devoir pour moi d’être là (…) sans lui je n’aurais pas fais la même carrière, je lui dois tant. ». Pour Christian Estrosi « Qui, en effet, mieux que ces deux grands serviteurs de la France, peut mieux incarner les deux gaullismes, celui de 1940 qui portait l’honneur et la liberté et celui de 1958, qui portait la justice sociale et le progrès ? (...) Honorer Charles Pasqua et Philippe Séguin, ensemble, dans ce quartier de la Libération, à côté de la place du général De Gaulle, face à la stèle dédiée à Jean Moulin, c’était un devoir et une exigence. »

Les petits enfants de Charles Pasqua et Philippe Séguin sont également monter sur l’estrade installée pour l’occasion, afin de témoigner de toute leur compassion. Au micro, la fille de Philippe Séguin a dit toute son émotion face à la stèle en mémoire de son père. « Nous sommes honorés. Mon père a vécu ici de 1969 à 1970, il ne manquait pas une occasion de venir voir jouer l’OGC Nice. Nice est une ville importante dans le parcours de mon père ». Applaudissement nourris également pour Charles Pasqua, dont le petit fils à pris la parole.

Nicolas Sarkozy a pu faire l’éloge de ces deux figures du Gaullisme, mais aussi savourer sa popularité, dans cette ville où il avait obtenu ses meilleurs scores en 2007 et en 2012.

Une Marseillaise est venue clôturer cette cérémonie haute en couleur et en émotions !

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Jane Doe

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