Pas d’éclats au Conseil Métropolitain

Le Conseil Métropolitain s'est réuni hier pour la séance pré-estivale. En premier lieu, le Conseil a actée le remplacement à la Direction Générale des Services du préfet Drévet par Lauriano Azinheinha qui quitte le banc des élus pour se reconvertir ( partiellement puisque il reste conseiller et Vice-Président départemental ) comme haut-fonctionnaire.

L’approbation du Compte administratif de 2016 ne pouvait pas manquer de susciter les critiques de l’opposition et quelques joutes verbales dont Christian Estrosi est le maître.

Mais rien de vraiment spécial et on est en droit de supposer que la "macro-compatibilité" des deux principaux acteurs, le président métropolitain et Patrick Allemand, n’est pas étrangère à ce climat apaisé. Il faut dire que Christian Estrosi s’est montré , lors de toute la séance, moins "mattatore" que d’habitude .

Illustrés avec la compétence qui lui est acquise par le président de la commission des finances Philippe Pradal, les résultats de gestion de l’année 2016 se présentant sous une veste positive.

Le point central reste toujours une dette élevée à 1,2 milliards d’euros , ce qui comporte une charge financière importante et dans la durée .

Pour Christian Estrosi , cette dette correspond au financement des investissements en infrastructures et autres qui se révéleront productifs et engendreront un accroissement de la richesse du territoire. Dans la discussion avec ses critiques , il a mis en avant la bonne maîtrise des charges de fonctionnement ce qui permet de ne pas influencer négativement sur la capacité de désendettement qui, au contraire, passe de 12,5 en 2015 années à 10,8 en 2016.

L’actuel bas niveau des taux d’emprunt joue aussi en sens favorable à cette politique , même si un changement de la situation financière pourrait se retourner contre cette option en la rendant dangereuse. Il faut reconnaître que rien ne laisse présager cette inversion , tout au moins dans le court et moyen terme.

En tout cas, le taux moyen de financement de sa dette ( 1,86% en moyenne à 20 ans) ne peut que rendre optimiste le président de la Métropole pour la bonne gestion de ce volet.

De plus, comment oublier que la Région ,dont Christian Estrosi a abandonné la présidence mais non pas l’influence ...et la clé de la caisse, est de plus en plus présente pour co-financer certains investissements dans le cadre du plan Région-Métropole.

En 2016, la collectivité régionale a octroyé 25,6 millions d’euros, ce qui a permis à Christian Estrosi de faire état de la différence substantielle avec la situation de 2015 : 1,1 million d’euros.

Et dans la foulée de répondre à la critique de Patrick Allemand concernant l’ exceptionnalité de certaines aides régionales que pour lui , elles doivent être considérée "structurelles", donc permanente.

Une pique à l’adresse de l’ancien Premier Vice-Président de la Région que Christian Estrosi a toujours accusé de ne pas avoir été un bon défenseur de la cause niçoise ?

Plus anecdotiques même si non sans argutie , les critiques de madame Arnautu ( FN) qui a proposé de réduire de 50% les indemnités perçues par les conseiller et dans sa totalité les frais de représentation du Président de la Métropole !

Une autre délibération cardiale de l’assemblée a été l’adoption des orientations du Schéma Régional de Développement Economique , d’Innovation et d’Internationalisation et de sa déclinaison métropolitaine.

Ce plan affirme "la volonté forte et conjointe" des deux collectivité "d’être moteur dans la gouvernance économique" pour les politiques de diversification économique, d’innovation et d’internationalisation.

Son objectif est de créer un éco-système pour les filières créatrices de croissance et d’emploi dans le cadre d’un future smart city où , à côté des acteurs de la recherche et de l’enseignement supérieur, il y aura des stra-up locales et des grandes groupe industriels.

Premier exemple de ce cycle vertueux , l’installation d’une antenne de CEA Tech ( commissariat aux énergies alternatives) , organisme de recherche en terme de brevets technologiques, qui fera bénéficier aux entreprises du territoire de ses compétences. une première équipe est prévue venir s’installer début 2018.

Le secteur de Lingostière se densifie en espaces commerciales : les enseignes Carrefour et Leroy Merlin, déjà présentes, prévoient une rénovation et ...extension.

Le premier vise à l’extension du centre commercial existant sur environ 16000 m2 dont 11,442 mZ de surface de vente supplémentaires. Le projet Leroy Merlin porte sur la démolition et reconstruction du magasin existant pour une surface finale de 15500 mq2. Travaux à partie de 2019, conclusion en 2021.

Enfin, un voeu a été voté contre la présence des loups prédateurs qui menacent le pastoralisme dans le haut-pays. Présenté par madame le maire de Saint-Etienne de Tinée suite à des faits récents , il s’adresse rien de moins qu’au Premier Ministre pour le solliciter à diverses mesures, le but étant d’éradiquer ce phénomène nuisible à la population rurale.

Rappelons qu’en France, le loup (canis lupus) est officiellement une espèce strictement protégée. D’après l’Office National des Foret, la population des "canis lupus" est d’environ 300 unités

A vos marques. Prêts ? Tirez ! Dans cette attente, madale le mairede Saint-Etienne de Tinée pourra conforter ses administrés : elle a fait son devoir.

* les chiffre-clé ( en mio/euros) :

dépenses d’équipement : 308 contre 247 en 2015

épargne de gestion : 156,6 contre 125,8 en 2015

épargne brut ( frais financiers compris) : 121,4 contre 89,9 en 2015

épargne nette ( après remboursement quota capital de l’année) ; 46,8 contre 23,2 en 2015

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