Pas de duel pour la présidence départementale de les Républicains : Estrosi renonce , Ciotti seul candidat

L'annonce "officiel" de son renoncement à concourir à la présidence départementale de Les Républicains n'est que la confirmation de ce qu'on savait depuis quelques temps. Cet acte n'est également que la suite logique du désengagement du maire de Nice de la ligne politique du parti, représentée par la présidence nationale de Laurent Wauquiez et de son fidèle relais local Eric Ciotti . Celui-ci avait en ligne de mire de se positionner en numéro 1 du département : il va y réussir sans besoin d' empoigner les armes avec son rival qui lui laisse volontiers cette coquille vide ( a-t-on jamais entendu parler d'une réunion ou délibération du parti dans les dernières années, quel qu'il soit le sujet ?). A la charge du futur nouveau président de relancer la débat interne , sauf s'il ne veut en faire qu'un outil pour ses ambitions personnelles, locales ou nationales. On verra bien.

La motivation de Christian Estrosi se veut logique : "Si j’ai fait le choix, il y a un an, de ne pas participer à l’élection du président de notre mouvement (Laurent Wauquiez, ndlr), ce n’est pas pour me mêler aujourd’hui d’une élection ayant démarré sur des provocations et qui alimente des divisions auxquelles je n’entends pas participer".

Vrai ou pas vrai , Christian Estrosi ne se prêtera pas à la surenchère voulue par Eric Ciotti d’un débat sur sa fidélité à la ligne politique officielle du parti, ce qui lui aurait permis d’affirmer sa position orthodoxe en opposition à celui qu’il définit " le représentant officieux d’En Marche"

L’échange par voie de twitter des deux personnages montre bien la teneur du débat auquel on aurait assisté s’il avait pu avoir lieu.

"Je veux me consacrer aux débats d’idées, pas aux guerres de chefs", indique dans son courriel Christian Estrosi, qui a fondé son propre mouvement, La France Audacieuse, ajoutant ne pas "renoncer à soutenir" sa famille politique, "mais loin de la guerre de clochers".

Et de s’adresser indirectement à son rival : "je répète mon rejet du sectarisme, mon refus du clanisme et surtout la réaffirmation d’une ligne infranchissable avec tous ceux qui se rapprocheraient ou feraient preuve d’ambiguïté avec le Front national d’hier ou le Rassemblement national d’aujourd’hui".

"Je regrette que @cestrosi refuse le débat que je lui proposais", a aussitôt réagi Éric Ciotti sur Twitter : "C’est un acte de défiance vis-à-vis de sa famille politique et des militants, qui lui ont tout donné".

Aux manettes du parti, le député azuréen pourra imprimer sa ligne très droitière.

Un premier rendez-vous ce seront les élections européennes en mai 2019 : à cette occasion on verra bien quel sera le camp choisi par son parti et par lui-même : celui des progressistes pro-Europe ou le national-populiste de Orban et ses affidés ?

La fédération LR des Alpes-Maritimes est la troisième de France avec 7.000 adhérents en 2017, derrière Paris et les Hauts-de-Seine.

Christian Estrosi, qui présidait depuis 1998 la fédération locale de ce parti (RPR, UMP puis Les Républicains depuis 2016), après déjà une première présidence du comité départemental entre 1989 et 1993.

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