Pourquoi le projet de Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur (LN PCA) doit être une priorité

Créé en octobre 2017 par la Ministre en charge des transports, Elisabeth BORNE, dans le cadre des Assises nationales de la mobilité, le Conseil d’orientation des infrastructures remettra fin janvier 2018 un rapport de propositions soutenables financièrement pour une planification dans la décennie à venir des investissements de l’Etat en matière de transport et de mobilité. Avant la remise de ce rapport, la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Métropole Nice Côte d’Azur ont souhaité inviter les membres de ce conseil présidé par Philippe DURON, dans l’objectif de leur exposer les atouts du projet de liaison ferroviaire de haute performance entre la Provence et la Côte d’Azur. Cette rencontre a eu lieu hier à Nice en présence des maires de Nice, Cannes, Antibes qui ont fait front uni.

Pour la Côte d’Azur, où la ligne littorale est la plus fréquentée de France (hors Ile-de-France), la création d’une ligne nouvelle entre Nice et Cannes/Grasse via Sophia Antipolis, est la seule solution pour résoudre les graves défaillances du service ferroviaire.

Le projet LN PCA suit la ligne directrice du Gouvernement et des Assises nationales de la mobilité traçant la feuille de route des infrastructures des 15 prochaines années et favorisera la mobilité interrégionale et européenne d’un territoire à forte croissance économique et démographique.

Il est une infrastructure indispensable pour désengorger nos réseaux routiers asphyxiés, améliorer les dessertes urbaines, permettre l’alternative au « tout automobile », répondre aux ambitions de transition économique et écologique ; d’autant plus dans une région où la fréquentation touristique requiert des transports collectifs performants.

Tout ce à quoi une simple modernisation de la ligne ferroviaire actuelle (la même
depuis le 19e siècle) ne pourrait répondre comme l’ont démontré les études de SNCF Réseau.

L’Etat doit intégrer la LN PCA dans les priorités du Schéma national comme le réclament les acteurs économiques, réunis autour des Chambres de Commerce territoriales, qui demandent au Gouvernement de confirmer la réalisation de la LN PCA et son calendrier (Déclaration d’Utilité Publique unique d’ici 2020 pour une mise en service à l’horizon 2030).

"Ne pas faire ce choix coûterait cher sur le plan du développement économique et environnemental. Il est par ailleurs essentiel que l’Etat accompagne la recherche de ressources budgétaires pérennes et mette en place une mission de financement spécifique avec un montage innovant"- affirment-ils dans un communiqué à la fin des travaux.

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