Conseil Municipal : une séance XXXL

Que les séances publiques du conseil municipal s'apparentent à des marathons n'est pas une surprise. La nouveauté est le passage à la dimension supérieure , le triathlon ! En fait, près de 10 heures de séance ( avec pause-repas ...on l'avoue) , demandent un certain souffle , outre un estomac de fer : près de 200 délibérations ne se digèrent pas comme ça, surtout quand les rapporteurs aiment entendre leur voix et se lancent dans des longues soliloques. Quant au directeur d'orchestre, on lui connait une fibre d'athlète , souvenir des temps glorieux. Mais, adepte à la modernité, on dirait que son "moteur" se recharge pendant qu'il roule. A ce rythme, avant les prochaines élections il faudra demander aux candidats un certificat de bonne santé et de capacité aux efforts prolongés.

Cette séance a entérine le départ ( à la retraite) du préfet Jean-Michel Drevet , directeur général des services ( le chef de la machine administrative). Il laisse le souvenir d’une personne exquise.

A sa place, on retrouve Lauriano Azinheirinha, jusqu’à là conseiller municipal ,adjoint à l’éducation. Une surprise parce si qu’on connaissait le politique prometteur, on ignorait sa vocation pour la carrière technocrate.

Normalement, on assiste plutôt à une passerelle entre la (haut)-fonction publique et le monde de la politique plutôt que son contraire.

En fait, Lauriano Azinheirinha n’abandonne pas totalement le costume d’élu puisqu’il conserve son mandat de Vice-Président du Conseil Départemental.

Mi-technocrate, mi-homme politique, il aura fort à faire pour mener à son bien une double tâche. Evidemment le préfet Drevet laisse uneorganisation administrative qui fonctionne comme une montre suisse si elle peut se permettre un chef à temps-partiel.

Sa place en tant qu’adjoint à l’éducation revient à Jean-Marc Giaume qui, à son tour, transfère une partie des ses précédentes délégations à Jean-Luc Gagliolo ( archéologie) et Robert Roux ( cinémathèque)

Comptes administratifs 2016

Présenté avec l’habituelle clarté par Philippe Pradal, le document comptable affiche un résultat confortant et positif de 22 mio d’euros.

Malgré une année difficile à plus d’un titre, les recettes n’ont pas dérapé ( + 2,34% par rapport à 2015 alors que l’inflation a été de 1,2%) et les frais de fonctionnement semblent bien maîtrisé et sont en amélioration si confrontées avec le budget prévisionnel).

Le niveau d’investissement ( 80 mio) a bondi ( +34%) alors que le niveau de la dette reste élevé (près de 500 mio d’euros), même s’il bénéficie d’un coût de financement encore largement favorable : les charges financières ont diminuées de 8 mio.

Location commerciale des appartements

Dans une région dont le tourisme est le moteur économique, le phénomène récent mais déjà important de la location entre particuliers, peux devenir un facteur dévastant dans le secteur de l’hôtellerie.

Quitte à faire fuir des "puristes" mais choisissant la voie du pragmatisme, la municipalité niçoise , au lieu de s’opposer , préfère l’option de la réglementation plutôt que celle de l’opposition ..inutile et qui favoriserait les pratiques frauduleuses.

Les propriétaires devront s’enregistrer, recevront un numéro et la taxe de séjour ( par ailleurs, minimale) sera perçu directement par la plate-forme ( type Airbnb) et reversée à la mairie.

Démocratie de proximité

Exit les conseils de quartiers qui avaient généré une galaxie de petits caporaux sans grands résultats , sauf des petits privilèges personnels.

Les conseils de territoire, qui correspondent à l’organisation administrative, seront présidés par l’adjoint en charge de ce secteur et les réunions seront ouvertes à tous les habitants concernés.

Des petites agoras qu’il faudra savoir faire fonctionner pour en tirer des bénéfices en terme de participation active à la vie de la "polis".

Ils disposeront des petits budgets pour certaines interventions dans les quartiers du territoire.

Projet d’aménagement et de développement durable

Avant que le PLU métropolitain soit adopté, le débat sur la gestion du territoire a mis en évidence deux visions ,opposées l’une à l’autre, de l’avenir de la cité.

D’un côté celle de Christian Estrosi qu’on pourrait définir " en avant toute" pour remodeler la ville suivant les standards internationaux : infrastructures et technologies pour accroître l’attractivité d’une métropole face à la compétitivité accrue.

Le pan bagnat c’est bon, le soleil c’est bien, la mer encore mieux, mais cela ne suffit plus.

De l’autre, l’attention aux équilibres du territoire et surtout la défense de espaces.

Chacun a défendu son approche et bien argumenté. Le débat reprendra avant sa finalisation en Conseil Métropolitain.

Ouverture nocturne de Musées

Les Musées de la Villa Masséna, du Mamac, et du Palis Lascaris inaugureront un horaire d’été ( fermeture à 22h) du 20 juillet au 12 octobre.

Cette délibération a été aussi l’occasion pour faire état de la bonne santé des musées niçois avec une fréquentation en hausse, année après année. En 2016, plus de 1,6 million de visiteurs ont été enregistrés.

Associations

Le traditionnel "arrosage" des associations culturelles, sportives et sociales ne pouvait pas manquer et il n’est pas manqué.

Au delà des cas au singulier, on arrivera un jour à un schéma avec des critères quali-quantitatifs qu’ils ne soit ce contrat d’objectif dans lequel on écrit ce qu’on veut pour l’attribution des subventions ?

Il ne s’agit pas d’intenter des procès à cet usage, même si dans certains cas l’approche clientéliste est évidente.

Mais pourquoi ne pas faire un pas en avant , dans la direction de l’objectivité et de la transparence ?

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