Rassemblement pour le Chili : La Moneda à Garibaldi

Les Amis de la Démocratie et de Ciné-Café Nice, appelez hier à un rassemblement place Garibaldi pour commémorer les quarante-cinq ans du coup d’état militaire au Chili. Une rencontre, aux côtés de nombreux curieux, qui s’est voulue ouverte sur l’avenir et non sur le déroulé chronologique des évènements. Le but étant de transmettre au plus grand nombre, l’héritage culturel d’un fait historique marquant, afin que cela, ne se reproduise plus jamais.

C’est dans ce contexte que les membres des Amis de la Démocratie et de Ciné-Café Nice, ont évoqué l’instant d’une soirée, le destin héroïque de quelques militants exécutés par la junte. Aux côtés d’Arno Munster, philosophe et journaliste, observateur de l’expérience chilienne pour le compte d’un média allemand, qui fît le récit, face à un public médusé, d’une période sombre de l’histoire.

Documents et photographies de Santiago à l’appui, les membres de l’association ont pu compter sur le travail de Richard, parti enseigner au Chili, qui fournit des images magnifiques du Monument Allende, érigé dans les quartiers populaires et reproduisant l’ultime message radiophonique du Président au peuple chilien, le matin du 11 septembre 73.

La soirée s’est clôturée par la lecture à plusieurs voix du discours du 4 décembre 1972 à l’ONU. Salvador Allende y annonçait une phase historique caractérisée par la financiarisation, plaçant les nations sous dépendance... « C’était hier et c’est surtout maintenant ! ».

Tanguy Barbancey

La Moneda à Garibaldi par Patrick Mottard

Ce 11 septembre, j’avais quelques raisons d’assister à la conférence de rue sur la chute du gouvernement d’Union Populaire au Chili symbolisé par la mort de Salvador Allende dans les ruines de son palais présidentiel de la Moneda.

Tout d’abord, parce que la séquence était organisée par les Amis de la Démocratie qui sont... des amis tout court : le toujours bouillonnant Daniel Fimbel, la militante famille Hassan (trois générations) et Arno Munster, un authentique témoin de la prise de la Moneda par l’armée félonne.

Ensuite, parce que la conférence étaient illustrée par des photos de la manifestation à Santiago (au Chili on peut commémorer l’événement mais seulement le dimanche qui précède le 11 septembre) envoyées par notre cher ami Gauche Autrement Richard Martinez qui dirige une école au Chili depuis deux ans.

Enfin et surtout, parce que c’est le drame de la Moneda qui a décidé de mon engagement de toute une vie. Je me souviens encore de ce serment fait à moi- même en écoutant la rage au coeur la nouvelle l’oreille collée à mon petit transistor dans notre tente canadienne plantée dans un camping de la périphérie d’Athènes.

Mais ce retour sur un des derniers drames politiques du XXe siècle n’affaiblit en rien notre sidération à propos d’un autre 11 septembre, celui du premier drame du XXIe siècle : l’attentat de Manhattan.

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