Trois étudiants à la rescousse d’une agence touristique

Trois étudiants de la faculté de lettres à Carlone se sont lancés dans la refonte et la traduction multi-langues d'une agence touristique niçoise, en difficulté depuis l'attentat du 14 juillet.

Allan Coisne, Raffaël Hinz et Houssam Gourar sont tous les trois étudiants en première année à Carlone, en Langues Étrangères Appliquées. Et ce matin, ils expliquent le but de leur projet, avec un grand sourire aux lèvres.

« C’est une matière mise en place récemment, ça s’appelle la projection vers la vie professionnelle », explique Houssam, le plus âgé du groupe. « Comme on est en langue étrangère, on a hérité de la thématique tourisme ».

Une fois le thème établi, il faut trouver l’idée qui lance le projet. Après avoir fait une étude de marché, les trois amis trouvent leur cible : « il fallait trouver un moyen de relancer l’activité du secteur touristique, qui a beaucoup diminué depuis l’attentat de l’été dernier », développe Raffaël. « On a pensé à beaucoup de projets. On a voulu mettre en place une borne à l’aéroport pour guider les nouveaux arrivants, par exemple ».

Seulement voilà, un tel projet aurait été trop coûteux et aurait rapporté trop peu : « l’aéroport demandait 28% des bénéfices », déplore Allan. Le but n’est pas juste d’avoir une note à la fin de l’année : il doit avoir une incidence sur le chiffre d’affaires.

« Et puis on a rencontré l’agence Ritage Riviera. Avec un site âgé, plus à jour et avec des fautes d’orthographe », racontent les trois étudiants. « On s’est proposés pour mettre à jour le site et le reprendre de zéro ».

C’est là que les compétences de chacun interviennent : « on étudie les langues, alors on s’occupe aussi de la traduction dans différentes langues » : anglais, russe, allemand, italien, espagnol, et même japonais, « grâce à un ami franco-japonais qui vit là-bas », se félicite Raffaël.

Le projet est lancé. Et les trois jeunes sont bien tombés. « Rapidement, ça a dépassé le cadre scolaire », sourit Allan. « On s’est sentis plus impliqués qu’avec l’aéroport par exemple. C’est un homme qui en a vraiment besoin. On ne fait pas ça que pour l’université. On veut médiatiser et l’aider à remonter la pente ».

Demain, le groupe rendra son mémoire sur le sujet, avec tout le carnet de route, puis il y aura un suivi sur trois ans. « L’an prochain, on sera le service marketing de l’agence », promet Houssam, grand sourire aux lèvres.

Le tourisme en berne à Nice

Sans surprise, depuis l’attentat de Nice, le secteur touristique niçois est en difficulté. C’est ce qu’a démontré l’étude de marché menée par les trois étudiants : « on est à 20, 25% de moins que les autres années ». La fréquentation a également baissé de 10%. De telles baisses n’avaient pas été enregistrées depuis les attentats de Paris en 1995 et ceux du 11 septembre 2001. La région PACA et le département ont lancé un plan de relance du tourisme, d’un montant d’environ un million d’euros. « Le fameux panneau I Love Nice fait partie de cette campagne », fait remarquer Houssam Gourar. Le but de cette campagne est de véhiculer des images positives de Nice et de sa région. Il est encore trop tôt pour dire si cette campagne s’est avéré concluante.

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Jane Doe

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