Un accord novateur entre la Régie Ligne d’Azur et Uber pour intégrer service public et privé

A partir du 4 juillet, certains usagers des transports en commun niçois pourront se déplacer en Uber subventionnés. Il s'agit d'une expérimentation en partenariat avec l'opérateur du transport en commun local, Régie Ligne d'Azur (RLA), qui durera un an et portera sur la ligne 1 du tram.

La plateforme de réservation de voiture avec chauffeur Uber a signé un partenariat avec la compagnie des transports publics de l’agglomération de Nice pour proposer aux abonnés des trajets à prix fixe le soir, là où les bus ne circulent plus.*

Entre 20 heures et deux heures du matin, les 50000 abonnés aux transports en commun pourront réaliser un voyage correspondant au trajet d’une de ces lignes de bus vers une station de tram (ou inversement) pour un prix fixe de six euros.

S’ils se trouvent dans l’une des zones géographiques concernées par l’expérimentation, les utilisateurs de l’appli mobile Uber verront apparaître un nouveau choix au moment de sélectionner le type de service souhaité, en plus de Uber X et Berline : Lignes d’Azur.

C’est un effort joint d’Uber et de la Régie Ligne d’Azur. On compense la rémunération du chauffeur le prix d’une course pouvant coûter largement le double au tarif normal
a relevé une porte parole d’Uber. Concrètement, la Régie Ligne d’Azur proposera individuellement à ses abonnés s’ils souhaitent profiter de cette offre, a-t-elle précisé.

Le responsable des projets de mobilité pour l’Europe occidentale chez Uber, Alexandre Droulers, y voit l’occasion de "développer une alternative de transport moderne et une offre complémentaire aux transports en commun existants".

Ce projet novateur est une piste intéressante pour rendre flexible et équilibré la demande et l’offre dans les services publics, une sorte de service à la carte.

Et puis il y a l’aspect économique combien coûtent-ils les courses de bus avec peu de personnes à bord ? N’est-il pas mieux intégrer le prix de la course d’Uber , qui vous accompagne à domicile , avec plus de sécurité à la clé ?

Pour l’opposition municipale Patrick Allemand n’a pas tardé à réagir : "Cette nouvelle offre, qui donne plus de souplesse, ne peut, dans un premier temps, que réjouir, mais c’est aussi la fin de toute perspective de croissance du service public des transports. Elle peut même porter en germes un recul du service public sur les lignes de bus existantes après 20 heures’.

*Celle-ci dessert 17 lignes de bus permettant de se rendre vers la périphérie de la métropole. Or ces lignes de bus s’arrêtent à 20 heures, contrairement au tram dont le service continue jusqu’à deux heures du matin. Certaines sont remplacées par des bus de nuit, mais avec une fréquence de passage bien plus limitée.

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