Un nouveau contingent de migrants à Nice

En 2015, sous François Hollande, la France s'était engagée à accueillir près de 30 000 demandeurs d'asile d'ici sur son sol à 2017. L'Hexagone a accueilli près de 5 940 réfugiés selon les chiffres de la Commission européenne datant de juillet 2017. Le 22 juin dernier, Emmanuel Macron en appelait "à la plus grande humanité" dans la gestion des migrants et avait assuré que la réforme du droit d'asile faisait partie des "priorités du travail gouvernemental", après les critiques renouvelées par le Défenseur des droits Jacques Toubon au sujet du site de Calais. Le lendemain, le chef de l'État jugeait depuis Bruxelles que "nous devons accueillir des réfugiés, car c'est notre tradition et notre honneur". Mais de nombreuses associations et personnalités ont dénoncé un double discours entre Emmanuel Macron et Gérard Collomb. En juin, le ministre de l'Intérieur, lui, a affiché sa fermeté vis-à-vis de Calais qu'il a qualifié "d'abcès de fixation". Il avait alors réaffirmé son refus de tout centre d'accueil des migrants au nom du risque "d'appel d'air". Cette politique de "l'autruche" n'est pas payante, elle laisse traîner le problème mais ne le résout pas. Elle laisse la place libre à toutes ces initiatives soi-disant "humanitaires", commensurables à l'origine pour après tourner au feuilleton . C'est bien le cas du Gandhi de la Roya, l'ineffable Cédric Herrou pour lequel il est facile de prédire une future carrière politique . D'ailleurs, comme on peut lire ci-dessous, il a déjà trouver un mentor dans la personne de José Bové, un autre qui avait commenc à jouer aux révoltés anti-système ...avant de l'intégrer en y rentrant par la porte principale (avec une belle rémunération à la clé).

L’eurodéputé José Bové, en visite dans la vallée de la Roya depuis ce samedi pour rencontrer l’association Roya Citoyenne, a accompagné un groupe de migrants se rendant à Nice pour déposer une demande d’asile auprès de la Plateforme d’aide aux demandeurs d’asiles (PADA). Ils étaient environ 200 en provenance de Breil-sur-Roya.

Hier matin, en gare de Nice, José Bové, l’eurodéputé écologiste et Cédric Herrou, de l’association Roya Citoyenne, ont alerté sur les conditions de rétention des migrants à la frontière italienne.

Sur place dans la vallée de la Roya depuis trois jours, le député européen avait déjà appelé ce samedi le président de la République Emmanuel Macron à "ouvrir ses frontières" aux "réfugiés", lors d’un rassemblement à Tende dans les Alpes-Maritimes. "La France n’assume pas son rôle d’accueil" avait-il déclaré.

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