Un nouveau plan de développement du Port de Nice, futur "smart port"

Le port de Nice, c’est à la fois un équipement portuaire inauguré en 1857 et un quartier de Nice. Depuis le 1er janvier 2017, dans le cadre de la Loi NOTR’e, la Métropole est propriétaire de cet équipement. Il est un des 8 ports Métropolitains (Cros de cagnes, Saint Laurent du Var, Nice, Saint Jean Cap Ferrat, Beaulieu Plaisance, Beaulieu fourmis, Eze, Cap d’Ail). Le Port de Nice est concédé à la Chambre de commerce et d’industrie Nice Côte d’Azur jusqu’au 31/12/2038 .

"Son avenir ne peut s’écrire qu’en lien avec les usagers et les riverains" a affirmé la maire de Nice Christian Estrosi en présentant son projet . "Je pense en particulier aux questions de circulation, à l’arrivée du tramway, aux réaménagements d’espaces publics" .

La feuille de route tient en 3 thèmes :

1. Renforcer la concertation et le dialogue avec les professionnels, les usagers, les riverains…

2. Améliorer la circulation : dès cette été une nouvelle gestion des flux de véhicules va être testée.

3. Tout mettre en œuvre pour limiter les pollutions sonores et atmosphériques liées aux activités portuaires qui subissent les riverains ( le bruit des moteurs de bateaux, odeur du gasoil, dépôts sauvages, pollution).

En concret, des seuils seront fixés en termes de pollutions sonores et atmosphériques pour que les navires ne les respectant puissent se voir interdire l’accès du port.

"Je ne veux pas pénaliser l’activité du port mais je ne peux pas accepter qu’au nom de la rentabilité économique les habitants du quartier subissent chaque jour des nuisances qui impactent leur qualité de vie" c’est le commentaire de Christian Estrosi .

Des mesures seront mises en place dès cet été :

• Les navires restant à quai seront positionnés le plus loin possible des habitations

• les manœuvres seront effectuées à petite vitesse

• les activités sonores (travaux, musique) seront interdites entre 22h et 8h. Les véhicules qui attendent d’embarquer devront couper leurs moteurs

Pour aller encore plus loin, le reprofilage du quai permettant d’accueillir des navires nouvelle génération moins bruyants et moins polluants en les positionnant loin des parties habitées pourrait être envisagé ainsi ,et c’est là plutôt un projet à moyen terme, que soient étudiées les énergies alternatives et la CCI nous présentera avant l’été une étude sur la possibilité d’alimenter certains navires au GNL ( projet complexe qui demande du temps de réflexion et d’études, en particulier en termes d’avitaillement).

Déjà la réglementation impose le recours à des carburants moins polluants (fuel à faible teneur en soufre) à compter de 2020 : une compagnie présente sur le port de Nice a anticipé cette réglementation et ses navires fonctionnent déjà avec ce carburant

Une action de "moral suasion" sera activée pour que tous les navires anticipent sur cette réglementation et puissent, dès l’année prochaine, passer au fuel léger

Enfin, le comportement des cimentiers est aussi objet de vigilance : pour le maire de Nice "ils représentent une filière économique importante (la Corse est alimentée par le port de Nice) pour notre territoire et leur activité doit être préservée mais ils doivent respecter des règles lorsqu’ils sont sur le port".

Des exemples ? L’utilisation d’engins adaptés pour minimiser les nuisances au moment du chargement et du déchargement des matériaux, utilisation de filtres à poussière…

Quant aux plaisanciers, eux aussi ils seront mis au pas : les déchets doivent être déposés dans les lieux adaptés, les eaux du port ne doivent recevoir aucune eau usée provenant des navires…

La conclusion de ce changement à 180° des modalités de gestion on la laisse a celui qui en est l’auteur, Christian Estrosi lui-même : "Je serai extrêmement attentif à ce que les activités commerciales du port de Nice, nécessaires à la vitalité du tissu économique, ne se développent pas au détriment de la qualité de vie des riverains".

• Un bassin de plaisance : 521 anneaux de plaisance

• Des croisières : entre 120 et 140 000 croisiéristes chaque année

• Des ferries : entre 800 et 900 000 passagers chaque année

• Des activités de fret : 200 000 tonnes chaque année
(seul port de commerce des ports d’azur)

• 3e port de croisière français (avec la gestion de la gare maritime de Villefranche Santé) derrière Marseille et Ajaccio

• Un impact économique total estimé à plus de 300 millions d’euros

• Un chiffre d’affaires autour des 12 millions d’euros en 2016

Crédits Photo : Ville de Nice

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