Voeux pour 2018 : Christian Estrosi appelle au bonheur, audace et unité

L'endroit ( la halle de l'ancienne gare du Sud en cours de rénovation et qui sera transformée en lieu public avec commerces et animations d'ici quelques mois ) sera certainement un des lieux prisés de la vie niçoise des prochaines années et ,avec l'intuition qui lui est propre . Christian Estrosi a choisi pour ses voeux une des vitrines qui témoignent de son action pour le changement profond qui veut réaliser pour transformer Nice en ville moderne du XXIè siècle. D'ailleurs en ces temps politiquement un peu tendus , la présence des corps constitués ( on notera l'absence du président du Conseil départemental Charles-Ange Ginésy et la présence du député "marcheur" Cedric Roussel) et de "l'estrosie semper fidelis" était l'occasion aussi de répondre efficacement au rassemblement ( plus de 1000 personnes) de la veille pour les voeux d' Eric Ciotti dans un palais sur la Promenade. Au nez, l'opération a réussi et le vaste espace était plein de monde. Question de mesurer sa popularité et prise sur l'électorat potentiel en vue des élections municipales en 2020 ? Vrai ou pas vrai, l'étrange sondage (demander aux gens trois ans plutôt comment voteront le jour T ça s'apparente à une cartomancie, n'est-ce-pas ?) sorti comme par hasard dans les colonnes de la gazette locale a toute l'air d'un message et , quelque part, du défi.

Jonglant efficacement entre les diverses fonctions publiques qu’il exerce ( maire de Nice, président de la Métropole, président délégué de la Région), mélangeant vision ( "il y a ceux qui ont le courage qui libère, le courage qui unit"...) et critiques bien visées ( "ceux-là, ils ont la peur au ventre, la peur qui obscurcit" ...) , programmes ( " il y a ceux qui n’ont pour solution que le passé, il y a ceux qui ont pour boussole l’avenir") et actions ( "avec la Métropole , nous investissons plus d’un milliard dans les infrastructures du quotidien" ou encore, " en 2018, Nice, sa Métropole et la Région investiront autant que l’année dernière"), , a profité de l’opportunité pour montrer la réalisation de ses engagements ( comment l’oublier quand les images du film projeté nous le rappellent si bien ?).

On peut sourire de cette communication redondante mais , au même temps, qui pourrait douter de l’impact positif et les changements profonds que l’impulsion de ses projets sur la vie de cité grâce à son indéfectible volonté d’avancer ?

2018 sera l’année-anniversaire de 10 ans de mandat en tant que maire de Nice ; de 5 ans et plus en tant que Président de la Métropole qu’il a tant voulue ; de 2 ans de la victoire à la Région dans des circonstances dramatiques : comment ne pas établir un bilan largement positif , même si tout ce qui brille n’est pas de l’or et que la ficelle de certains primats qu’il aime revendiquer ( pour lui, Nice est toujours la première en tout !) , est parfois une peu grosse !

" Si tu n’est pas le premier à croire en tes idées et ce que tu fais, comment tu peux penser que les autres le soient ?"- c’était la réflexion d’un vieux routier de la politique que le aire de Nice a fait sienne et l’applique à la lettre.

Dans cette soirée des voeux on retiendra la trilogie que Christian Estrosi a offert à l’audience avec l’ emphase habituelle : le bonheur auquel chacun donnera la signification qui lui appartient ; l’audace , labellisée par le promoteur de la France Audacieuse ( elle trouvera sa place dans le panorama déchiré de la politique française ?) ; enfin, l’unité , beau mot mais vain quand les ambitions personnelles prennent le pas sur le devoir de service de la fonction publique.

Reste, en ce début d’année, le 2018 avec ses pages blanches qu’il faudra remplir avec les faits. Nul doute que Christian Estrosi y apportera une importante contribution. Même si avec quelques panégyriques de trop !

Présent et appelé au micro de manière insolite du point de vue protocolaire , le préfet Leclerc s’en est tiré avec quelques phrases de circonstance dont on retiendra celle finale : la France ne serait pas celle qu’elle est s’il n’y avait pas les Alpes-Maritimes ; les Alpes-Maritimes ne seraient pas celles qu’elles sont s’il n’y avait pas la France".

De quoi penser que M. le préfet a fait son stage de fin d’étude à l’Ena ...au secrétariat d’Etat au Vatican !

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