Christian Estrosi a annoncé hier, peu après l’échec d’Annecy pour l’obtention des JO d’hiver 2018, qu’il envisageait une possible candidature de Nice pour l’organisation des Jeux 2022. " Dans les semaines qui viennent, j’engagerai une consultation auprès des principaux décideurs institutionnels, économiques et sportifs intéressés par l’Olympisme, sur l’opportunité d’une nouvelle candidature pour les Jeux Olympiques de 2022 ", explique-t-il dans un communiqué.
Nice était déjà candidate pour les JO 2018, mais le Comité olympique français lui avait préféré le dossier d’Annecy, porté ensuite devant le CIO. « C’est avec beaucoup de regret et de déception que je prends connaissance de la décision du CIO, car la victoire d’Annecy aurait été la victoire de la France....
C’est encore un échec pour les ambitions olympiques de la France et il est temps désormais de se poser les bonnes questions.
Comment se donner les meilleures chances d’obtenir des Jeux Olympiques, comment se donner tous les atouts pour mener une candidature française avec efficacité jusqu’à la victoire ? Toute cette expérience doit être mise à profit maintenant.
Il aurait donc fallu plus d’audace et plus d’originalité au projet français. C’est pourquoi aujourd’hui encore, je regrette que la candidature de Nice et des Alpes du Sud n’ait pas été jugée à sa juste valeur en 2009 par les membres du CNOSF.
Je regrette que les critères de sélection du CNOSF n’aient pas mis en valeur l’originalité de notre concept, la dimension internationale incontournable de Nice Côte d’Azur et les garanties financières que nous étions en mesure d’assumer.
Nice offrait donc toutes les conditions d’une candidature hors norme, la seule qui aurait pu véritablement inverser la tendance. C’est pour cette raison que nous nous étions lancés dans cette aventure, car j’étais persuadé que Nice pouvait faire gagner la France. Ma déception n’en est que plus grande aujourd’hui.
Dans les semaines qui viennent, j’engagerai une consultation auprès des principaux décideurs institutionnels, économiques et sportifs intéressés par l’Olympisme, sur l’opportunité d’une nouvelle candidature pour les Jeux Olympiques de 2022.
A l’occasion des Mondiaux de Patinage artistique que Nice accueillera en mars prochain, je ferai part de notre décision.
Je reste en effet persuadé que la France doit pouvoir renouer avec le rêve olympique. »





