Nice candidate pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2022 ?

Nous reportons quelques extrait de la déclaration du maire de Nice après le résultat négatif de la candidature française de Annecy pour les Jeux de 2018. Au delà des subtilités polémiques ("in cauda venenum") qui ne changent rien à ce que sont les faits, un commentaire s'impose : c'est aux villes candidates de faire valoir la qualité de leur dossier et de l'accompagner avec l'action de lobbying nécessaire afin qu'il soit "préféré" par la majorité des membres votants. Bref, aux candidats de convaincre les jurés et non vice-versa ! Dire que les autres ne nous ont pas compris fait justification tardive et un tantinet hors sujet. En fait, la stratégie de Nice pour soutenir sa candidature fut globalement médiocre, au delà de la vibrionnante activité de son Maire et de ses légitimes ambitions. Mais reste cette réponse qu'un membre du CNOSF nous donna à la question "Pourquoi pas Nice ? " le jour de la votation qui fit d'Annecy la candidate française : "Nice ! Mais c'est une ville balnéaire, non ?".

Christian Estrosi a annoncé hier, peu après l’échec d’Annecy pour l’obtention des JO d’hiver 2018, qu’il envisageait une possible candidature de Nice pour l’organisation des Jeux 2022. " Dans les semaines qui viennent, j’engagerai une consultation auprès des principaux décideurs institutionnels, économiques et sportifs intéressés par l’Olympisme, sur l’opportunité d’une nouvelle candidature pour les Jeux Olympiques de 2022 ", explique-t-il dans un communiqué.

Nice était déjà candidate pour les JO 2018, mais le Comité olympique français lui avait préféré le dossier d’Annecy, porté ensuite devant le CIO. « C’est avec beaucoup de regret et de déception que je prends connaissance de la décision du CIO, car la victoire d’Annecy aurait été la victoire de la France....

C’est encore un échec pour les ambitions olympiques de la France et il est temps désormais de se poser les bonnes questions.

Comment se donner les meilleures chances d’obtenir des Jeux Olympiques, comment se donner tous les atouts pour mener une candidature française avec efficacité jusqu’à la victoire ? Toute cette expérience doit être mise à profit maintenant.

Il aurait donc fallu plus d’audace et plus d’originalité au projet français.
C’est pourquoi aujourd’hui encore, je regrette que la candidature de Nice et des Alpes du Sud n’ait pas été jugée à sa juste valeur en 2009 par les membres du CNOSF.

Je regrette que les critères de sélection du CNOSF n’aient pas mis en valeur l’originalité de notre concept, la dimension internationale incontournable de Nice Côte d’Azur et les garanties financières que nous étions en mesure d’assumer.

Nice offrait donc toutes les conditions d’une candidature hors norme, la seule qui aurait pu véritablement inverser la tendance.
C’est pour cette raison que nous nous étions lancés dans cette aventure, car j’étais persuadé que Nice pouvait faire gagner la France.
Ma déception n’en est que plus grande aujourd’hui.

Dans les semaines qui viennent, j’engagerai une consultation auprès des principaux décideurs institutionnels, économiques et sportifs intéressés par l’Olympisme, sur l’opportunité d’une nouvelle candidature pour les Jeux Olympiques de 2022.

A l’occasion des Mondiaux de Patinage artistique que Nice accueillera en mars prochain, je ferai part de notre décision.

Je reste en effet persuadé que la France doit pouvoir renouer avec le rêve olympique. »

source AFP

Réaction de Robert Injey (conseiller municipal du PC)

Pour celles et ceux qui ont oublié l’épisode Nice 2018 un petit rappel s’impose avec, ci-dessous, mon communiqué à l’annonce du verdict de la commission d’évaluation du CNOSF (mars 2009).

« La commission d’évaluation du CNOSF pour la sélection d’une ville candidate aux JO de 2018 vient de rendre son rapport. S’il ne préjuge pas de la décision du CNOSF il permet d’ores et déjà de constater une chose : sur l’accessibilité, les transports, le coût financier, l’impact environnemental (…), les critiques que portent les élus communistes depuis le mois de septembre sont « confirmées ».

- Celle d’une accessibilité des sites de montagne globalement insuffisante, le rapport pointe « les sites (de montage) sont très majoritairement desservis par une route unique et certaines voies sont en cul de sac, ce qui limiterait la fluidité » (page 30).

- Celle du coût total le plus important avec 371,6 millions d’euros contre 252 a Grenoble et 231 pour Annecy (pages 15 et 16).

- Celle de l’insuffisance des capacités d’accueil en montagne (page 20).

- Celle du plus mauvais impact environnemental (pages 24 et 25). Loin des déclarations lénifiantes du maire de Nice sur éco-vallée et des jeux olympiques écologiques, le rapport du CNOF fait part de son interrogation « sur les travaux à réaliser dans les zones de montagne qui pourront impacter l’environnement paysager sans l’assurance d’un héritage viable des équipements programmés ».

- Celle d’un système de transport insuffisant (pages 30 et 31), sans parler que « les valeurs de vitesse moyenne retenues (…) largement trop optimistes pour la partie Neige, compte tenu de l’état des routes et des conditions de circulation en surcharge de pointe. ».

- Enfin cerise sur le gâteau concernant les jeux paralympiques la ville de Nice est la seule à ne pas présenter d’éléments détaillés sur le concept d’organisation proposé pour ces jeux (page 35).

Après l’échec de la candidature de Nice capitale européenne de la culture, le probable échec de Nice pour la pré-candidature pour 2018 nuit médiatiquement à l’image de notre Ville. Véritable effet boomerang d’une opération qui aura coûté, en cette période de crise, très chère aux contribuables

Il n’y a pas une virgule à changer à cette déclaration qui date de mars 2009.
Depuis les vallées des Alpes Maritimes ne sont pas plus larges, les distances sont toujours les mêmes, l’impact environnemental est toujours inquiétant et le coût de l’opération...

Dans ces conditions Nice 2022 : Non merci !

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Jane Doe

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