Police Municipale : Plus de simplifications, de proximité et de polyvalence

Les polémiques de cet été entre la municipalité et les services de l'Etat après l'attentat du 14 juillet avaient laissé des traces et laissé traîner des questions : Y avait-il eu des manquements ? Des responsabilités ? Et de qui ?

L’interview de la fonctionnaire du centre de supervision dénonçant une tentative de détournement des faits par les services du Ministère de l’Intérieur avait aussi versé de l’huile sur un feu déjà bien vif. Des paroles agressives avaient volées, avec Christian Estrosi à la tête de ses policiers, tel un D’Artagnan à la tête des mousquetaires de la reine.

Police municipale contre police nationale ? Un scénario de cauchemar...

Puis l’été est passé, les températures ont rafraîchi, les esprits se sont calmés, le sens de responsabilité est enfin revenu avec l’idée d’une belle consultation populaire pour savoir ce que le peuple pense de "sa" police est venue à l’esprit. Mesdames et messieurs les citoyens, la parole est à vous.

Les questionnaires distribués, les réponses sollicitées, le résultat, au delà des extrapolations statistiques, ne donne pas l’impression que les niçois ont eu toute cette fougue de dire la leur : un peu plus de 2 000 réponses sur 172 000 foyers fiscaux , pour la démocratie participative, ce sera pour une prochaine fois.

La conclusion ? L’amour pour l’uniforme est bien confirmé : on n’en veut plus et en bas de chez soi.

Christian Estrosi aura ainsi un support de plus pour les négociations avec la Préfecture dans le cadre de la convention Etat-Municipalité pour la tutelle de l’ordre public.

Mais ce n’est pas tout : si la police municipale de Nice est la première de France en nombre, elle sera ultérieurement étoffée par l’arrivée de 130 agents supplémentaires, pour un total final de 550.

De plus, une nouvelle organisation permettra de mettre en place une structure de hiérarchie plus linéaire, de réduire un certain nombre de tâches administratives, de modifier la grille horaire ( de 7 à 3 ) avec 1 week-end de repos sur 3 et d’intégrer les équipes spécialisées pour mieux quadriller les quartiers.

En clair, tous (autant que possible) sur le terrain, visibles aux yeux des citoyens (et des malfrats) et près à l’action.

Première application : chaque école aura son policier devant sa porte.

Les caméras de surveillance, les nouveaux équipements (notamment la nouvelle arme qui sera en dotation très prochainement) seront des supports précieux pour rendre encore plus efficace la politique de protection des citoyens.

Côté finance : le budget de ce département passe de 29 à 37 millions par an.

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