Christian Estrosi : face à l’extrême droite, on vote républicain

Christian Estrosi est plus actif que jamais depuis le premier tour de la présidentielle de dimanche dernier. L'élimination peu glorieuse du candidat de la droite, lui permet de dire , même si à posteriori, " j'avais raison". En fait, la campagne du candidat, son comportement dans la gestion des "affaires" , sa ligne politique , pourront être étudiés comme cas d'école sous le titre " comment fait-on pour perdre à coup sur une élection". Même si le style n'y était pas ( comment dire publiquement à un candidat de son parti, " je suis ami de François mais je ne suis pas filloniste" ,sans que celui-ci ait envie de t'envoyer dans les roses, et renchérir " je suis loyal mais je garde ma liberté de parole"...et après - on aurait envie de lui dire) , la prévision était la bonne : à courir derrière à ceux qui ont fait de la formule "loi et ordre" une obsession et aux clerico-fascistes du Sens Commun , on est pris de vertige et on finit hors-piste. Ce qui est ponctuellement arrivé. Privés du pouvoir présidentiel pour ( minimum) 5 ans encore , les Républicains doivent choisir le camp pour la suite. Feront-ils partie d'une opposition dure et pure avec les élus frontistes issus des législatives ou pourraient être une composante de poids d'un probable gouvernement de coalition ? Et, pour être plu près du local, quoi des législatives dans les 9 circonscriptions du département ? Tout ira comme prévu (butin plein) ou la nouvelle carte de l'implosion et redéfinition des partis remettra en jeu des situations consolidées ? Comment ignorer que le péril est à demeure avec plus de 100 communes où le FN est sorti en tête ? Quelles alliances dans les inévitables deuxième tours qui s'annoncent ? Et en cas des triangulaires ? Christian Estrosi a fait son choix : si on peut pas avoir le mieux, il vaut mieux ne pas avoir le pire. Le message a le mérite d'être clair et fort. Il serait plus "noble" sans les sempiternelles références au Général De Gaulle. Juste une curiosité : Sont-ils surs que Mon Général , s'il les avait connus, les aurait choisi comme héritiers politiques , ceux qu'ils s'en réclament ?

Communiqué de la majorité municiple de Nice :

"Nous, élus de la majorité municipale Nice Ensemble, prenons acte avec tristesse du résultat du premier tour de l’élection présidentielle où, pour la première fois, sous la Ve République, le candidat de la Droite Républicaine et du Centre ne sera pas présent au 2nd tour.

La qualification de la candidate de l’extrême droite constitue un danger majeur pour la République, pour la France.

Cette situation exceptionnelle appelle à la plus grande responsabilité de chacun et à la clarté des choix.

Dans la droite ligne de Charles de Gaulle, de Jacques Chirac, de Nicolas Sarkozy et, réaffirmée dimanche par François Fillon, nous appelons à faire barrage au Front National et à voter pour Emmanuel Macron.

Ce qui nous rassemble est issu du pacte fondateur de l’UMP, en 2002, affirmant qu’il ne pouvait y avoir aucune proximité entre le FN et nous.

L’enjeu, c’est la France, nous ne composerons jamais avec l’extrémisme, le racisme, l’antisémitisme ou le rejet de l’autre.

Ce choix ne vaut que pour cette élection présidentielle. Il ne s’agit pas d’un blanc seing en faveur du candidat En Marche, mais d’un choix par défaut sans adhésion.

Au-delà du 2nd tour de l’élection présidentielle, pour les élections législatives, nous serons engagés de toutes nos forces aux côtés des candidats investis par Les Républicains et Le Centre.

S’il y a des divergences avec le projet présidentiel d’Emmanuel Macron, il n’en demeure pas moins que le pire pour notre nation serait l’élection de la candidate anti-européenne qui porte un projet économique qui mettrait en faillite notre pays, et, par sa filiation avec son père, Jean-Marie Le Pen, la remise en cause de la responsabilité de l’Etat français sur la Shoah.

Face à l’extrême droite, on vote républicain !"

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