Conseil Municipal : Carton rouge pour Auguste Verola

Carton rouge pour Auguste Verola de la part du groupe Nice Ensemble après son intervention et comportement en Conseil municipal. Les faits pour mieux comprendre de quoi s'agit-il : la réorganisation des délégations au adjoints de la part de Christian Estrosi a privé de l'Etat civil ( en clair , la célébration des mariages), et des cultes , lui conservant celle du territoire Centre. En séance publique, Auguste Verola a interpellé le maire de Nice en lui demandant subtilement si la raison de ce "déclassement" tenait au fait qu'il est le suppléant à la députation d'un certain ...d'Eric Ciotti. De manière habile et esquivant la polémique, celui-ci a évité une réponse directe en faisant appel à l'importance de son engagement pour le territoire..

Il se trouve que cette nouvelle organisation avait été annoncée il y a quelques jours et que Auguste Verola aurait pu s’adresser directement à Christina Estrosi pour en connaître la motivation.

De plus, avant le début du Conseil Municipal, un réunion du groupe de majorité s’était ténue au cours de laquelle Auguste Verola aurait pu manifester ses réserves ?.

Donc, on est en droit de penser que son intervention en séance publique avait toutes les intentions de mettre Christian Estrosi en porte-faux et faire passer cette décision comme un acte hostile et sectaire contre lui dans le cadre de la querelle en cours entre le maire de Nice et son rival.

Pour mémoire, la constitution d’un groupe de conseillers départementaux "estrosistes" avait été mal digéré par celui qu’il a du en abandonner la présidence pour cause du cumul de mandats mais qui se considère comme le "patron" politique.

D’ailleurs, sa réaction avait été immédiate : exclusion des "dissidents" de la majorité municipale et de ces membres de l’exécutif.

Le comportement d’Auguste Verola n’est pas passé sous silence . Pierre-Paul Leonelli , président du groupe majoritaire et fidèle parmi les fidèle de Christian Estrosi , a réagi et sans aller par les quatre chemins :

"La question que Auguste Verola a posé à Christian Estrosi , c’est moi qui lui pose . S’il ne se reconnaît pas dans notre politique, il doit aller jusqu’au bout de sa démarche". Pas besoin de dessins pour comprendre que l’acte de l’ancien "monsieur mariage a été interprété comme une provocation .

Le twitter de soutien de @ECiotti "Soutien et amitié à mon suppléant Auguste VEROLA homme de fidélité à sa ville ,à ses valeurs ,à sa famille politique et à mon égard", a insinué que l’intervention d’Auguste Verola n’était pas farine de son sac et porté de l’eau à ceux qui l’ont considéré une provocation.

D’ailleurs, Pierre-Paul Leonelli s’explique : " Dans cette réorganisation , certaines affectations ont changé de destinataires, d’autres non. Je veut juste mettre en évidence que Bernard Asso et Philippe Rossini n’ont pas été concerné et eux aussi n’ont pas rejoint le groupe départemental qui se reconnaît dans l’action de Christian Estrosi. Voilà pour la clarté !".

Le carton jeune était déjà sorti !

Dans la soirée, le maire de Nice a diffusé le contenu d’un courrier reçu par son collègue de Reims qui lui signifiait que " à l’occasion d’un séminaire à Pais le 12 novembre, Auguste Verola tenait des libertés à vos égards".

Plus tard , la sentence tombait et la tête ( métaphoriquement, of course) de Auguste Verola aussi.

" Le contrat de confiance est rompu" a ainsi motivé le cabinet du maire de Nice.

Les polémiques ne sont pas finies !

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