Des trous ( intentionnels ?) dans la liste des candidats macronistes dans les Alpes-Maritimes

La commission nationale chargée des investitures aux législatives a communiqué une bonne partie ( 428 sur 577) des candidats qui se présenteront aux électeurs à cette élection. Dans les Alpes-Maritimes, 9 circonscriptions sont en jeu. Les sortants sont tous inscrits au groupe des Les Républicains. Les désignations ne regardent que 6 candidats, les autres noms seront communiqués dans les prochains jours- dit-on au siège parisien de mouvement de Emmanuel Macron .

Des six, un nom avait déjà été avancé, celui de la candidate de la 1re circonscription Caroline Reverso Meinetti qui aura al lourde tâche de se confronter avec le député sortant et cadre national et local ( il est président du Conseil Départemental) Eric Ciotti.

Les autres candidatures sont dans la 4è circonscription ( Menton) Alexandra Valetta-Ardisson, ex-conseillère municipale de Grasse, élue sur la liste LR de Jérôme Viaud, démissionnaire en mars dernier pour rejoindre En marche ! ; dans la 6e ( Cagnes et saint-Laurent) Nathalie Audin, responsable de l’Union des démocrates et écologistes et du Front démocrate 06 ; dans la 7è (Antibes) Khaled Ben Abderrahmane, ex PS et macroniste de la première heure dans le département ; dans la 8è (Cannes) Philippe Buerch, notaire cannois et responsable de la Droite avec Macron ; dans la 9è ( Cannet-Mougins) Dominique Fillebeen, ex-responsable des Verts dans les Alpes-Maritimes au début des années 2000.

Pas de candidats annoncés dans les 2e, 3e et 5e circonscriptions, dont les députés sortants sont Charles-Ange Ginesy ( qui ne se représente pas et sera remplacé par Anne Sattonnet ) , Rudy Salles ( en poste depuis juins 1988 et qui court pour la 7è fois mandature ) et Marine Brenier qui avait remplacé Christian Estrosi en cours de mandat après son élection à la Région PACA.

A se demander si Christian Estrosi , dont les deux derniers sont très proches , n’aura pas un traitement préférentiel, ce qui compte tenu du soutien indéfectible qui a porté à Emmanuel Macron pour le 2è tour, ne serait qu’un juste retour.

En tout cas, il semblerait difficile que les candidats ’marcheurs" puissent inquiéter outre mesure les deux "estrosistes" fortement enracinés et puissamment supportés.

Ce n’est donc pas l’occasion pour Emmanuel Macron de se désendetter moralement et envoyer des candidats pour faire une belle promenade et rentrer chez soi ?

Sur la photo Jean-Paul Delevoye président de la commission d’investiture d’En Marche !

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