Election de la présidence départementale de Les Républicains : l’attaque d’Eric Ciotti est parti et le ton est musclé

La compétition entre Eric Ciotti et Christian Estrosi (si elle aura lieu parce que le maire de Nice n'a toujours pas pris position) pour la présidence départementale de Les Républicains n'aura certainement pas le fair-play que le Baron de Coubertin demandait pour sauvegarder l'esprit des Jeux Olympiques. Ce sera plutôt virile et pas nécessairement correct. En tout cas, les annonces vont en cette direction à croire aux propos du député azuréen lors de sa première réunion de cette mini-campagne électorale, en présence de tous ses affidés qui lui ont manifesté publiquement leur soutien, en ouverture la pasionaria Christelle D'Intorni (quelqu'un pourrait lui dire : keep calm and carry on ?) , et puis Lionnel Luca, Henri Leroy, Jean-Claude Guibal , Eric Pauget, David Lisnard, Charles-Ange Ginésy, seul absent (mais il s'était déjà déclaré) le maire de Grasse Jérôme Viaud*.

Bref, en termes de baronnies ("cuius regio, eius religio" peut être un bon indicateur en guise de sondage) et vu les présences et absences , on peut considérer que , à quelques exception près et au net des tangueros qui font le double jeu, on ira vers un match reste du département vs Métropole.

Difficile par contre faire des prévisions , du fait qu’on ne connait pas le nombre d’inscrits au parti et leur localisation (la possibilité est ouverte jusqu’au 12 septembre, on peut facilement imaginer que les "vocations" ont été nombreuses ces derniers temps).

Ce dont on peut être sur est que le bourrage des urnes ne manquera pas, bel exercice de démocratie , n’est-ce-pas ?.

Droit dans ses objectifs - qui sont ceux de prendre les reines du parti local, mettre Christian Estrosi en porte-faux et jouer la carte de la candidature légitime pour la mairie de Nice- Eric Ciotti ne cesse de réclamer une clarification de la position de Christian Estrosi et il en fait son arme de propagande : "on ne peut pas être président officiel de les Républicains et responsable officieux d’En Marche ".

Le slogan est séduisant mais trompeur : si c’était le cas, pourquoi le parti ne l’exclu pas ? et avec lui, tous les maires et élus qui on donné vie au mouvement France Audacieuse ?

Pour lui, "la droite doit être la droite", dont il faut être fidèle aux valeurs qu’elle exprime. Mais il y a-t-il une Table de la Loi qui donne une valeur théologique à une ligne politique ou chacun peut avoir une liberté de pensée, jugement et comportement ?

Si on se fit à ses déclarations, sa ligne politique se limite à accuser Emmanuel Macron de tous les maux de la terre. Obsession ou posture ?

En tout cas, s’opposer n’est pas une expression de valeurs et une ligne politique doit représenter une alternative alternative , ce que pour le moment n’est pas le cas.

Au moins que la déclaration finale de son discours, " Macron signifie avoir 2 millions d’étrangers de plus en 2022 " , ne soit l’inscription dans le club de Visegrad , celui du national-populisme souverainiste qui s’inspire au model de démocrature de Poutine et Erdogan.

Si c’est le cas, quelques explications sur les valeurs de droite seraient utile pour mieux comprendre les enjeux. Parce qu’on peut viser - en toute légitimité - la présidence départementale de Les Républicains et puis, sur l’élan, finir pour aller bien plus loin ...

* Le Vice-Président du parti Jean Leonetti était absent puisque en charge de l’organisation de cette élection, donc obligé à la neutralité mais, en d’autres circonstances, avait exprimé sa préférence pour Eric Ciotti.

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