Gaël Nofri rebondit de candidat potentiel à directeur de campagne du FN aux municipales de Nice

Il est un des jeunes loups politiques à faire son entrée dans la campagne municipale en devenant le directeur de campagne de la candidate frontiste à Nice, non sans avoir espéré, un temps, pouvoir tenir ce rôle. Gaël Nofri explique ce choix et les siens à quelques mois du scrutin.

Nice Premium : On vous attendait candidat aux municipales 2014, d’abord à Nice puis à La Trinité. Finalement vous n’avez pas été retenu par la Commission des Investitures de votre parti, le FN. Comment l’expliquez-vous ?

Gaël Nofri : Je ne l’explique pas. A quoi cela servirait-il d’ailleurs de chercher à l’expliquer ? Mon rôle n’est pas de faire l’exégèse d’un organe délibératif du Front National. J’ai dit et je répète que je serai là où je pourrais être le plus utile au bien commun et à la défense des valeurs qui sont les miennes.

NP : Suite à cela quelle orientation pensez-vous donner à votre carrière politique ? Serez vous sur la liste du FN ?

Gaël Nofri : Je ne fais pas une "carrière "politique. Je suis fidèle à mes convictions et demeure attaché au cap qui est le mien. Vous connaissez la célèbre phrase prêtée à Marc-Aurèle : "Mon Dieu, donnez-moi la force de changer les choses qui peuvent être changées, la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, et la sagesse de connaître la différence"... Et bien vous voyez je tente en la matière de faire preuve d’un peu de sagesse (j’ai bien dit un peu !), aussi je m’engage avec force afin de changer la municipalité et j’accepte sereinement la hiérarchie du Front National.

Marie-Christine Arnautu m’a demandé de diriger sa campagne municipale, jugeant sans doute que ma présence à ses côtés pouvait être de quelque intérêt... Je l’accepte avec plaisir. Quant à la liste, nous n’en sommes pas là. C’est à la candidate qu’il appartiendra de choisir le lieu, le moment et les acteurs de cette liste. J’ai lu, dans une interview que Marine Le Pen a donné à Nice Matin en janvier qu’elle m’invitait à seconder sur la liste le candidat chois par le parti... pour ma part, je n’exige rien, je ne demande rien, je ne prétend à rien. l’Utilité et l’utilité seule doit guider le choix que fera, en toute liberté, Marie-Christine Arnautu.

NP : Que pensez-vous de la candidature de Jacques Peyrat comme tête de liste de l’alliance Entente Républicaine-Nissa Rebela et RPF ? Pensez-vous qu’un rapprochement avec le FN soit possible ?

Gaël Nofri : Chacun sait ce que je pense de cela. Je l’ai dit et redit ; parfois de façon ferme et avec des mots qui ont pu blesser. Je le regrette parce que Jacques Peyrat a été un très grand Maire de Nice. Il a marqué incontestablement la ville de son empreinte, mais, vous voyez, j’en veux terriblement à ceux qui entourent Jacques Peyrat et le poussent à la déraison.

NP : Quelle est votre prévision concernant les prochaines municipales ? Pensez-vous qu’il y aura une triangulaire au deuxième tour ? ou que Christian Estrosi puisse s’affirmer dès le premier tour ?

Gaël Nofri : Je ne lis pas encore dans le marc de café. L’élection municipale sera ce que nous en ferons et, surtout, ce que les niçois en feront. Christian Estrosi peut en effet être élu dès le premier tour, c’est une éventualité que nous aurions tort de sous-estimer. En effet, l’impopularité bien réelle de Christian Estrosi ne pourra se concrétiser par un résultat dans les urnes que si une alternative crédible est proposée aux électeurs.

Or nous savons déjà que ce n’est pas à Gauche qu’il convient de chercher la crédibilité que peuvent attendre nos concitoyens : Inaudible au niveau local, incompétente et dangereuse au niveau national, la Gauche apparait désormais telle qu’en est réellement. C’est donc aux forces nationales, patriotes et souverainistes, fédérées derrière la personne de Marie-Christine Arnautu qu’ils appartiendra de bâtir une telle alternative. Je ne doute pas de la réussite de celle-ci car je connais les qualités humaines, politiques et sociales de Marie-Christine Arnautu.

NP : Quel est votre regard sur les autres villes de la région ? Peut-on assister à une poussée des candidats de la droite républicaine ?

Gaël Nofri : Le fait principal dans notre département, c’est le statut de quasi-monopole qu’exerce l’UMP, avec des méthodes qui - je le crois en tout cas - sont à la limite des règles de la démocratie.

La chose est particulièrement grave si l’on songe à la Métropole Nice Côte d’Azur : Nous assistons là à une "baronisation" du territoire par Christian Estrosi. Pourtant voyez-vous, je crois que la démocratie malmenée, la cohérence territoriale bafouée, le bien public trahi ne sont pas des fatalités. Dans un contexte de crise économique nationale, le besoin de renouveau est aujourd’hui partagé par beaucoup et je crois que l’heure du réveil n’est pas aussi éloigné que certains le croient.

NP : Pour finir : avez-vous un regard positif sur la candidate du FN à Nice ? Pensez-vous, comme l’on murmure, qu’un accord a été passé entre Marine Le Pen et Christian Estrosi pour que le FN ne présente pas une candidature "forte". Si oui, quelle pourrait-t-elle être la monnaie d’échange ?

Gaël Nofri : Votre question appelle de ma part plusieurs observations. La première c’est que Marie-Christine Arnautu est une femme en qui j’ai toute confiance : C’est une femme de caractère, une femme réfléchie, aux qualités humaines incontestables et dont les valeurs politiques en faveur de la priorité nationale en font naturellement l’alternative à la politique pro-immigrés de l’actuelle majorité..

Enfin, vous parlez d’un accord dont la rumeur s’est en effet développée dans la ville. Sur ce dernier point je vais être très clair : Je crois que Christian Estrosi ne possède pas ce qu’il faut pour l’envisager et, surtout, que Marine Le Pen a ce qu’il faut pour refuser ce genre de marchandage.

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