L’époque est aux costumes à géométrie variable

Depuis l’élection, on a bien vu que quelques uns à droite se sont livrés à de savantes contorsions pour démontrer qu’ils sont "macron-compatibles" dans l’espoir d’un maroquin, à tout le moins d’une circonscription gagnable.

D’autres, comme Bruno Le Maire, ont enfilé sans attendre un nouveau costume, espérant des lendemains qui ne déchantent pas. Tandis qu’à gauche, d’où est censé provenir le nouveau président, on se méfie toujours beaucoup de ce "banquier de chez Rothschild" voulant réformer le Code du travail, moderniser l’État et l’économie qui en ont bien besoin.

La composition du gouvernement, qui a pris beaucoup de temps, démontre la complexité de la situation politique.

Comme des apothicaires dans leur arrière-boutique, chacun analyse finement la formule magistrale proposée par les nouveaux gouvernants pour déterminer s’il y aura une goutte de social dans le libéralisme ou une petite dose de mesures libérales dans une sauce "hollandaise" déjà servie mais revisitée par Edouard Philippe et son patron.

Après la victoire d’Emmanuel Macron, qui était tout sauf certaine il y a encore trois mois, les postures ne manquent donc pas. Cette élection a rebattu les cartes des partis installés depuis cinquante ans autour de la table. De nouvelles alliances vont se nouer. De nouvelles fractures vont diviser. Ni la droite ni la gauche ne seront épargnées dans cette recomposition encore incertaine.

Car, après les législatives, et selon leur résultat, les plaques tectoniques de la politique politicienne vont encore bouger. On a déjà vu à droite des personnalités désirant s’associer à la "Marche", par sincérité sûrement, mais aussi pour éviter de faire du sur-place pendant cinq ans. Que le sort des urnes soit favorable à l’exécutif, et cette vaguelette qui ne comprend encore qu’une trentaine de noms sur sa liste va se transformer en courant puissant.

Qu’au contraire les Français refusent une majorité claire au nouveau locataire de l’Élysée, et le ressac est quasi assuré pour l’exécutif. La gauche "molle" de Manuel Valls, Cambadélis et de leurs "amis" ne sera alors plus en mesure de se faire entendre. Contrairement à la gauche "pur sucre" de Mélenchon, déjà prête à ferrailler pour un troisième tour social.

Le tandem Macron-Philippe va donc s’engager maintenant sur une route nouvelle, intéressante parce qu’inconnue, mais aussi bordée d’épines. Ils auront la tête dans le guidon. Tout simplement parce qu’en raison de l’état du pays, ils n’ont pas d’autre choix...

L’époque est aux costumes à géométrie variable

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Jane Doe

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