Lancement de campagne originale pour les candidats de la 4e circonscription : Michaël Albin et Virginie Robino-Gauci

A peine les présidentielles terminées, une nouvelle campagne se prépare en France pour les élections législatives qui se dérouleront les 11 et 18 juin 2017. Dans le département des Alpes-Maritimes, neuf députés sont à élire dans le cadre de neuf circonscriptions. Dans la 4e circonscription, sept candidatures ont été déposées à ce jour. Rencontre avec Michaël Albin et Virginie Robino-Gauci, deux visages du renouveau mais aussi celui d'une continuité humaniste de gauche. Un jeune homme et une jeune femme engagés dans la construction de l'avenir et ancrés dans le réel qui lanceront officiellement leur campagne jeudi 18 mai à 20h au théâtre de l'Hélice de Contes pour le moins original.

Nice Premium : Vous avez souhaité un lancement de campagne totalement différent de ce qu’on a pu voir jusqu’à ce jour ?

Michaël Albin et Virginie Robino-Gauci : Oui nous avons choisi de le faire de manière originale mais surtout dans une ambiance fraternelle et conviviale. Une campagne électorale ne doit pas être une période où ceux qui pensent savoir vont vers les électeurs en assenant des slogans préfabriqués et en les écrasant de leur ambition personnelle. Au contraire, c’est un fort moment d’échange !
La quasi-totalité de ceux qui animeront cette soirée sont novices, comme nous, dans une élection de ce niveau. Nous souhaitons faire de la politique avec et pour les gens qui nous entourent, alors quoi de plus normal que de les inviter à en être les acteurs.
Il y aura des interventions avec du contenu politique, du bon sens, de l’humanité, des artistes et une bonne grosse dose d’optimisme. Ce lancement de campagne est le travail d’une équipe, faite d’hommes et de femmes de diverses sensibilités politiques, culturelles et sociales, issus de toute la circonscription qui croit en un autre projet à mettre en œuvre autour de l’Humain.

NP : Pourquoi vous lancez-vous dans la course à l’Assemblée nationale ?

MA et VR-G : Plus qu’une course, c’est une bataille.
Une bataille des idées où devraient se confronter des projets de vie.
C’est trop peu le cas comme nous l’avons vu lors de l’élection présidentielle durant laquelle les combats de coq et la « starisation » des candidats se sont succédés, occultant trop souvent le fond des problèmes.
Le niveau de cette campagne a été rehaussé par les interventions de Jean Luc Mélenchon qui a mis au cœur des débats les problématiques des citoyens, en présentant avec pédagogie un programme complet. Notre ambition dans cette élection est identique : prendre le temps d’écouter les habitants de cette belle circonscription dans laquelle nous vivons et faire partager au plus grand nombre notre ambition du bien vivre ensemble.
Contrairement à de nombreux députés, nous ne ferons pas partie de celles et ceux qui votent les lois à l’Assemblée et déplorent leurs effets sur le terrain. Nous ne voulons pas être les représentants d’un parti politique plié à ses directives mais bien les ardents défenseurs des citoyens de notre territoire en émettant aussi des propositions de loi.
Etre novice en politique ne signifie pas être naïf ! Il est urgent de faire entrer la vie réelle dans cette institution de la République et pousser dehors ces « professionnels du poste ».
A ce titre nous nous engageons au non cumul des mandats dans le temps, en effectuant qu’un seul mandat de 5 ans, laissant ainsi la place à d’autres citoyens.

NP : Lors de ces élections présidentielles, le FN a joué la gagne dans cette 4e circonscription des Alpes-Maritimes, comment l’expliquez-vous ?

MA : Le FN et le vote FN sont deux choses différentes.
Le parti de la dynastie Le Pen compte nous spolier du drapeau tricolore en insistant sur le nationalisme/patriotisme, en y ajoutant depuis peu un vernis social et protecteur.
Quand j’étais môme j’ai découvert l’histoire du chaperon rouge, de mère-grand et du loup.
Soit je n’ai pas grandi, soit l’histoire est contemporaine.
Ce parti a grandi sur des fondations antisociales, racistes, xénophobes, antisémites mais surtout favorables à un capitalisme sauvage et au grand patronat avide de profit.
Sur le fond rien n’a changé puisqu’à chaque expression des lycéens, étudiants, salariés, petits patrons ou retraités, le FN est soit silencieux, soit critique (dernière exemple en date lors des mobilisations contre la loi El Khomri-Macron).
Autres illustrations, au parlement européen où il vole des millions d’euros de subvention mais refuse de s’opposer aux directives anti-sociales, où il dénonce la fraude fiscale pendant qu’il est lui-même impliqué dans l’affaire des Panama Papers. A croire que le populisme ne frappe jamais les populistes !
Mais la vérité est implacable et chaque citoyen comprendra la véritable nature de ce parti qui va changer de nom comme la bête de pelage.
J’en viens à la différence entre le Fn et son électorat, lequel parti ne vit que dans l’opposition qui l’enrichit financièrement, alors que l’immense majorité de ces électeurs - et le déterminant indéfini est choisi sciemment - sont en souffrance au sein de la société ou déçu des politiques menées précédemment.
Je peux comprendre leur colère à l’égard de l’Europe et de ses institutions financières et monétaires, leur incompréhension face à des guerres pour le contrôle de ressources énergétiques hors de nos frontières - dont nous vivons les conséquences sur le territoire national - leur dégout devant des personnages politiques y compris locaux qui vont d’une enseigne à l’autre pour continuer à manger dans la gamelle...
Un ensemble de raisons qu’il ne faut pas occulter mais bien aborder avec franchise et contrer avec des propositions constructives et qui rassemblent.
Cependant, je n’ai aucune indulgence quant aux analyses simplistes et malveillantes qui ne visent qu’à diviser la nation en deux castes, les bons et les mauvais français sur des principes sociaux, ethniques ou religieux.
Ce qui nous rassemble doit être plus fort que ce qui nous divise, et davantage encore quand les temps sont difficiles.
N’appliquons pas les mêmes recettes que le FN en stigmatisant un électorat mais attachons nous à priver ces thèses nauséabondes d’un écho au sein de notre société en soignant les maux à sa source.

NP : Vous avez soutenu la campagne de Jean-Luc Mélenchon, quelles sont les ambitions voulues par ce candidat au présidentiel qui vous ont le plus séduit ?

MA et VR-G : A ce sujet, nous sommes résolus et tenaces ! Car si certains ont découvert Jean Luc Mélenchon en 2017, pour notre part nous cheminons ensemble depuis un long moment...
L’histoire a débuté avec la campagne contre le traité européen de 2005, menée avec d’autres forces de progrès autour d’une volonté commune à mettre en échec une Europe ultra libérale et antisociale.
Rappelez-vous d’ailleurs que le seul argument du FN était un NON au Traité synonyme d’un NON à l’entrée de la Turquie... sans référence sociale ou sociétale aucune.
Cela fut notre première pierre posée à la construction d’une force politique ancrée véritablement à gauche et répondant aux aspirations sociales et humaines.
Et cela s’est poursuivi en 2012 avec la candidature de Jean Luc Mélenchon et de bons résultats dans un contexte où le vote utile fut l’unique argument de Hollande et son équipe.
Les années passent et les convictions se sont renforcées autour d’une candidature commune tout en gardant nos engagements respectifs.
La candidature de Jean Luc Mélenchon aurait pu nous amener aisément au second tour si quelques atermoiements de part et d’autre n’avaient ralenti l’implication massive de tous dans la campagne et si, surtout, la candidature de B. Hamon - tant souhaitée par F. Hollande et E.Macron - n’avait pas entravé la victoire de notre candidat au premier et deuxième tour. Nous espérons que plus personne ne soit dupe de ce tour de passe-passe orchestré depuis près de deux ans par le locataire de l’Élysée. Aux électeurs de sanctionner ces manigances !
Pour revenir au candidat que nous avons soutenu, il nous a convaincu tant par ses qualités humaines que par ses capacités à présider aux destinées de notre pays et à bâtir un projet de vie cohérent, dont l’objectif était une direction éclairée pour notre pays. Ce canevas de propositions est tellement étoffé et précis qu’il lui donne une véritable crédibilité.
Une transition énergétique vectrice d’emplois nouveaux, couplée à de nouveaux modes de consommation, à une refonte du système politique avec la VIe République, en passant par une fiscalité plus juste y compris pour les entreprises, une protection du salarié tout au long de sa carrière (études, travail, formation, retraite) et à la fin d’un « suivisme » militaire aux quatre coins du monde pour des guerres de profit dont nous ne récoltons que les dommages collatéraux.
Nous ne sommes pas dans une croyance mais plutôt dans la confiance, la confiance en un vivre ensemble meilleur, et pour que les générations futures en soient les heureux bénéficiaires. Cette ambition est bien vivante !
Notre candidature va dans ce sens, dans la continuité de celle de Jean Luc Mélenchon.

NP : Si demain vous étiez député, quelle serait votre première intention ?

MA : Notre intention serait celle de se retrouver avec ceux qui ont participé à cette aventure humaine extraordinaire, afin de célébrer cette victoire pour les habitants de notre circonscription qui aspirent à vivre mieux. De manière effective, se mettre rapidement au travail pour mettre en œuvre notre projet, en se rassemblant d’abord avec les autres députés qui partagent cette ambition et en respectant la planète.
Le sens du collectif reste, à nos yeux, primordial.
Nous n’hésiterons pas à solliciter toutes celles et tous ceux qui souhaitent comme nous, faire entrer la vie en politique en accordant davantage de place à l’humain.

A suivre sur https://www.facebook.com/LHumain-dabord-L%C3%A9gislatives-2017-4%C3%A8me-circonscription-du-06-1266799333374138/?fref=ts

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Jane Doe

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