Législatives : Tremblement de terre dans les Alpes-Maritimes. En Marche le plus voté

Habitués à une domination sans partage du pouvoir local, la droite et ses auxiliaires centristes est victime d'un échec sanglant qui ne sera pas sans conséquences pour les (déjà délicats) équilibres mis a rude épreuve après la présidentielle.

Profondément divisés entre un positionnement social-libéral des estrosiens et celui clerico-identitaire des amis d’Eric Ciotti , les maréchaux des deux "patrons" du département s’étaient jusqu’à là contentés des postes du pouvoir institutionnel ( députés, sénateurs, conseillers régionaux et départementaux, maires et adjoints etc).

La nouvelle donne provoquée par la déferlante macroniste va faire manquer le butin qui satisfait les appétits et pour certains représentait "la" profession.

Là, certains équilibres internes risquent de sauter, surtout dans la circonstance actuelle où les partis devront se refonder au niveau national.

Suite aux résultats de ce premier tour, Les Républicains qui détenaient les 9 sièges assignés au département, sont déjà sûrs d’en perdre 3 et leurs candidats sont en ballottages défavorables en 3 autres.

Les "marcheurs" iront au deuxième tour dans toutes les circonscriptions, sauf une , celle où ils n’ont pas présenté de candidat pour "protéger" la pupille de Christian Estrosi, Marine Brenier.

Le FN confirme son implantation avec quatre candidats au ballottage et 5 qui se placent en troisième position.

Les résultats complets des Alpes-Maritimes ( qui n’ont aucun impact sur les législatives) montrent la percée spectaculaire de En Marche, qui de "shadow party" est passé à numéro 1 avec 25,37% des suffrages .

L’ancien parti hégémonique du département, Les Républicains ont été dépassés avec 22,49 même si on pourrait lui attribuer les 4,77% du traditionnel allié UDI. Le FN confirme sa percée avec 19,67% alors que les Insoumis restent sous la barre de 10%.

Comment ne pas dire un mot sur le PS crédité de 1,70 ( mais dans beaucoup de cas, ce parti a soutenu des candidats de gauche qui couraient sous d’autres étiquettes) : quand un parti finit aux mains des "frondeurs", qui l’ont miné à l’intérieur avec leur comportement hostile et irresponsable, comment voulez-vous que ça termine ?

1è circonscription : Eric Ciotti ( LR) 35,00%, Reverso-Meinetti (LREM) 32,35, (Daughreilh (FN) 12,49 eliminé)

2è circonscription : Dombreval (LREM) 35,34%, Cochet (FN) 22,55) ( Anne Sattonnet ( LR) 21,03, éliminée)

3è circonscripition : Cédric Roussel (LREM) 31,91%, P Vardon (FN 21,25 ( Rudy Salles (UDI) 20,50 éliminé)

4è circonscription : Valetta-Ardisson (LREM) 28,23%, Olivier Bettati ( FN) 23,36 ( Xavier Beck (LR) 20,64, éliminé)

5è circonscription : Marine Brenier (LR) 28,92%, Chantal Agnely (FN) 23,37 ( Brin (div) 18,79 éliminé)

6è circonscription : Nathalie Audin (LREM) 33,04%, Trastour-Isnart (LR) 27,45 ( Yoann Saliba (FN) 20,64, éliminé)

7è circonscription :Eric Pauget (LR) 32,20%, K Abderrahmane (LREM) 32,08 ( Lionel Tivoli (FN) éliminé)

8è circonscription : buerch ( LREM) 31,21%, Brochand (LR) 30,43 ( Anne Kessler (FN) 20,52)

9è circonscription : Mme Fillibeen (LREM) 34,50%, Michèle Tabarot (LR) 29,25 ( Pavard (FN) 18,27, éliminée)

CREDIT PHOTO FRANCE INFO

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