Les élus du groupe Un autre avenir pour Nice font de la critique pédagogique

Ils ne sont pas nombreux et comme la force vient aussi du nombre , ils ne pèsent pas beaucoup dans le débat politique de la cité. On parle des trois élus socialistes locaux, Patrick Allemand , Paul Cuturello et Christine Dorejo ( en ordre alphabétique ) qui , largement minoritaires dans toutes les instances institutionnelles, ne renoncent pas à leur action critique vers le pouvoir représenté par Christian Estrosi, maire de Nice et Président de la Métropole. Des guêpes qui , conscientes que le destinataire de leur piques a la peau dure, ne renoncent pas ... et celui est leur mérite premier parce que la démocratie n'existerait pas sans la confrontation entre majorité et opposition et le débat entre idées diverses. En fait, ils mériteraient un prix pour leur foi et ténacité .

Dans cet esprit, ce trio a réuni dans une salle une belle poignée de citoyens pour échanger avec eux sur deux thème : la politique fiscale et celle du logement.

Dans le premier cas, on connait la partition : là où Christian Estrosi gère, le résultat est connu : les dettes augmentent et les impôts aussi !

Chiffres à la main, Patrick Allemand l’explique et rappelle un vieux slogan de campagne électorale pour les municipales en 2014 : " Estrosi père de la dette" .

L’analyse globale est précise , la critique nette mais en démocratie , ce sont les électeurs qui décident et le soi-disant père de la dette est toujours à sa place.

Entre-temps- il est vrai, les dettes vont être près de 2 milliards d’euros d’ici la fin de l’année ( Nice et Métropole cumulées).

L’analyse de l’opposant est précise et ces chiffres on les à déjà entendu plusieurs fois.

Des investissements pour améliorer les infrastructures et augmenter l’attractivité du territoire- serait l’explication de Christian Estrosi si interpellé à ce sujet.

L’autre axe est également source de critique : dans une ville où 70% de la population est éligible pour un logement social, le résultat donne le tournis : un peu plus de 12% de logements sociaux quand la loi en prévoit 20%, avec une augmentation d’ à peine plus de 2% en 15 ans !

Comment l’expliquer ? Paul Cuturello refuse la thèse classique du prix du foncier et privilège la piste d’une volonté politique. Avec un marché tendu, la population moins aisée quitte la ville pour les communes limitrophes où les prix sont plus favorables et les biens augmentent de valeur et s’offrent à une clientèle avec une plus importante capacité de dépense , à bénéfice de toute la filière immobilière ( propriétaires du foncier, promoteurs, constructeurs , intermédiaires ).

Comme écrit dans l’introduction, ces critiques et leur explication sont répétitives mais ces soirées pédagogiques ne sont pas inutiles. Elles permettent aux citoyens-électeurs d’être mieux informés , de se former une opinion sur les faits avérés et chiffrés.

En conclusion , une séance de pédagogie qui va dans la bonne direction.

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