Les socialistes niçois préparent leur congrès et reçoivent Rachid Temal , coordinateur national

Xavier Garcia était présent hier à Nice pour pour rencontrer les cadres et militants locaux (une cinquantaine de personnes avaient fait le déplacement) Xavier Garcia tente comme il le peut d'organiser le 78e congrès du Parti socialiste.

Il adopte le langage qui s’assoit à la fonction : « j’ai la responsabilité d’organiser correctement ce passage et j’aurai une approche égalitaire jusqu’au bout ».

Mais si la maison socialiste a certainement un passé, a elle encore un avenir ?

« Bien sûr que le PS a un avenir », assène-t-il, « nos valeurs sont des valeurs d’actualité, il s’agit d’écrire une nouvelle étape ».

Rachid Temal a le style rond comme comme un monseigneur du Vatican et on le verrait bien en soutane avec les enseignes curiales. D’ailleurs ses paroles sont bien là pour l’attester : « nous avons réappris à vivre ensemble, à partager nos valeurs communes, la camaraderie, le compagnonnage, le rassemblement ! »

Ce n’est pas beau ? En tout cas, c’est bien dit, à croire que les socialistes se sont fait laminer express lors des deux élections de mai et juin pour retrouver ce bel esprit perdu !

Il est vrai qu’une génération de fortes têtes à l’ambition démesurée a pris la porte ou a arrêté la politique, mais 4 candidats pour un poste ne sont pas un signal de modération.

Puis, dire que la lecture des motions a généré un grand enthousiasme, ce serait mentir. Trois des quatre (celles signées par Olivier Faure, Stéphane Le Foll, Luc Carvounas ont la même base d’inspiration ; celle plus à gauche de Emmanuel Maurel revendique la tradition sociale humaniste qui veut concilier les extrêmes.

Puisqu’aucun des 4 candidats n’obtiendra probablement pas la majorité à la première votation (celle du 15 mars pour les motions), ce sera le jeu des alliances entre finalistes et exclus qui réglera la lutte pour le poste du premier secrétaire.

C’est tragique pour un parti exsangue et inaudible comme ont bien montré les résultats des deux élections législatives partielles où les candidats socialistes ont été battus et marginalisés.

Une demande reste d’actualité : les socialistes sont encore utiles à la France ? Si oui, une structure organisée, mais ouverte saura répondre aux nouveaux défis ?

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