Olivier Bettati : la politique et le vin sont mes deux passions

Olivier Bettati © DR

Le cadre, celui-ci inhabituel mais fort attrayant, sera le Parvis de l’Eglise Orthodoxe Russe dont on a déjà parlé dans les précédentes éditions de Nice-Premium pour le contentieux juridique qui oppose l’Association gérante à la Fédération de la République Russe*.
L’organisation de la manifestation est aussi l’occasion pour mieux connaître Olivier Bettati et poser à ce quadra sympathique et ’pétillant’ quelques questions sur son engagement politique et sur sa passion pour le vin.

’Je ne m’exprimerai pas en ce qui concerne la situation de l’Eglise Orthodoxe Russe parce que, comme vous pouvez bien l’imaginer, il s’agit d’une problématique très complexe. Ce que je souhaite est que ce lieu de culte reste toujours à la disposition des fidèles mais aussi des visitateurs parce que cette église est une des plus belles ’pépites’ du tourisme niçois’.

Nice-Premium : Vous êtes en quelques sorte le Maire d’un des territoires niçois. Le Maire vous a attribué une lourde responsabilité.

Olivier Bettati : Le Territoire des Collines comprend 1166 hectares et environs 40mille personnes’ Oui, c’est une ville de moyenne dimension. Mon objectif primaire est d’avoir un rôle intermédiaire entre les gens et leurs besoins et l’administration. Je crois que la qualité majeure d’un homme politique est d’être à l’écoute des autres. J’aime la politique pour cela.

N-P : Pouvez-vous nous éclairer sur votre cursus d’élu ?

O.B : Vous voyez, derrière mon bureau je garde une affiche électorale de 1989. Ce fut la première fois que je me portais candidat, encore que le Maire d’alors, le regretté Jacques Médecin, m’avait placé en position inéligible. Il est vrai qu’à l’époque j’étais encore lycéen.
Depuis mon engagement a été sans interruption. Je suis conseiller municipal depuis 1991 et conseiller général depuis 1993. Un long bail.

N-P : Toujours fiers de vos convictions ?

O.B : Je vais vous dire. Je ne suis pas en politique pour affirmer des convictions idéologiques. Bien sûr, il y a des familles politiques auxquelles on appartient et d’autres qui ne sont pas les vôtres. Mais il n’y a pas le bon d’un côté et le mauvais de l’autre. Et je reviens sur ce que j’avais déjà dit : "la politique est avant tout une question d’hommes". Ma famille était gaulliste et j’ai toujours apprécié l’orientation sociale de la politique du général De Gaulle, j’en parle bien sûr du point de vue historique parce que mon âge m’a empêché de le connaître. Mais j’appréciais également la disponibilité et l’esprit d’ouverture du Président Chirac, un homme de grande convivialité qui savait interpréter la sensibilité des gens pour la transformer en projet politique.

N-P : Vous évoquez Jacques Chirac ? Que pensez-vous de l’initiative de Dominique de Villepin, qui dans quelques jours, va fonder un mouvement politique et qui voudrait se positionner dans le sillage du Général de Gaulle et de l’héritage politique de Jacques Chirac ?

O.B : Je pense qu’en politique toute initiative dont le but est de se soumettre au suffrage populaire via l’élection est bienvenue. C’est toujours un enrichissement de la vie démocratique. De plus, je pense que Dominique de Villepin a le charisme et un parcours intellectuel qui lui permet de se positionner en acteur de premier plan : ce sera aux français de dire s’il le souhaitent ou pas.

N-P : On a aussi parlé de votre passion pour le vin. Passion qui est devenue une profession. Un parcours atypique...

O.B : Eh oui plus que atypique. J’ai toujours eu la passion pour le vin et il y a quelques années (4 ans) j’ai eu l’opportunité d’acheter quelques hectares à Saint-Roman de Bellet. Cela s’est fait suite à un choix professionnel. J’ai quitté la société d’engeenering pour laquelle je travaillais et je me suis engagé dans cette aventure en découvrant, en même temps, un univers que je pensais connaître. Résultat : beaucoup d’inquiétudes et d’applications pour avoir les compétences nécessaires. Aujourd’hui je suis content de cette décision, j’ai 2 hectares sur 5 qui produisent un bon vin (le Clos Nicea : rouge, rosé et blanc), j’ai des programmes d’agrandissements et je compte arriver à produire 8000 bouteilles par an contre 1500 actuellement. J’en profite pour dire que tout cela a été possible grâce au soutient de ma femme que je remercie. Je suis un jeune marié avec deux petites filles après avoir été un célibataire endurci et je suis très heureux de partager ma vie avec quelqu’un qui a su comprendre mes aspirations pour une vie différente par rapport à celle traditionnelle. J’aime beaucoup me ressourcer en conduisant mon tracteur au milieu des vignes et dans la nature.

N.P : Vos objectifs futurs en politique ? Tout élu a des ambitions...

O.B : Vous savez, mon objectif est de continuer mon activité au service des niçois. Je suis fils de l’immigration et prototype d’un ’bastardo’ (bâtard) ! Mes grands-parents paternels étaient des italiens de la région de Parme, émigrés en Argentine et puis revenus en Europe, ici sur la Côte. Ma grand-mère maternelle a épousé un militaire britannique connu pendant la Guerre Mondiale (elle faisait partie de la Résistance).
Mes parents étaient commerçants dans la rue piétonne, je me sens niçois à 1oo%. Je suis dans la vie politique depuis ma jeunesse et je pense avoir plutôt bien réussi. Je ne me donne pas d’objectifs précis mais je n’ai que à 40 ans et donc je peux penser que tout m’est permis.

Partager

à propos de l'auteur

Jane Doe

Aucune information sur l'auteur.

Laisser un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message