Patrick Mottard (PRG) : L’extrême droite est toujours l’extrême droite

Le Front National n’est pas un parti comme les autres, que les apprentis sorciers de tout bord en soient persuadés. Rappelons aux uns qu’il n’y a pas de normalisation de l’extrême droite en France et aux autres que les alliances rouges-brunes ont toujours abouti à des drames.

Pour se rafraîchir la mémoire, il suffit de faire un récapitulatif des piqûres de rappel (je me refuse à parler de "dérapages") que nous inflige l’équipe Le Pen tout au long de la présente campagne :

- Le nouveau Président par interim nommé par Marine Le Pen elle-même, le discret Jean-François Jalkh, s’avère être un négationniste des chambres à gaz. Pour ceux qui comme moi ont fait une douzaine de fois la visite d’Auschwitz, ces propos sont à vomir.

- Dans le même registre, l’élu régional PACA Benoît Loeuillet a fait part, il y a quelques semaines, de son scepticisme sur la réalité de la Shoah.

- La diatribe homophobe de Jean-Marie Le Pen à propos du policier tué par les islamistes sur les Champs Elysées, des propos d’autant plus scandaleux qu’ils n’ont fait l’objet d’aucune condamnation officielle de la candidate et ont servi de teaser au discours anti mariage gay de Marion la nièce.

- La candidate elle-même dédouane Vichy de toute responsabilité dans la rafle du Vel’d’Hiv revenant sur un consensus courageusement réuni par Jacques Chirac.

Ces propos non seulement rappellent la nocivité intrinsèque de l’idéologie de l’extrême droite mais aussi sa capacité à contaminer le corps social avec la complicité de certains dirigeants politiques irresponsables. Ainsi, en début de campagne, j’avais dénoncé sur ce blog les dérapages des équipes Fillon et Hamon (voir mon billet du 11 mars 2017).

Au dernier CN du PRG, c’est aussi l’anecdote hallucinante que m’a rapporté l’élu d’une grande ville du Nord. Alors qu’il expliquait à une élue de gauche qu’il allait voter Macron celle-ci lui a rétorqué "Mais tu ne vas pas quand même voter pour la banque juive !" Où va-t-on ?

Vichy n’était pas une maladie provisoire dont la République se serait débarrassé à la Libération, c’est un mal profond tapi dans les entrailles de la France du ressentiment et de la haine. L’extrême droite en est son symptôme visible.

Eradiquons le dimanche prochain.

par Patrick Mottard, président PRG PACA

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