Primaire socialiste : les chapelles azuréennes prennent forme

La primaire des socialistes peine à décoller, tout au moins en cette période pré-festive. On en est au stade des déclarations de candidature, des premières annonces de programme ou de ligne politique, des investitures et des soutiens.

Dans les Alpes-Maritimes où la présence de la gauche est fortement minoritaire , la "tripolisation" entres le "frontistes" de Jean-Luc Mélenchon, les "marcheurs" macronistes , les écolos et les socialistes (à leur tour divisés entre plusieurs chapelles et autant de candidats ) ne favorisent certainement pas une dynamique.

Bien au contraire, chacun marque l’autre à la culotte à la recherche du peu de militants, sympathisants et électeurs qu’il faudra se partager.

Vu de l’extérieur, et pris en compte les prévisions qui veulent les candidats de gauche absents au deuxième tour de la présidentielle, on a l’impression d’assister à une "consolante", la compétition des perdants.

En tout cas, pour revenir à la primaire de la "Belle Alliance" qui de "populaire" s’est réduite à celle des seuls socialistes, ce ne seront certainement pas les électeurs azuréens qui vont peser de manière décisive dans le résultat de la compétition.

Le parti est fortement déficitaire en nombre d’inscrits (plus ou moins 400), d’élus (un seul élu national, le sénateur Marc Daunis ; une seule mairie de taille significative, celle de Valbonne ; une seule élue au Conseil Départemental et Marie-Louise Gourdon ; pas de conseillers régionaux) et forcément... d’électeurs.

Le vrai défi de cette primaire sera, pour le PS local, de faire venir les gens dans les bureaux de vote.

Pour l’instant, nous avons pu enregistrer que deux déclarations de soutien aux candidats.

La première est celle du secrétaire départemental, Xavier Garcia : "J’ai beaucoup de respect pour plusieurs autres candidats mais Manuel Valls me paraît être le seul à la fois en capacité d’empêcher le duel annoncé Fillon-Le Pen et d’incarner les valeurs républicaines et la justice sociale qui sont les ciments de la gauche" a-t-il ainsi motivé.

L’autre est du trio Yann Librati, Paul Cuturello et Mélanie Russo, qui incarnent l’aile gauche du parti : "Face à François Fillon qui incarne la droite la plus libérale, nous avons besoin d’une gauche combative et décomplexée. J’estime que Benoit Hamon, de part son parcours, sa personnalité et ses propositions est aujourd’hui le mieux placé pour livrer cette bataille et construire une France plus juste et plus protectrice."

Partager

Laisser un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message