Prix de consolation pour Eric Ciotti : il voulait être ministre, il sera questeur de l’Assemblée nationale

Ce n'et pas encore fait mais toutes les conditions sont réunies : Eric Ciotti sera quasi certainement le futur questeur de l'Assemblée national après la démission de Thierry Solère qui fut élu, en tant que membre de LR grâce aux voix de LRM, parti qu'il vient de rejoindre, ce qui rend caduque son élection.° Le député azuréen , qui avait postulé à cette place, va a nouveau se porter candidat et sera élu grâce au nouveau règlement* , réécrit justement après cette distorsion de règles. Sa complicité avec le futur patron de LR, Laurent Wauquiez , est pour lui une sinécure. Ce n'st pas tout à fait le poste auquel Eric Ciotti aspirait : lui , il se voyait premier flic de France, il ne sera qu'un contrôleur du bon fonctionnement de l'Assemblée nationale, de son budget et de l'administration générale.°° Mais, appartement de fonction à la clé et indemnité de fonction jouteuse , pourquoi s'en plaindre ?** Il y a bien pire ! Puis , comme disait Nietzsche : " Celui qui a un pourquoi qui lui tient lieu de but, peut vivre avec n’importe quel comment".

*Il prévoit désormais de répartir les postes-clés au bureau de l’Assemblée "en fonction de l’importance numérique des groupes". Avec 100 députés, le groupe Les Républicains représente bien la première force d’opposition à l’Assemblée.

°L’élection pourrait avoir lieu la semaine du 15 janvier 2018.

°°Revient aussi à la questure l’administration générale de l’Hémicycle. A savoir : la gestion des 6.000 membres du personnel, du parc automobile, des restaurants (dont la fameuse buvette de l’Assemblée nationale), le régime de sécurité sociale, les pensions et la conservation des 130.000 mètres carrés de patrimoine immobilier. Ils doivent aussi décider des moyens matériels mis à disposition de leurs collègues. "Aucune dépense nouvelle ne peut être engagée sans leur avis préalable", précise l’alinéa premier de l’article 15 du Règlement de l’Assemblée nationale qui régit leur rôle.

**Chaque questeur encaisse un complément de revenu : 5.003,57 euros bruts mensuels en tant qu’indemnité spéciale due à la fonction. Une somme à additionner aux 7.209,74 euros bruts mensuels d’indemnités basiques de député.

Sans compter les indemnités représentatives de frais de mandat dont le montant mensuel au 1er février 2017 atteignait 5.840 euros bruts mensuels et le crédit affecté à la rémunération de leurs collaborateurs : 9.618 euros mensuels.

Les questeurs profitent durant leur mandat d’un logement de fonction à l’hôtel de la Questure, composé de trois appartements de 400 mètres carrés.

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