Secousses telluriques dans le monde politique : vers une scission de la droite entre conservateurs et progressistes ?

Les Républicains (LR) doivent tenir, mardi, un bureau politique au cours duquel l’exclusion des « constructifs » sera au menu. Le trio qui conduit la danse, Bernard Accoyer, Laurent Wauquiez et Eric Ciotti, auxquels s'ajoute le président de groupe parlementaire François Jacob, ont bien en tête l'objectif d'épurer le parti. Afin d'arriver à l'automne en condition pour élire un président et une nouvelle direction en odeur d'orthodoxie. Outre les membres LR qui ont intégré le gouvernement, ce sont les 12 députes qui ont constitué, avec 18 UDI, un groupe parlementaire distinct, celui des "constructifs", qui devraient monter dans la charrette pour aller à la décapitation.

Mais "en même temps" (l’expression chère à Emmanuel Macron va rester le hit-parade pour longtemps) le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a fait part, ce dimanche 9 juillet, de son souhait de créer un nouveau parti politique « d’ici l’automne », avec les membres du parti Les Républicains (LR) dits « constructifs ».

« Avec ceux-là, nous pouvons construire un grand mouvement de centre et de droite progressiste. Un groupe parlementaire, ça a forcément vocation à trouver un débouché politique », a-t-il déclaré.

Mais Jean-Christophe Lagarde ne veut pas en rester là : le maire de Nancy, Laurent Hénart, cinq présidents du Parti Radical qui font déjà parti de l’UDI, le maire de Nice, Christian Estrosi, et de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, mais aussi des présidents de conseils départementaux pourraient y trouver leur place.

Et pourquoi pas Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France et Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France, partisan d’une droite plus traditionnelle ?

La dérive droitière et FN-compatible de LR risque de se télescoper une droite macro-compatible qui reste inflexible sur le principe du front républicain ?

Les Républicains, après la double défaite à la présidentielle et aux législatives, ont commencé des "ateliers de rénovation". Commencer par une scission ne semble pas le meilleur viatique pour les succès futurs !

L’automne, c’est la saison pendant laquelle les feuilles tombent... et dans ce cas des choix devront être fait par les uns et les autres.

Reste à imaginé les conséquences au niveau territorial où les alliés d’un temps se partagent les postes de responsabilité et le pouvoir qui va avec.

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