Les "républicains" au vote pour élire le nouveau chef

Une campagne électorale morne, sans aucun attrait. En fait cette élection se résume à une comptabilisation des soutiens des barons locaux qui ont prix position par rapport à leur intérêt personnel. Le vainqueur devra réorganiser un parti "sonné" par les insuccès électoraux, composer les diverses lignes politiques pour éviter des nouvelles fractions en plus de celles déjà produites , imposer sa personne alors que certains barons ont fait comprendre qu'ils garderont leur autonomie, s'opposer à l'action gouvernement sans tomber dans le populisme ni radicalisme qui ne serait pas accepté par tous. Dans Nice et sa région , la situation est ...plurielle : si Eric Ciotti est un des colonels de Laurent Wauquiez , Christian Estrosi n'a joué aucun rôle . Il a reçu les deux candidats plus représentatifs mais il ne s'est pas prononcé officiellement. On sait que Leonetti ( maire d'Antibes) s'est exprimé en faveur de Laurent Wauquiez alors que David Lisnard a choisi Florence Portelli. Pour mémoire, aucune manifestation a eu lieu à Nice et une seule a été organisée dans l'ouest dy département ( à Mandelieu) en soutien de Laurent Wauquiez. A niveau régional, Renaud Muselier porte sa préférence pour le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes : solidarité entre collègues ou candidature à la mairie de Marseille comme retour d'ascenseur ?

Le scrutin pour désigner le nouveau chef des Républicains a commencé ce samedi à 20 heures. Les 234 556 adhérents à jour de cotisation votent par voie électronique. Ils pourront également voter dimanche dans l’un des 251 bureaux prévus pour l’occasion.

Trois candidats sont en lice : Laurent Wauquiez, qui fait figure d’ultra-favori, Florence Portelli et Maël de Calan.

La mobilisation des adhérents est l’une des grandes inconnues de ce scrutin. Les pronostics oscillent entre 50.000 et 80.000 électeurs.

La fort probable affirmation de Laurent Wauquiez qui veut porter la parti sur une ligne conservatrice-réactionnaire aura comme conséquence une renforcement de la vaste nébuleuse du centre qui est entrain de recomposer entre un soubresaut et l’autre : « Il n’y aura plus d’alliance avec Les Républicains en tant que parti », pour Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, qui envisage des alliances ad personam avec des personnalités locales .

Pour sa part, le Parti radical réunifié a annoncé son intention d’organiser un espace central distinct et indépendant.

Finalement l’élection de Laurent Wauquiez sera une bonne nouvelle pour le président Macron : entre l’extrême droite d’une Marine Le Pen , la droite "républicaine" pure et dure d’un côté et la gauche radicale de l’autre, une vaste prairie s’ouvre au centre : si une liste commune pour les européennes en 2019 verra le jour, la plateforme électorale pour les présidentielles en 2022 serait déjà prête.

Pour le parti, il existe deux repères historiques : la participation avait atteint 54 % en 2012 lors du choc Copé-Fillon et 58 % en 2014 avec trois candidats en lice, Hervé Mariton, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy.

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