Primaire à droite : Sarko à Nice à la recherche du dernier souffle

Ce soir au Palais Nikaia (18h30), Nicolas Sarkozy sera l'hôte de la droite républicaine départementale qui s'est affichée pour lui, sauf quelques désertions de poids tel que Jean Leonetti, pour cette primaire qui élira le candidat pour la présidentielle de 2017.

Les troupes convoquées par les barons locaux, en premier lieu celui qui "tient le guidon", comme il se décrit lui-même Christian Estrosi, puis Eric Ciotti, le porte-parole de campagne, suivis par les élus et toute la vaste assemblée de bénéficiaires des faveurs du pouvoir local, ne manqueront pas d’afficher leur enthousiaste soutien au candidat dans un des derniers meetings avant le vote du 20 novembre prochain.

Dans cette campagne, tel un Pierrot lunaire*, Nicolas Sarkozy se montre tel qu’il est : sans foi ni loi, d’une plasticité idéologique et d’un opportunisme politique à toute épreuve, bonimenteur au delà du raisonnable. Après avoir été maire de Neully (pas exactement une banlieue défavorisée), président du CD 92 (le plus riche de France), député, ministre et Président de la République, il faut un sacré coffre pour dire " je suis candidat pour parler du quotidien des Français, pas pour être le représentant d’une élite pour qui tout va bien".

En effet, quand on habile dans une maison cossue au milieu des milliardaires dans l’arrondissement le plus chic de Paris, on est le candidat idéal de la droite populaire..

Mais il y a les mythes... et la réalité.

Pierrot lunaire est un recueil de cinquante poèmes publiés en 1884 par le poète belge Albert Giraud, et qui est généralement associé avec le mouvement symboliste. Le protagoniste est Pierrot, le domestique de la Commedia dell’Arte et de la pantomime des boulevards parisiens.

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