Primaire de droite : c’est l’heure du choix. La "sarkozie" pour François Fillon

Après l'élimination de Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Frédéric Poisson et Jean-François Copé au premier tour de la primaire de la droite, les Français partageant "les valeurs de la droite " sont invités à désigner leur champion pour l'élection présidentielle : François Fillon ou Alain Juppé ? Alain Juppé ou François Fillon ? L'heure du choix a sonné.

Orphelins de leur champion qui a subi une élimination cuisante, les sarkozistes qui sont majoritaires dans le département des Alpes-Maritimes se sont rangés rapidement derrière le candidat le plus à droite, François Fillon.

Les deux hommes forts ont choisi une trajectoire différente, même si au final ils ont rejoint la même conclusion.

Eric Ciotti l’a fait lors de la soirée du premier tour : de "par son autorité, son énergie, ses idées et son expérience @NicolasSarkozy est le seul à pouvoir redresser notre France" est passé à " @FrancoisFillon incarne le seul vrai changement".

Comme réalisme, difficile de faire mieux.

Christian Estrosi, plus prudent, a choisi de sauver au moins la forme : "Les électeurs sont libres. Je n’ai pas l’intention de m’engager derrière un candidat pour le moment" avait-il dit le jour suivant le 1er tour.

Depuis, il ne sait plus exprimé, sauf pour dire du bout des lèvres : " En tant que gaulliste social, il est clair que je me reconnais davantage dans les idées de François Fillon que dans celles d’Alain Juppé".

Or, s’il est tout a fait légitime d’apprécier les idées de l’ancien Premier Ministre de Sarkozy, y voir une référence au gaullisme social est preuve de strabisme. Les purges sont peut-être nécessaires, mais elles n’ont rien de sociales !

Dans la foulée des deux poids lourds de la droite départementale, les élus et autres responsables (y compris les toujours fidèles comme les centristes de Rudy Salles ) se sont engagés sans réserve en annonçant leur vote pour le favori final.

En dehors du choeur, on trouve juste Jean-Pierre Leonetti, les ex de François Copé réunis auprès de Michèle Tabarot et la petite formation des radicaux de Hervé Caël .

Ici, François Fillon recevra probablement le soutien massif des électeurs lepenistes qui ne pourront qu’apprécier son programme musclé en matière sécuritaire et bien orienté en relations internationales (il est pro-Poutine comme leur cheftaine Marine Le Pen).

Par contre, son rival ne pourra profiter que modestement de l’électorat qui pourrait apprécier son positionnement plus rassembleur : gauche locale ? vous avez dit...

Ce soir, fin du feuilleton de la primaire et départ de la campagne présidentielle, celle qui compte, du candidat de la droite.

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