Une Europe à plusieurs vitesses pour renforcer son fonctionnement ?

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, plaide pour que l'Union européenne permette à des Etats membres de renforcer leur coopération dans certains domaines sans que l'ensemble du bloc suive le mouvement.

La Commission présentera ses propositions à ce sujet dans un livre blanc a annoncé Juncker.

L’idée d’une Europe à plusieurs vitesses, qui alimente depuis des années un vif débat au sein de l’Union, a été relancée par le vote des Britanniques en faveur de la sortie de l’UE le 23 juin dernier.

Certains gouvernements souhaitent approfondir le partage de souveraineté dans l’espoir d’améliorer l’efficacité de l’UE tandis que d’autres estiment que le Brexit et la progression des partis nationalistes sur le continent prouvent que les Européens sont contre cette hypothèse.

Lors d’une intervention intitulée "L’Europe, une vision d’avenir", Juncker a clairement montré sa préférence pour la première option : "Le temps n’est plus où l’on pouvait s’imaginer faire tous la même chose ensemble", a-t-il dit.

"Est-ce qu’il ne faudrait pas que ceux qui veulent avancer plus rapidement puissent le faire sans gêner les autres en mettant en place un cadre plus structuré et ouvert à tous ?" "Je plaiderai en ce sens ", a-t-il ajouté.

La chancelière allemande Angela Merkel avait prédit la constitution d’une UE à plusieurs vitesses , faisant écho à d’autres membres fondateurs comme la France et réjouissant les organisateurs italiens du sommet de Rome du 25 mars, censé lancer un vaste débat sur la réforme de l’UE soixante ans après la signature du traité de Rome.

Mais d’autres Etats membres, en particulier ceux d’Europe orientale, estiment que l’idée est porteuse de divisions et risque d’interrompre les progrès de leurs économies qui cherchent à atteindre le niveau de prospérité de l’Europe occidentale. Certains pays membres font valoir que l’UE autorise déjà une coopération renforcée entre certains Etats.

Le meilleur exemple en est la zone euro, qui comprend 19 des 28 membres de l’UE.

Mais il reste d’autres domaines, comme celui de la défense, qui pourraient en être les destinataires.

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