Présidentielle 2017 : Fillon comme Sarkozy ?

Nicolas Sarkozy avait laissé l'Elysée avec un déficit de 5,2% du PIB ! Les prévisions budgétaires de François Fillon fassent apparaître un déficit public de 4,7% du PIB en 2017 et encore de 4,5% en 2018 pour ne repasser en dessous de 3% qu'en 2020. La dette publique, elle, dépasserait 100% du PIB dès 2017 et resterait supérieure à ce niveau jusqu'en 2021.

L’analyse temporelle du programme de François Fillon montre qu’il est inapplicable en l’état.

Le candidat veut tout d’abord « baisser immédiatement de 40 milliards d’euros » les charges et impôts sur les entreprises, effort auquel s’ajoutent dix milliards au profit des ménages (dont la suppression de l’ISF).

En contrepartie, il prévoit d’augmenter de deux points les taux intermédiaires et supérieurs de la TVA, ce qui représente environ 15 milliards de recettes. Le déficit budgétaire de la première année se creusera donc au bas mot d’un point et demi de PIB.

Second élément à considérer, cette évolution ne peut être compensée par une hausse rapide des économies.

Soit (au mieux) parce qu’elles seront progressives : ainsi des 20 milliards résultant du report à 65 ans de l’âge de la retraite.

Soit (au pire) parce qu’elles sont non documentées : ainsi celles, de même montant, concernant l’assurance-santé.

Voire tout simplement impossibles à réaliser : les 15 milliards provenant de la réduction de 500.000 du nombre de fonctionnaires impliqueraient que l’on augmente la durée du travail de la fonction publique de 35 à 39 heures, toujours payées 35 !

Or qui accepterait de gaieté de coeur de travailler plus pour, à l’heure passée, gagner moins ?

Conclusion : l’ancien "collaborateur " est dans la lignée de "don" Nicolas : promettre beaucoup , puis faire peu !

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