Présidentielle aux Etats-Unis : "l’apprenti" Donald Trump à la Maison Blanche

Pourquoi qui est à la Maison Blanche nous concerne tous ? Car les USA représente 16% du PIB mondial (comme la Chine) et 44% des ogives nucléaires répertoriées dans le monde.

A la grande surprise des "sondagistes" (une profession qui mérite une réforme tant elle s’y prend mal... Remember Brexit), c’est Donald Trump qui gouvernera les Etats-Unis pour les quatre prochaines années.

Un résultat que les commentateurs d’Outre-atlantique définissent comme un "stunning upset", un reversement étonnant.

Les républicains conservent aussi le Congrès (239-193) et le Sénat (51-47), même si avec des majorités moins importantes qu’auparavant.

C’est un choc total : pour la première fois dans l’histoire américaine, un candidat accède à la Maison Blanche sans aucune expérience politique, et sans autre programme qu’une succession de déclarations outrancières et de promesses floues. "The Apprentice" a désormais les pleins pouvoirs, car les républicains ont également obtenu la majorité à la Chambre et au Sénat. Comment gouvernera-t-il la première puissance mondiale ? Bien malin qui pourrait le dire, tant le nouveau visage de l’Amérique est "un Ovni politique", "dépourvu de tout corpus idéologique".

Mais attention, Trump est aussi un pragmatique et puis il y la réalité. Le système politique américain est basé sur "check and balance", pouvoir et contre-pouvoir et il n’est pas dit que toutes les initiatives présidentielle trouvent la voie royale au Congrès et au Sénat, là où les intérêts sont souverains et où le parti républicain est majoritaire et pas nécessairement "trumpiste".

Les premiers bureaux de vote ont fermé à 1 heure de matin (CE) , et à 3h30 , après que les premiers résultats des états de la côte donnaient l’avantage à Hillary Clinton, dans le baromètre de New York Times les deux lignes des candidats se sont croisées par le point de parité pour ensuite offrir la victoire aux républicains.

Le candidat républicain a remporté les "swing states" de Ohio, Caroline du Nord et surtout Floride.

Une première analyse montre que les voix qui sont allés à l’indépendant et libéral Gary Johnson, le candidat dont personne n’a parlé mais qui existait bien) ont pesé négativement sur le score de Hillary Clinton : quand on perd de 1 à 2 % dans certains états, les 2/3 % des électeurs qui vous manquent deviennent décisifs.

Si on regarde la Floride (29 grands électeurs), le score de Gary Johnson a fort probablement empêché la victoire démocrate avec des sensibles conséquences sur le résultat final. Et on pourrait citer d’autres cas.

Dans ce cas, l’histoire se répète : en 2000 , l’avocat des droits civils Raph Nader (candidat des verts) donna la victoire controversée à George Bush contre Al Gore en lui enlevant les voix décisives.

Au final, la Maison Blanche n’arborera pas la couleur rose, ce qui aurait été une première dans l’histoire de ce pays.

Son habitant sera Donad Trump, un milliardaire qui se veut populiste !

En tout cas, en démocratie, une chose est certaine : il faut respecter le choix des électeurs.

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