Pressé par la Préfecture, l’imam Sadouni fait marche arrière

Accusé par le conseiller régional (FN) Philippe Vardon (qui a interpellé le Préfet et le Procureur ) d'avoir prononcé des propos irrecevables ( « S’il y a des attentats, c’est la faute de la laïcité des Français") lors d'une interview à un journal italien, l'iman Sadouni (dont l'activité à lieu dans le quartier des Moulins) a été obligé de les démentir , faute de quoi " toutes mesures utiles seront mises en oeuvre dans le cadre de l’état d’urgence" a communiqué la préfecture qui a signalé cet article au Procureur de la République.

Dès le 22 juillet, dans un post Facebook, Abdelkader Sadouni explique : "Je tiens à démentir formellement les propos qu’il m’attribut dans cet article, à aucun moment je n’ai dis que la laïcité française est responsable des attentats ou que je comprend le départ de jeunes français en Syrie, ces propos sont d’une extrême gravité ! Et en conséquence j’ai décidé de porter plainte contre le journal et l’auteur de l’article."

Il n’aurait pas mieux fait de se taire au lieu d’échanger avec quelqu’un qui, ne parlant pas correctement le français, n’était pas en bonne condition de bien comprendre ses propos ?

Dans ces moments délicats, la prudence n’est pas un vain mot.

* le quotidien Il Giornale, d’orientation de droite, appartient à Paolo Belusconi, frère cadet de l’ancien président du Conseil . En fait, il s’agit d’un propriétaire "homme de paille" puisque le journal est de propriété de Silvio Berlusconi qui ne peut pas le détenir directement pour cause de la loi sur le conflit d’intérêt.

Comme on dit dans ces cas : la loi est faite pour être contournée.

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