Primaire des LR : le choix de Christian Estrosi s’appelle ...Nicolas Sarkozy

Les vacances touchent à leur fin, le temps de la récréation est fini et le monde de la politique fait sa rentrée avec la présidentielle de 2017 en ligne de mire. C'est donc sans surprise que les déclarations de positionnement vont tomber : les candidats aux différentes primaires (de gauche, de droite et des verts) commencent à se déclarer, puis il y a celles et ceux qui s'inscrivent directement à la course finale sans passer par cette case.

Puis, encore, il y a les déclarations de soutien qui permettent aux cadors locaux de prendre leurs marques pour l’après-élection quand il faudra aller réclamer son dû en terme de strapontins ministériels ou autres charges publiques.

Certains s’y sont pris à l’avance pour ne pas se laisser dépasser par d’autres concurrents et afficher leur fidélité avant l’heure.

Un jeu tactique qui ne trompe personne mais qui fait toujours son effet.

Dans le camp de la droite dite républicaine, le président du Conseil Départemental n’avait pas perdu l’occasion de le faire, avant l’été, lors de la traditionnelle soirée des "Amis d’Eric Ciotti" , celui qui ambitionne être le futur Ministre de l’Intérieur , avait déclaré que, au cas où Nicolas Sarkozy se porterait candidat à la primaire des LR, il aurait son soutien.

D’ailleurs , à cette occasion, il recevait François Baroin, qui ,lui , est déjà pressenti pour être le Premier Ministre du futur gouvernement en cas de double victoire (primaire d’abord, présidentielle ensuite).

Christian Estrosi, président de la région Paca, président de la Métropole Nice Côte d’Azur et 1er adjoint au maire de Nice et président des LR des Alpes-Maritimes , de ce fait le " basileus" de la droite locale , lui, avait pris de la hauteur : " je veux attendre pour voir qui fera siennes mes idées" - avait-il déclaré - question de prendre son temps et de ne pas se laisser compter parmi ceux qui courent derrière les candidats.

Mais, toute envolée ne peut pas durer trop longtemps sans que l’atterrissage soit risqué : voilà donc que dans le calme et le repos des vacances bien méritées après une année éprouvante , les idées se sont clarifiées et il a fait son choix : l’heureux élu sera donc ... Nicolas Sarkozy ( même si celui-ci n’est pas encore officiellement candidat, mais Christian Estrosi doit avoir de meilleures informations que nous à ce sujet).

La fin du suspense n’est pas une réelle surprise et on le comprend bien, compte tenu des liens bien connus entre l’ancien président de la République et son ancien Ministre.

Un peu plus surprenant est la motivation qui fait de Nicolas Sarkozy un portrait "social" dans lequel l’intéressé aurait quelques difficultés à s’y reconnaître : "Il est catalogué très à droite, mais je connais son sens de l’équilibre et sa dimension sociale"- a-t-il dit pour motiver son choix dans une interview au JDD. En ajoutant "Quand les Français souffrent, la réponse ne peut pas être que sécuritaire ; elle doit être aussi économique et sociale".

La nouveauté est tellement de taille que Christian Estrosi a du sentir le besoin de la conforter par une autre affirmation : il s’engage au côté de Nicolas Sarkozy, " pour être le garant" de la "dimension sociale" du futur candidat.

Conclusion pas moins surprenante : "Face au populisme, cette présidentielle est celle de la dernière chance. Nicolas Sarkozy est le meilleur candidat"- a-t-il affirmé en se référant à Marine Le Pen et oubliant les déclarations dans le même registre de son candidat.

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