Promenade "électorale" de Nicolas Sarkozy sur les lieux de l’attentat

On ne peut pas dire que Nicolas Sarkozy ait des convictions immuables, fruit de de valeurs enracinées. Au contraire, il est plutôt élastique, prêt à suivre le mouvement pour en tirer un profit personnel. Mais on ne peut pas nier non plus qu'il est une formidable bête de combat, qui sait humer le vent et agir avec détermination.

Exemple, lundi, François Hollande rendra un hommage officiel à la mémoire des victimes d’attentat en présence de leur familles et des diverses associations.

Et bien Nicolas Sarkozy était ce samedi à Nice pour faire acte de présence, rencontrer les familles et dire du mal du gouvernement sur cette tragédie en laissant planer sa responsabilité avec quelques phrases caustiques.

Flanqué de ses deux "collaborateurs locaux", Christian Estrosi et Eric Ciotti, plus quelques supplétifs, il a rendu hommage au site dédié aux victimes, rencontré les familles et les associations, dédicacé son livre pour montrer qu’il est en phase avec les gens et se faire un peu mousser devant les caméras.

L’occasion était belle pour dévoiler quelques idées originales, histoire de faire parler de lui-même.

Alors que certains ont décidé d’arrêter de communiquer les noms des auteurs d’actes de terrorisme pour éviter un phénomène d’émulation, d’autres de ne dévoiler que leurs initiales ou encore de continuer à le faire, Nicolas Sarkozy s’est exprimé sur ce débat et a livré sa solution pour ne pas faire de publicité aux djihadistes.

Le candidat à la primaire de la droite a ainsi affirmé qu’il souhaitait que l’on désigne les terroristes par des numéros : "barbare n°1", "barbare n°2", "barbare n°3", a-t-il déclaré.

Élu Président de la République, Nicolas Sarkozy prend l’engagement que "le statut de victime soit élargi à tous ceux qui ont subi un traumatisme psychique".

A vrai dire,cette reconnaissance est déjà prévue a affirmé Juliette Méadel (Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Aide aux victimes, dédiée aux victimes des attentats terroristes), déjà interpellée sur le sujet. Seront reconnues comme victimes, "les personnes décédées, blessées physiquement ou psychologiquement", avait-elle précisé.

Mais, comme on sait bien, Nicolas Sarkozy est plastique. Et alors, s’emparait d’une idée des autres pour la présenter comme une proposition à lui, où est le problème ?

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