Remise du titre de Citoyen d’Honneur de la Ville de Nice à Beate et Serge Klarsfeld

La Villa Masséna accueillie un peu plus tard dans la soirée du 29 septembre, Beate et Serge Klarsfeld, écrivains, historiens et militants de la Mémoire de la Shoah ,afin, de leur remettre le titre du citoyen d’honneur de la ville de Nice.

Un peu plus tôt, ils avaient participé avec les autorités civiles à l’inauguration d’une stèle à la Villa Jacob, lieu de mémoire de la Shoah en présence des représentants du Comité Yad Vashem Nice Côte d’Azur dont Daniel Wancier, son président.

Beate et Serge Klarsfeld ont passé leur vie à mettre en lumière les crimes perpétrés par les anciens responsables nazis , ainsi, que la déportation des Juifs de France. Ils ont toujours été engagé sans relâche au service de la mémoire, de la vérité et de la justice.

« C’était le 30 septembre, il y a 73 ans. Dans la nuit, j’entendis un bruit de camion qui me réveilla sur-le-champ. C’était la grande rafle. Mon père avait préparé ma sœur et moi à cette situation. Il avait construit dans l’armoire une cloison en bois, afin, de nous cacher quand le jour J arriverait. Il a ouvert la porte, pendant que nous retenions notre souffle derrière l’armoire. Il est parti et nous ne l’avons plus jamais revu ». Grâce à la bravoure de ses parents, Serge a pu être épargné.

Aujourd’hui il revient dans la ville où il a grandi pour recevoir avec sa femme le titre du Citoyen d’Honneur de la Ville de Nice, remis par Christian Estrosi, Président de le Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Philipe Pradal, Maire de Nice et Eric Ciotti , Député, Président du Département des Alpes-Maritimes.

C’est en décembre 2015, qu’une stèle en mémoire des déportés niçois fut retrouvée brisée par un joggeur, dans les bois de la Sine à Vence. Elle se trouvait auparavant à la maison de retraite, Villa Jacob.

Cette maison de retraite abritait une quinzaine de pensionnaires juifs presque tous octogénaires. Ils furent raflés et déportés à Auschwitz, le 21 novembre 1943. Aucun d’entre eux n’en reviendra.

La Ville de Nice a reconstitué et consolidé cette plaque en marbre, afin, de la remettre à son lieu d’origine. La Villa Jacob, aujourd’hui disparue et remplacée par un foyer logement moderne.

« Que le Maître de miséricorde les caches dans le secret de ses ailes pour l’éternité et enveloppe leurs âmes dans la vie éternelle. Que Dieu soit leur héritage. Qu’au Paradis soit leur repos », une citation émouvante choisie par Philipe Pradal, Maire de Nice.

Plusieurs discours plus émouvant les uns que les autres ont été prononcés, afin, de rendre hommages aux juifs raflés et déportés.

« Autour de cette pierre, dressée, nous sommes réunis, tous ceux qui se rattachent, par le sang, par l’esprit, aux morts présents sur cette stèle. Et ensemble, nous pouvons dire à leur mémoire que nous sommes là, debout ». Se fut les mots touchants de Christian Estrosi, Président de le Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur.

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