Tourisme sur la Côte d’Azur : à baisse exceptionnelle, réaction exceptionnelle

Après les chiffres nationaux publiés par l'INSEE, c'est au tour des acteurs économiques locaux de faire le point sur l'état des lieux de la saison estivale.

Les données partagées entre le CRT Côte d’Azur, la CCI Nice Côte d’Azur, l’Umih06 et le Syndicat des Hôteliers Nice Côte d’Azur, font état d’une baisse estimée à -10%, correspondant à une baisse de chiffre d’affaires de l’ordre de -20 à -25%.

D’après ces organismes territoriaux, cette chute de fréquentation est générale mais d’amplitude très variable selon les zones géographiques, les établissements, les segments de la demande touristique.

Elle porte surtout sur les centres urbains et sur l’hôtellerie moyen et haut de gamme. Pour les autres segments, notamment non-marchands, et pour les zones non-urbaines du moyen et haut-pays, la fréquentation est moins, voire peu, affectée.

Une telle baisse, si elle se confirme dans les résultats définitifs, est exceptionnelle : les baisses les plus fortes enregistrées jusqu’alors à la suite des attentats de Paris en 1995 et du 11 septembre 2001, étaient inférieures.

Les éléments connus démontrent que c’est l’ensemble de la destination France qui se trouve aujourd’hui grandement fragilisée.

Les attentats qui sont intervenus au cœur de l’été ont causé un nouveau choc sur les marchés et gelé le flux de nouvelles réservations. Ils ont bloqué un potentiel d’intentions de séjour déjà fragile.

Comme annoncé par son président David Lisnard, la CRT a mis en place un plan de relance du tourisme Côte d’Azur, lui-même historique, d’un million d’euros dont les premières campagnes de communication visant à générer des images positives de la destination ont débuté dès le 15 août, soit un mois après l’attentat de Nice.

Une semaine après le lancement de cette campagne, les partages de nos visiteurs et des destinations sur les réseaux sociaux autour du #CotedAzurNow dépassent les 11 000 et peuvent être retrouvés sur le mur social : www.cotedazur-now.com.

Pour David Lisnard : "La remontée du volume de nouvelles réservations commence à se faire sentir, preuve s’il en est, de la nécessité d’aller vite et ne pas attendre plusieurs mois, comme après les attentats de Paris, pour lancer un plan de relance de la destination".

L’ampleur historique de la baisse de fréquentation et de chiffre d’affaires du premier secteur économique de la France et a fortiori de la Côte d’Azur exige une réaction urgente.

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