Un nouveau dossier de la démocratie de proximité : les drogués de la rue Raimbaldi

Après la démocratie participative on passe à la démocratie de proximité. Pauvre démocratie dont la signification devrait inclure toute déclinaison et ne pas avoir besoin d'être accompagnée d'adjectifs la qualifiant.

Fidèle à sa nouvelle conception de démocratie de proximité au delà des idéologies et des partis mais près des gens et de leurs problèmes, Patrick Allemand est devenu le syndic de tous ceux qui veulent dénoncer un problème et le faire remonter au niveau administratif : après la "Rotonde" du stade du Ray, sacrifié sur l’autel des intérêts immobiliers, après la délogement du Musée de la Photographie qui devra laisser la place à la vanité de l’ancien maire qui veut avoir son école de théâtre au nom d’un grand artiste, voici le troisième dossier dénonciation : les nuisances des toxicomanes (et dealers) qui stationnent autour de la gare, et plus précisément dans le périmètre de la rue Raimbaldi.

Dans une lettre adressée au nouveau maire , Patrick Allemand met l’accent sur une situation tendue et devenue intolérable pour les habitants et commerçants de ce quartier .

Inutile de lister les différents aspects de la situation. Tout le monde sait la condition dégradée du point de vue physique, morale ou sanitaire de ces gens. Ce sont des pauvres misérables, souvent incapables d’assumer la responsabilité de leurs actes et agissements ;

Ceci dit, ce sont des très humains et puisqu’ils existent, il faut faire avec. Si on avait la solution , elle serait connue, apprécié et rapidement appliquée sous toutes les latitudes.

Patrick Allemand pourrait se rappeler que le phénomène est mondial et toutes les villes du monde ont leur "rue Raimbaldi ", même si dans des proportions plus ou moins importantes.

L’élu suggère l’adoption de certaines mesures ( plus d’interventions des polices , nationale et municipal ; déploiement d’une équipe de prévention ; augmentation de l’activité sur le terrain des associations des bénévoles), ce qui ne présente aucune contre-indication à condition de bien savoir que les effets sont équivalents à ceux de l’aspirine pour soigner le cancer.

Une proposition est plus marquante : la ré-ouverture d’un CAARUD en centre ville , ce qui , côté positif, permettrait de remettre en place un suivi médical mais qu’il aurait le grand inconvénient de créer un lieu de regroupement avec comme conséquence la dégradation et le désordre du lieu.

Patrick Allemand oublie que la fermeture de celui qui existait rue Offenbach était objet de virulente opposition à sa présence de la part des habitants de cette zone qui avançaient les mêmes arguments que ceux de la rue Raimbaldi ?

Pour autant, il n’est pas dit qu’il ne faut rien faire, bien au contraire. Mais sans perdre de vue, l’ampleur et la complexité du problème et sa gravité.

En évitant de propager des fausses illusions, qui seraient encore plus dangereuses que la dramatique situation actuelle.

Un pronostic pour la suite de ce dossier ? Qui aura le courage politique de s’en charger sérieusement ?

Donc, il finira classé !

Suivant les estimations de ONOCD ( l’agence des Nations Unis délégué à la lutte contre la diffusion des drogues et la criminalité) , le chiffre d’affaires généré est de 243 milliards d’euros. La revue Lancet ( une autorité mondiale dans le demaine de la santé) estime en 16 millions , le nombre de personnes qui s’injectent des drogues.

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