Une rue Jean Moulin à Nice en devoir de mémoire ?

Ce jour nous commémorons l'anniversaire du sacrifice de Jean Moulin, chef du Conseil National de la Résistance pendant la 2e guerre mondiale, symbole de l'héroïsme français , assassiné par la Gestapo le 8 juillet 1943.

Le 19 décembre 1964, un discours solennel est prononcé lors de la grande cérémonie officielle où André Malraux, ministre des Affaires culturelles, fait entrer Jean Moulin au « Panthéon des Grands Hommes » de la République française.

Au cours de ses années de résistance, son lien avec Nice a été très important. Ses séjours y furent nombreux à partir de 1942 et c’est au 22, rue de France** qu’il ouvrit la galerie Romanin, inaugurée en février 1943 et qui fut le cadre de nombreuses activités de résistance.

Or, si une plaque commémorative est apposée à cette adresse et si une stèle a été érigée au jardin Thiole, aucun lieu significatif de la ville ne porte le nom de Jean Moulin.

En ce jour , symbole de l’héroïsme français, Xavier Garcia , secrétaire de la Fédération socialiste des Alpes-maritimes lance une proposition :

"Ce serait un magnifique symbole que pour le 75e anniversaire de sa mort, en 2018, la rue de France, qui a abrité ses activités clandestines et qui porte le nom du pays qu’il a si héroïquement servi, soit rebaptisée rue Jean Moulin" dit-il.

Une très belle idée qui doit être soutenue par l’ensemble des partis et mouvements politiques et sociaux dans un esprit de patriotisme et mémoire.

Il faut espérer que le maire de Nice ne s’oppose ou au contraire, ne fasse sienne cette proposition. Le contraire serait très décevant et injustifié.

* Plaque 22 rue de France (1972), stèle Jardin Thiole (1995)

** la portion entre rue du Congrès et rue Dalpozzo

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