UNICEF : la protection de l’enfance doit s’exercer aussi à la frontière franco-italienne

Les polémiques entre la préfecture , le président du conseil départemental et les associations de la Roya autour de l'assistance aux mineurs trouvent une forte mise au point de la part de l'Unicef qui rappelle les obligations. Des hors-la loi , des dangereux complices des filières de passeurs pour les uns ou des humanitaires pour les autres, ces activistes trouvent un point d'appui à leur agissement par ce communiqué qui encadre le problème hors positions démagogues.

Soucieux de la situation des mineurs tentant de passer la frontière franco-italienne chaque nuit, l’UNICEF France fait émerger une forte inquiétude à propos des mineurs non accompagnés (MNA) traversant la frontière et particulièrement exposés aux risques de violences, d’exploitation et de traite sur leur parcours. Ils sont renvoyés en Italie par la Police aux Frontières au même titre que les adultes, sans que leur statut d’enfant à protéger soit pris en considération.

L’UNICEF France rappelle que les obligations contenues dans la Convention relative aux droits de l’enfant prévalent sur toute autre considération, accord bilatéral et dans toutes les situations.

La frontière franco-italienne ne peut faire exception. L’intérêt supérieur de l’enfant doit être le principe directeur de toutes les décisions et actions entreprises par les autorités françaises.

L’UNICEF dénonce le refoulement systématique des MNA à la frontière par les autorités françaises, qui les exposent à de nombreux dangers et à des risques accrus de violences, au mépris des engagements internationaux ratifiés par la France, alors que la priorité absolue devrait être de les protéger.

L’UNICEF interpelle les autorités françaises, locales et nationales, sur cette situation qui expose les mineurs au même traitement que les majeurs et les éloigne de toute protection.

Or comme le rappelle le Comité des droits de l’enfant (Observation Générale - 2005), « les obligations qui incombent à un État en vertu de la Convention s’appliquent à l’intérieur de ses frontières, y compris à l’égard des enfants qui passent sous sa juridiction en tentant de pénétrer sur son territoire ».

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