Vers un racisme français ?

Giambattista Vico ou Giovan Battista Vico, né le 23 juin 1668 à Naples où il est mort le 23 janvier 1744, est un philosophe de la politique, un rhétoricien, un historien et un juriste italien.

On lui doit la proposition "verum esse ipsum factum" (« le vrai est le faire même »), .qui s’inscrit dans sa théorie que les événements se produisent et se répètent , même si sous d’autres formes.

A la lecture des propos et considérations qui suivent, on doit malheureusement prendre acte que certains hommes politiques ont rendu possible sa prémonition.

Les politiciens de tous bords se livrent aujourd’hui une concurrence effrénée pour capter les pulsions sécuritaires et xénophobes qui traversent l’opinion.

Ce phénomène n’est pas inédit. Il s’est déjà produit dans les années 1930.

Dès le début de la décennie, la droite et l’extrême droite rendent les immigrés responsables de la très grave dépression économique qui vient d’éclater. La crise sociale et les antagonismes politiques alimentent une violence dans laquelle sont parfois impliqués des étrangers.

Ces événements alimentent un sentiment croissant d’insécurité, sentiment manipulé par les journalistes et les politiciens qui pratiquent l’amalgame en incriminant l’ensembles des étrangers vivant en France.

On les appelle par une définition qui dit tout : les indésirables étrangers. Mais cela ne suffit pas à la droite national-sécuritaire, elle appelle à la déchéance de nationalité pour les français naturalisés qui commettent des actes jugés "incompatibles avec la qualité de citoyens français".

Mais il reste encore un échelon sur l’échelle des assignations identitaires : celui de la "race française" qu’il convient de protéger.

Le "racisme" français vise donc à défendre "l’identité nationale" . La première concerne les migrations, la seconde menace étant représentée par les musulmans, les ennemis de l’intérieur.

La France actuelle n’est-elle pas dans une situation comparable à celle des années 1930 ?

Ce rappel historique met bien en relief le danger mortel auquel sont exposées les démocraties quand elles sont confrontées à d’incessantes surenchères sécuritaires et identitaires colonisées par les politiciens, journalistes et autres experts.

Dans les années 1930 , la France maurrasienne sombra dans le déshonneur du régime de pétainiste de Vichy.

Aujourd’hui elle s’éloigne, petit à petit, du pays du droit de l’homme.

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