Nice Premium : Me Isabelle Delage, quelle est votre actualité au sein du groupe de l’Entente Républicaine à quelques jours du prochain Conseil Municipal ?
Isabelle Delage : J’ai démissionné vendredi dernier du groupe de l’Entente Républicaine. Je siègerai donc dès ce vendredi au prochain conseil municipal sans faire partie du groupe.
NP : Pourquoi ce choix et avez-vous été la seule à le faire ?
ID : Je ne suis pas la seule à avoir fait ce choix. Six autres élus quittent l’Entente Républicaine mais je ne suis pas ici en qualité de porte-parole. En ce qui me concerne le choix est clair.
Le débat électoral est clos et Christian Estrosi est le nouveau Maire de Nice. Nous ne pouvons pas nous inscrire dans une opposition systématique à l’encontre de la majorité municipale et ce pour deux raisons. D’une part, pour l’intérêt des Niçois, je ressens la nécessité de défendre les intérêts de mes concitoyens. J’en veux pour exemple le dernier conseil municipal où une délibération concernant la gratuité des parkings a provoqué une divergence de point de vue concernant le vote de notre groupe. Certains membres souhaitaient voter contre et j’ai eu le sentiment d’aller à l’encontre des intérêts des Niçois en acceptant ce choix. Nous sommes des gens de droite et de fait, nous nous devons d’avoir des comportements de gens de droite.
D’autre part, une grande échéance nous attend avec les Sénatoriales. L’Entente Républicaine entend présenter une liste dissidente mais la dissidence est terminée en ce qui me concerne.
NP : Y aura-t-il un nouveau groupe et en ferez-vous partie ?
ID : Sur les six élus qui ont quitté l’Entente Républicaine, cinq formeront un groupe. Pour ma part, je souhaite prendre le temps de la réflexion. Nous venons de prendre une décision importante pour l’avenir de cette ville et cela mérite d’y réfléchir.
NP : Ces dernières élections municipales semblent avoir sérieusement affaibli l’Entente Républicaine. Partagez-vous cette analyse ?
ID : Il ne faut pas oublier que Jacques Peyrat était un maire de Nice sous l’étiquette UMP. Il a décidé de se présenter en dissident sous les couleurs de l’Entente Républicaine. Ce n’est pas un parti qui rivalise avec l’UMP qui, lui, est un grand parti national.
Savoir si l’Entente Républicaine est en plein déclin, seul son Président pourrait répondre à cette question. Pour ma part, je n’ai pas fait campagne contre Christian Estrosi mais pour Jacques Peyrat.
NP : Quels sont vos projets suite à cette décision ?
ID : Mes seuls projets sont l’intérêt de ma ville et des Niçois.
NP : Comment analysez-vous les 100 premiers jours de la mandature de Christian Estrosi ?
ID : 100 jours c’est une date symbolique. Il est prématuré de tirer des analyses ou des jugements. Christian Estrosi est allé vite et il a fait preuve d’action comme de volonté de rassemblement au-delà de toute idéologie et de clivage politique.
Il a largement dit qu’il voulait être le maire de tous les Niçois et il met tout en œuvre pour cela.
NP : Quels sont, selon vous, les points positifs et les points négatifs de ses actions ?
ID : Le point positif est incontestablement l’action. Bon nombre de décisions qu’il avait annoncées ont été prises, d’autres sont en cours. Police municipale, FRAP, gratuité des parkings… les faits sont là !
Je ne trouve pas de point négatif. S’il y en avait, un j’aurais voté contre l’une des délibérations, ce qui n’a pas été le cas.
NP : Quel regard portez-vous sur l’autre opposition municipale emmenée par Patrick Allemand ?
ID : L’autre opposition est naturelle puisque de gauche. Il faut cependant distinguer l’action d’une opposition nationale et locale. Opposer c’est proposer et sans proposition ce n’est qu’un mouvement d’humeur. Je souhaiterais voir l’opposition menée par Patrick Allemand construire plutôt que de détruire.
NP : Enfin, quelle est votre définition personnelle de la politique à Nice ?
ID : Elle n’a rien de personnelle mais doit être unanime. Il n’y a aucun changement fondamental à Nice qui est une ville fortement ancrée à droite et qui le restera. C’est une ville qui a toujours été l’enfant pauvre de l’Etat. Reste à savoir si dans l’avenir les choses peuvent changer avec une réelle rupture. J’espère que les fonctions nationales du Maire de Nice permettront de faire avancer les choses.
Encore faut-il que la majorité qui dirige notre ville actuellement soit réellement de droite.
Lorsque je vois qu’elle commémore pour la première fois l’esclavage à Nice, faisant ainsi un pas de plus dans la repentance, ou bien lorsqu’elle fait signer une charte de la diversité qui met en place sans le dire la discrimination positive, ou bien encore lorsqu’elle rend gratuit les musées niçois ce qui fait que ce sont les contribuables niçois qui vont payer à la place des touristes, je n’appelle pas ça une majorité de droite.
Et j’attendais davantage de la liste Peyrat pour laquelle j’ai voté. Une vraie opposition (constructive bien sûr) à estrosi par exemple, pour lui rappeler que ce n’est pas la gauche qui l’a élu.
trahirent le choix de 30 000 niçois et quelques, au nom du prétendu bien être des niçois....on se demande vraiment mais vraiment pourquoi delage and co ont pas rejoins escrosi durant la campagne directement....
la gauche a été acheter par l’escrosi, ca va etre autour de la voix dissidente...il n’y a donc plus aucune forme d’opposition face a cette escro...c’est lamentable
pauvre Nice....
Il y a toujours eu deux droites à Nice : l’une soumise aux partis politiques parisiens (RPR, UDF et UMP) et l’autre indépendante, que Jacques Peyrat par exemple incarnait en son temps.
Tout le monde savait que l’Entente Républicaine n’aurait aucun avenir sans Peyrat. Il est donc normal qu’il y ait aujourd’hui une réorganisation parmi les membres de ce groupe.
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