
C’était annoncé sur son site web : dans le cadre du Tour de France des municipales, la chaîne d’information en continu sur câble, satellite et TNT, « i Télé » proposait ce soir dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie, un débat animé en direct par Thomas Hugues et Michel Bernouin (du quotidien gratuit « Métro ») autour des principaux candidats aux municipales de Nice : était ainsi prévu un premier round entre Christian Estrosi et Patrick Allemand, puis un entretien avec le Maire sortant Jacques Peyrat. Mais c’était sans compter sur les retournements inattendus de situation. En fin d’après midi : coup de théâtre. On apprend que le Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, « en dépit des multiples formules qui lui ont été proposées », selon un responsable de la chaîne, n’agrée plus la programmation mais souhaite passer seul sur le plateau.
C’est donc en compagnie du « représentant socialiste » que le « candidat suspendu par l’UMP » a débattu en direct. Tandis qu’à quelques minutes de l’antenne, Monique Peyrat prodigue les ultimes conseils à son époux, la maquilleuse s’affaire sur le visage de P. Allemand. La première question, qui porte sur l’absence de C. Estrosi, va donner en quelque sorte le « la » des vingt minutes de discussion. Au point d’escamoter d’autres sujets importants, voire - les absents ayant toujours tort - de cristalliser les critiques sur le Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer et de faire curieusement oublier le fossé idéologique qui sépare les deux autres candidats.
P. Allemand « regrette la dérobade » du Ministre, se disant « affligé que les Niçois soient privés de ce débat ». J. Peyrat enchaîne sur le même mode, une octave légèrement au-dessus, pour fustiger cette « absence inadmissible ». Interrogé par le journaliste sur son inimitié avec C. Estrosi, J. Peyrat se plait à raconter comment, en mai 2007, le Président du Conseil Général lui « avait alors donné l’assurance » qu’il « n’était pas intéressé par la Mairie de Nice ». A plusieurs reprises, le candidat socialiste, tout comme le Maire sortant vont involontairement faire « cause commune » contre le Président du Conseil Général. P. Allemand tentera bien de rappeler que C. Estrosi ne « s’est mis à critiquer le Maire de Nice » que « depuis qu’il est candidat déclaré à ce poste » et que le « bilan du Maire sortant est contrasté », qualificatif qui ne témoigne guère d’une virulence du propos, ses paroles manquent singulièrement de conviction. Même s’il égratigne J. Peyrat sur les dossiers litigieux connus, le grand stade, la nouvelle mairie, le tracé du tramway et « non son principe » précise le candidat socialiste, même s’il critique encore le « déficit de concertation », les « méthodes de gestion autocratiques » et les « problèmes de logement », l’usage d’un ton urbain et policé ne donne pas le sentiment que J. Peyrat est l’ennemi à abattre. De son côté, J. Peyrat réduit l’intervention du candidat socialiste à la proportion d’une logique d’opposition municipale, étalant en revanche avec fierté son propre bilan : un palais des sports, une salle de spectacle, une nouvelle université et un tramway. C’est peut-être sur la question du logement que le débat frôle - seulement - la rugosité : P. Allemand déplore le manque de « 18 000 » logements sur la Canca, chiffre rejeté par J. Peyrat qui avance, pour sa part, les « 11 000 » logements construits depuis son arrivée à la Mairie en 1995, soit 12% de logements sociaux à Nice, marge qui évite à la ville d’avoir à payer des amendes. S’il est élu, s’engage P. Allemand, « 6000 nouveaux logements seront construits sous sa mandature ». Différence minime mais sensible entre les deux hommes sur cette question, la place accordée respectivement aux logements sociaux et aux logements pour actifs. Le candidat socialiste mentionne que pour certains foyers la « dépense du loyer avoisine 60% du revenu », d’où la nécessité de « desserrer » les contraintes du marché locatif. Sans nier cette difficulté, le Maire sortant préfère insister sur le logement des actifs, « tout aussi nécessaire ».
Finalement, dans un délai aussi court, c’est moins sur les questions de fond que sur celles de la forme que sont apparues des différences. Des tonalités vocales sensiblement éloignées l’une de l’autre : celle de P. Allemand, plus émotionnelle tranchait avec l’expression toujours mesurée, pleine de retenue de celle du Maire sortant au risque de le faire apparaître plus distant. Des différences de personnalités qui masquaient très probablement aussi des différences d’enjeux électoraux.

Après une courte pause d’une dizaine de minutes, ce fut au tour de C. Estrosi de s’installer sur le plateau. Contrairement aux deux interlocuteurs précédents, le Président du Conseil général montre davantage de tension derrière une apparente décontraction : s’il salue jovialement l’animateur d’un « bonjour Thomas, ça va ? », affichant son habitude parisienne des plateaux de télévision, il ne peut s’empêcher de meubler les quelques minutes avant le direct de propos qui se veulent aussi anodins que rassurants. Mais l’odeur de la poudre réveille et excite le soldat endormi. Une fois l’émission commencée, l’animateur aura les plus grandes difficultés à orienter l’entretien selon sa convenance : à peine évoque-t-il le refus de son invité de se prêter au débat à plusieurs que le Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer concentre le tir verbal sur les préoccupations des Niçois, écartant d’un revers de la main, la question de Thomas Hugues sur « sa peur de Jacques Peyrat, motif éventuel de son désistement ». « Peur ? Absent ? » ironise C. Estrosi ? « Mon nom a été cité 29 fois dans la discusion précédente ! ». « J’ai plutôt le sentiment, poursuit le Ministre, d’avoir au contraire été très présent ! ». Suivent, en bon adepte de la méthode sarkozienne, une cascade de chiffres et une rafale de projets à donner le tournis et articulées autour de trois idées principales : en se portant candidat, C. Estrosi estime sauver la mairie de Nice d’un passage dans l’opposition, il pense resserrer les rangs de sa propre formation, évitant la multiplication des candidatures y compris au sein de la droite, et il affirme vouloir « assainir » un état financier catastrophique dans lequel se trouve la ville de Nice. Le présentateur tente bien une ou deux percées sur la question du logement, reprenant le chiffre dérisoire avancé par P. Allemand de « 17 logements » construits par le Conseil Général. Peine perdue. C. Estrosi se félicite d’être à la tête du deuxième département après celui des Hauts de Seine qui investit le plus dans le logement, ajoutant au passage son bonheur d’avoir « facilité l’accession à la propriété de 5000 jeunes de moins de 25 ans » et d’avoir « gelé toute hausse de la fiscalité » dans les Alpes-Maritimes. Quant à P. Allemand, le candidat officiel de l’UMP a beau jeu de rappeler que le premier vice-Président de la Région a voté 97% des délibérations budgétaires. Pas le temps de reprendre son souffle que C. Estrosi pense déjà à l’avenir. Sur sa lancée, il envisage de faire de Nice « une ville verte de la Méditerranée », annonçant au passage un accord signé récemment en ce sens avec la Fondation Nicolas Hulot et la bénédiction de Matignon. Avec la rumeur d’une remontée dans les sondages de J. Peyrat, certains observateurs locaux prédisaient un ajustement, voire une pause dans la campagne électorale de Christian Estrosi. Ce serait plutôt une franche accélération.
SAGA MALONGO suite : La première pierre posée pour l’usine de café MALONGO, avec un déplacement des forces de l’ordre impressionnant ainsi que tout le Gotha des représentants gouvernementaux, cette pierre a disparue !
Nous venons avec mon épouse de nous promener sur le chemin piétonnier autour d’IBM et qu’elle n’a pas été notre surprise de constater l’absence du mur sur lequel a été scellée cette première pierre par Monsieur ESTROSI.
Cette pierre a-t-elle été volée ? Si c’est le cas ? Monsieur Estrosi aurait du prévoir la protection de ce symbole par un peloton de gendarmerie ? Cependant le vol reste difficile à croire, le mur qui a servi pour le scellement pesait, hors fondations, au moins 500kgs.
L’alternative semble incroyable, ce n’est tout de même pas Malongo qui l’aurait démoli ? Alors pourquoi avoir dépenser autant d’argent ? Quel serait alors, le rationnel derrière une telle décision ? Affaire à suivre !
Henri C
Curieuse politique écologique de l’état français où l’écart entre le verbe et l’action est saisissant : En prenant pour exemple l’attitude du Secrétaire d’Etat CHRISTIAN ESTROSI qui le JEUDI 31 janvier à 14h30 a posé la première pierre de l’usine Malongo clôturant ainsi une longue campagne mené par lui pour un seul homme contre toute une population des deux communes du moyen Pays : A savoir La Gaude et Saint Jeannet.
Cette installation dont le commissaire enquêteur du gouvernement a émis un avis défavorable et jeté par la suite à la poubelle par les représentants de l’état.
L’installation de cette usine classée dangereuse sera entourée par UGECAM voir : http://www.ugecampacac.com/fr/16_etablissement-site-medico-social-le-coteau-a-la-gaude.php le Laboratoire IBM un lotissement de la commune de LA GAUDE et celui de Saint JEANNET.
Cette installation nous place dans une situation AZF à l’envers : A savoir à Toulouse ; AZF s’est installée en rase campagne et se sont les maisons d’habitations qui ont eu leur permis pour s’implanter à proximité de l’usine. A la Gaude au contraire ; Ce sont les pavillons qui se sont implantés depuis 45 ans pour créer la zone pavillonnaire à proximité immédiate du centre d’études et de recherche IBM. C’est dans cette zone que va s’implanter l’usine.
Pire encore l’usine Malongo est classée SEVESO II ; parce qu’elle utilise des Gaz dangereux comme l’ammoniaque. Vous pouvez lire ce qu’une telle explosion a provoqué sur le site gouvernemental : http://aria.ecologie.gouv.fr/barpi_stats.gnc ?Destination=contexte&contexte=/barpi_3418.jsp Cette explosion a entraîné la mort de 129 personnes contre 30 pour AZF à Toulouse. Soit un facteur de 3,9. Dans cet article on peut lire : Un essieu sera retrouvé à 200 mètres, dans un établissement voisin. A La Gaude le première maison d’habitation se trouve à 120 mètres (distance relevée sur le permis de construire).
Monsieur Christian ESTROSI en imposant une installation dangereuse, oublie la promesse du Présidant SARKOZY je cite : « L’écologie est une question urgente qui touche la vie quotidienne de nos concitoyens. Elle doit devenir une question de justice visant à garantir à chacun, aujourd’hui et demain, le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé et qu’il n’est pas normal de voir sa vie menacée ».
Est que ESTROSI veut par cette opération désavouer le président ? Difficile à dire ?
Pour information, le jour de la pose de la première pierre un déploiement disproportionné de 250 forces de l’ordre en uniformes, sans compter de nombreux forces en civil ? Contre des manifestants des plus pacifiques, qui croient encore aux paroles du Président Français !!!
Pauvre France !!!
Henri Chorosz
Estrosi veut bien discuter...A condition d’être suel sur le plateau !! Rien de changé... Voila comment un ministre ne dialogue pas !
Au moins pour cette raison je voterai Peyrat.
Si vous n’avez pas une petite idée du pourquoi et du comment de la dérobade
( en niçois dérobade ça se dit : cagua en braïa ) du :
Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, « en dépit des multiples formules qui lui ont été proposées », selon un responsable de la chaîne, n’agrée plus la programmation mais souhaite passer seul sur le plateau.
Allez faire un tour sur le Bétisier de Tanta Mièta...
Baïetta Jousèpina et Tanta-Mièta
ne pas accepter le débat prouve une faiblesse certaine et n’augure rien de bon on reproche au maire sortant d’être autocrate, celui qui pretend devenir le prochain, est carrement dictatorial non ? pauvre France
Je dirait plutot "pauvre Nice".lui qui se dit Niçois jusqu’au bout des ongles. quand on voit les "grands hommes" auxquels il se refere (napoleon III,massena) la democratie participative ne semble pas trop etre sa tasse de thé !
Que pouvaient craindre le préfet des Alpes Maritimes et le président du conseil général pour mobiliser plus de 200 gendarmes contre des manifestants qui, à l’ordinaire, ne sont que de paisibles citoyens. Le sentiment de malaise qu’ont ressenti ces manifestants ( à plus de 60 ans certains manifestaient pour la première fois de leur vie)était même partagé par certains membres du service d’ordre !!!!L’ordre n’a jamais été mis en danger à La Gaude, mais certains effectifs auraient sans doute été plus à leur place dans d’autres lieux. Et comment expliquer à ces jeunes, rentrant du lycée ou du collége, qui ont assisté à ce déploiement de force face à des papys et des mamies. Que leur cours d’Education Civique ne représentent aucune réalité. Au contraire, ils ont eu la preuve que la force est le moyen de se faire respecter dans notre société.
N’est-ce pas la démocratie que d’affirmer son opposition à un projet ?
Et pourquoi organiser en toute discrétion cette cérémonie qui n’a aucun sens puisque si le permis de construire a été délivré par le maire sous la contrainte, il n’en reste pas moins que la construction doit être précédée de la démolition des anciens bâtiments, lesquels sont amiantés. La présence d’amiante friable dans certains bâtiments va représenter un surcoût à la construction. Les autorités ne peuvent ignorer ce danger.
Doit-on en conclure que l’amiante est moins dangereuse que le face à face avec M.Allemand ?
Peyrat a bien parlé comme à son habitude, le seul à être à la hauteur et à avoir la capacité et les compétences nécessaires pour diriger la cinquième ville de France.
Estrosi semblait nerveux, même s’il essayait de cacher son anxiété, on sentait qu’il n’était pas très à l’aise. Evidemment nous avons eu le droit de sa part, à la langue de bois habituelle, aux formules toutes faites et même cette fois-ci à un mot inventé (connaissiez-vous le verbe fourvoir ?). Nous mettrons ça sur le compte de la nervosité. Sa candidature est en perte de vitesse aujourd’hui, et il le sait.
Sacré Crici, il a du se sentir péteux...
Un membre du gouvernement qui refuse le débat... belle leçon de démocratie.
Plus rien ne nous étonne de sa part !
Nice mérite autre chose qu’Estrosi !
Selon les informations revélées dans cet article, Monsieur Estrosi en dépit des propositions insistantes qui lui ont été faites, a dédaigné débattre sur le fond.
De la part d’un ministre, membre du gouvernement cette attitude est pour le moins surprenante et carrément inadmissible.
A vrai dire, je pense que Monsieur Estrosi surfe sur la même vague que son ami président. Celle de la forme et de l’illusion conforté en cela par la puissance de l’appareil UMP qui lui permet d’occuper de manière trop visible et trop insistante l’espace médiadique.
La démocratie avait tout a gagner de ce débat d’idée qui aurait permis aux Niçois de se forger une opinion avant le 1er tour.
A mon sens, Il sort perdant de ce choix tactique car les deux candidats qui ont accepté de se livrer à cet exercice ont unanimement condamné sa dérobade dans une alliance de circonstance salvatrice pour notre ville. D’autre part, comme vous le soulignez, derrière son apparente décontraction se dessine une véritable inquiétude liée, sans aucun doute, à la remontée du Maire sortant dans les sondages.
Monsieur Estrosi cumule les erreurs de comportement et d’appréciation et celles ci cumulées ne sont pas loin de lui faire perdre tout espoir de surclasser le Sénateur d’expérience.
Quant aux Niçois, ils méritaient mieux de la part d’un représentant du gouvernement qui prétend conduire aux destinées de notre belle ville..
C’est donc bien à travers les autres que Mônsieur ESTROSI pense son devoir d’être...c’est donc bien la rumeur de son élection qui fait sa vraie campagne et pas le courage d’être face à des hommes qui pensent EUX aux Niçois
ALERTE PEUPLE DE NICE DEBOUT
mais comment peut-on dire des inepsies pareilles !!!
Vendre l’immeuble de l’OPAM 1.où vont aller travailler les employés ? 2. où veut-il faire les logements ? Ah mais suis-je bête, certainement à côté du golf conjointement avec la grande mosquée puisque la prison..il n’en voulait pas là bas....j’ai bon ?!!! 3. de qui va être constituée la commission d’attribution des logements ? toujours le Conseil général, la préfecture et la Mairie ? autrement dit eux même ?!!!! C’est risible !!! parce qu’au passage, c’est LE problème majeur de l’OPAM ou OPAC ou côte d’azur habitat ces fameuses commissions d’attirbution et aussi le fait que tenez vous bien... l’OPAM ne porte JAMAIS plainte lorsqu’il y a des dégradations ou des agressions non non , vous ne rêvez pas... les locataires ne peuvent pas porter plainte, c’est un devoir de l’OPAM qui s’en passe depuis toujours alors imaginez !!!
peu importe le nom qu’aura cette entreprise, elle sera toujours génératrice de pagaille parce que les logements sont remplis d’ayants droits sans devoirs avec la bénédictions de celles et ceux qui ont bien prit soin de mettre la mouise depuis des années.
Des chiffres, des projets, la ville regorge de bonnes volonté mais dans quelle caisse noire de l’état comptent-ils prendre les financements pour leur projets parce que c’est bien beau de dire que "parce qu’il est au gouvernement" il aura des budgets de l’état, les caisses sont vides...c’est pas moi qui le dit mais le chef de l’état
Monsieur ESTROSI l’état catastrophique financier dont vous parlez existera après votre départ .... Laissez Nice aux Niçois qui savent l’aimer et qui peuvent encore la rendre belle, laissez nous tranquille
Le débat prévu par i-télévision prévoyait un débat à 4 et non à 3 : Peyrat-Estrosi-Mottard-Allemand, qui sont, effectivement les principaux candidats à ces élections.
Merci à Nice premium de mieux vérifier ses informations et de ne pas "oublier" le nom de Patrick Mottard.
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