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Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s'efface

Le Conseiller Général et Municipal Jean-François Knecht s’est éteint aujourd’hui à son domicile victime d’une crise cardiaque à l’âge de 49 ans. « Ce sont décidément toujours les meilleurs qui partent en premier » Les paroles d’un élu "de droite" niçois résument bien le manque dont le paysage politique azuréen devra faire face demain et les jours suivants.
19
avril
2007
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Outre la relation professionnelle qui me liait avec Jean-François Knecht, un lien amical était et sera toujours bien présent et je voudrais rendre hommage à un homme qui a su placer l’amitié et la fidélité au centre de ses qualités. Homme politique avec un grand H, il aura mené son combat jusqu’au bout et ses adversaires perdent autant que ses compagnons d’armes dont j’espérais faire partie.

C’est justement le cœur, l’une de ses qualités, qui lui a fait défaut et toute l’équipe de Nice Premium présente toutes ses condoléances aux proches et aux enfants de celui qui restera dans le souvenir de beaucoup de niçoises et de niçois.

Baieta JFK !

REACTIONS

Dominique et Patrik Mottard (Conseillers municipaux et généraux PS) :

Trop de peine pour ordonner les idées, les images, les pensées.

Homme de terrain et de dossier,
Le militant était un peu austère, mais l’homme privé aimait la douceur de vivre.
Combatif jusqu’à l’excès, il respectait profondément ses adversaires.
Autodidacte, il était devenu un juriste reconnu.
Pas toujours très bien attifé, il avait l’élégance intérieure.
Bâtisseur du réel, nous l’avons vu construire au moins deux maisons.
Au centre de familles recomposées, il aimait passionnément et parfois douloureusement ses enfants.
L’humanitaire était depuis peu un antidote à la rudesse de la politique.
D’apparence indestructible, il était fragile.
Impitoyable face à l’injustice, il pouvait rendre les armes face à la médiocrité.
La politique locale avait besoin d’un homme comme lui.
Mais il n’était peut-être pas fait pour cette politique là.


Rudy Salles (Député UDF) :

Je suis très affecté par la disparition de Jean François Knecht qui était Conseiller Général dans le 11ème canton situé dans ma circonscription. C’était un élu dévoué et attentif aux besoins de ses administrés. Il avait également eu le mérite de lutter contre les dérives financières avec détermination. Nous entretenions une relation faite de respect mutuel et nous n’hésitions jamais, au delà des différences politiques, de travailler ensemble sur les dossiers d’intérêt général concernant le canton et la ville de Nice. La dernière fois où je l’ai rencontré c’était, il y a quelques jours, pour la création de l’association des journalistes Niçois à Paris. Nous avions beaucoup parlé de Nice, cette ville qui motivait nos actions respectives. Sa disparition brutale est une perte pour la politique. Je salue sa mémoire et rend hommage à l’action publique qu’il avait mené avec passion.


Christian Estrosi (Président du Conseil Général des Alpes Maritimes et Ministre UMP) :

Les Alpes-Maritimes et le Conseil général ont perdu un élu de grand talent, animé par le sens du service de l’intérêt général.

Travailleur acharné, c’était un homme de convictions, ouvert au dialogue.

C’était surtout un militant inlassable de l’intégrité et de la bonne utilisation des fonds publics. Il avait d’ailleurs accepté la co-présidence de la commission d’évaluation et de suivi des marchés publics du Conseil général.

Au-delà de nos combats politiques, je crois pouvoir dire que nous étions devenus des amis. Et notamment à l’occasion de récents déplacements communs pour la paix au Liban et en Israël.

Je tiens à assurer de mon soutien et de mon affection son épouse et ses six enfants, et à présenter mes sincères condoléances à sa famille.


Patrick Allemand (premier secrétaire fédéral 06 du Parti Socialiste :

Jean-François vient de nous quitter brutalement d’un arrêt cardiaque. Ce matin encore il était passé au bureau au Conseil Général, plein de projets.

Avant tout, je pense, en ce moment douloureux, à ses six enfants, pour qui leur père est parti beaucoup trop vite.

Pour beaucoup de Niçois, pour le microcosme, il était devenu au fil du temps "JFK". Il était notre président de groupe au Conseil Général des Alpes Maritimes. Il était aussi l’opposant principal de Jacques Peyrat. Il empêchait parfois la majorité municipale de dormir.

Je ne suis pas de ceux qui encensent les morts après avoir eu des désaccords avec eux. J’ai eu des désaccords avec Jean François, des divergences d’appréciation mais je sais la place importante qu’il occupait.

Avec sa mort, sur l’échiquier politique local, le Parti Socialiste perd l’une de ses pièces maitresses et la vie politique en général, un de ses grands animateurs.

Ce soir tous les socialistes sont dans la peine, et demain toute la classe politique lui rendra hommage, adversaires y compris, parce qu’il était redouté et avait su se faire estimer d’eux. Seuls, tapis dans l’ombre, les corrupteurs et les corrompus, sableront le champagne.

Jean-François était l’homme des recours parce qu’il avait de l’engagement public une idée absolue. Il ne transigeait pas avec la corruption, avait parfois tendance à la voir partout mais savait la trouver lorsqu’elle était passée par un marché public. Ce n’était pas un homme de compromis mais un homme d’engagement total. D’une grande sensibilité, il avait parfois l’impression de ne pas être compris. Gros travailleur, il est allé au bout de lui-même, convaincu de la justesse de son engagement. Il avait érigé en principe d’action le « faire de la politique, c’est servir les autres et ne pas se servir ».

C’est l’image qu’il laissera à chaque socialiste des Alpes-Maritimes.

Dans les jours et les mois à venir, se bousculeront des échéances électorales qui lui tenaient à cœur. J’espère que nous serons dignes de tout le travail qu’il a accompli et qu’il nous laisse. Il est parti avec des espoirs qu’il nous laisse la responsabilité de concrétiser.

Ce soir, un peu comme ses enfants, beaucoup moins bien sûr, chaque Socialiste de notre fédération se sent orphelin après cette tragique disparition.


Jean-Christophe Picard, porte parole des Alpes-Maritimes du Parti Radical de Gauche :

Jean-François Knecht : « Un Don Quichotte qui n’a pas eu assez de Sancho Panza auprès de lui »

Non. C’est le premier mot qui m’est venu quant j’ai appris l’impensable. Non, on ne peut pas mourir quand on a six enfants. Non, on ne peut pas partir quand on a autant d’amis. Non, on ne pas abandonner ses mandats électifs quand on s’est rendu à ce point indispensable.

Notre amitié avait commencé en 1998, autour d’un verre, au bar Le Magnan. J’admirai tellement l’homme que j’ai souhaité travailler avec lui, et même pour lui puisqu’il fût, pendant plusieurs mois, mon « patron » quand il accéda à la présidence du groupe socialiste et vert, au conseil général. Par la suite, nous avons continué à nous voir régulièrement. J’ai toujours été étonné des rendez-vous qu’il me fixait, chez lui, pour travailler sur tel ou tel dossier... un dimanche !

Il était toujours sur la brèche : quand il délaissait les dossiers locaux et qu’il ne construisait pas lui-même sa maison, c’était pour œuvrer pour la défense de l’environnement au sein de l’Institution de protection et de valorisation de la forêt méditerranéenne ou pour agir en faveur du codéveloppement avec l’Afrique au sein de l’Association pour la formation en développement humain. En février dernier, nous avions lancé, ensemble, Anticor 06, antenne locale de l’association nationale de lutte contre la corruption parrainée par Éric Halphen.

Il faisait partie de ceux - et ils ne sont pas nombreux - qui m’ont donné envie de faire de la Politique car il faisait mentir le fameux « tous les mêmes ! ». Il a, en effet, démontré que l’on pouvait être un élu honnête, dévoué, travailleur, loyal et courageux. Quand la cause lui semblait juste, rien ne pouvait l’arrêter. C’était un Don Quichotte qui n’a sans doute pas eu assez de Sancho Panza auprès de lui.

Son départ n’affectera sans doute pas tout le monde, notamment parmi ses adversaires politiques. Mais c’est le destin des grands que de déranger les petits. J’espère néanmoins que la ville de Nice cessera de vouloir honorer des fripouilles et saura célébrer la mémoire de celui qui a incarné, incontestablement, ce qu’il y a de meilleur en nous.

J’avais eu l’occasion de dire à Jean-François que Nice sera sauvé le jour où soixante-neuf « Knecht » siégeront au conseil municipal... Aussi, puisse son exemple susciter de nombreuses vocations !


Élodie Jomat candidate de la gauche rassemblée (PRG et PS) dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes

Je suis sous le choc.

Mes premières pensées vont vers sa famille, et notamment ses six enfants, à qui je présente mes plus vives et sincères condoléances.

Jean-François m’avait fait l’honneur d’accepter d’être soit mon suppléant, soit le président de mon comité de soutien. La jeune candidate que je suis comptait beaucoup sur son expérience et ses conseils.

Outre qu’il était un ami, c’était pour moi un modèle, un exemple à suivre.

Qu’il sache que nous serons beaucoup à emprunter le chemin qu’il a défriché. Qu’il ne doute pas que son combat contre la corruption sera repris par d’autres.

Profondément affectée par sa disparition, je suspends pendant quelques jours ma campagne.

par Franck Viano

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Forum


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  • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
    23 mai 2007, par Stephane GENNARI

    Federateur, entreprenant, engagé et compétent c’est ainsi que je t’admirais alors que nous montions ensemble "La Calypso" notre groupe d’Eclaireurs de France. Tu avais 18 ans et moi 15.

    Les divers témoignages que je lis sur le net me laisse à penser que Saimiri Loyal est resté jusqu’à la fin fidèle à son adjectif.

    De ton décés, je tire une leçon : ne pas laisser faire le temps, entretenir l’amitié...

    Baya con dios Grand Frère !

    Stephane GENNARI ( Tayra Prévenant)


  • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
    2 mai 2007, par jj Neisius

    je viens d’apprendre la triste nouvelle. Je n’ai pas oublié JFK depuis les eclaireurs de France et les bonnes parties de rires. Je l’ai perdu de vue puis retrouvé dans la politique et suivi jusqu’à ce jour. Mes condolénaces à toute la famille,a sa femme et ses enfants. Jean-Jacques NEISIUS dit Niénié Gerboise vindicative

  • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
    26 avril 2007, par LE COURTOIS / Babazouk

    Je viens d’apprendre la triste nouvelle depuis la Bretagne où je suis revenu.

    J’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs fois Jean François Knecht lorsque j’étais Rédacteur en Chef du journal Babazouk. La description que font les époux Mottard de cet homme est précisément ce qui a fait que j’ai apprécié cet élu.

    Dans un environnement très souvent axé sur le paraître, j’ai eu plaisir d’échanger avec un homme plus simple. Ce qui a fait que la conversation et la concentration pouvaient aller entièrement au sujet.

    Il portait sur son visage les signes d’un homme de conviction, d’un homme qui travaillait beaucoup. Sans doute trop d’ailleurs.

    Je rejoins la réflexion de Jean Christophe Picard, il faisait partie des hommes politiques pouvant être pris comme exemple.

    Il est toujours difficile, pour la famille, de vivre avec un homme mettant une grande partie de sa vie personnelle de côté pour servir les autres. Notre société doit-elle conduire certains hommes à se sacrifier pour qu’elle puisse avancer dans le bon sens ?

    Les asiatiques disent qu’un homme doit avoir un enfant, écrire un livre et planter un arbre avant de mourir. C’est à dire d’accéder à une forme d’immortalité au travers de sa descendance et de ce qu’il aura semé durant sa vie.

    Sa famille peut se représenter fièrement Jean-François Knecht. A Nice, il est un élément de son histoire, de la destinée collective des Niçois.


  • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
    24 avril 2007, par BOËT MAYERJEANNINE

    Il était jeune, il était beau, battant, vivant. jeannine Mayer-BoÊT vous présente ses plus sincères condoléances, et souhaite être présente auprès de vous au moment du départ

  • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
    22 avril 2007, par Assus Juttner Françoise

    C’est notre ami commun qui me l’apprenait quelques minutes aprés sa mort brutale, JFK m’avait invitée pour parler d’avenir, nous avions déjeuner ensemble, et j’ai encore en moi le souvenir de son exigence et de sa prudence, mais aussi de sa conviction de ce que les promesses de la vie sont bien plus interssantes que les promesses des hommes...il m’avait promis que je pourrai la prochaine fois payer la note de notre repas, et voilà, une dette symbolique qui pèse lourd ...je pense à sa famille et à ses amis,tous l’aimaient Françoise Assus Jutner

  • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
    19 avril 2007, par josnicenord

    je présente toutes mes condoléances à sa famille voilà un homme de bien qui disparait dommage pour les niçois car lui au moins s’occupait bien d’eux, quel dommage pour nous qu’il soit parti si tôt il ne le méritait pas.Au conseil municipal et général il nous manquera

  • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
    19 avril 2007, par H.

    Je ne le connaissais pas personnellement, mais je l’ai souvent vu intervenir au Conseil municipal (sur Nice TV) et dans quelques réunions publiques (cafés politiques avec l’ADN). Je crois que c’est celui qui avait le plus de tripes, à gauche. Salut à lui et à ses proches.... R.I.P. JFK

  • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
    19 avril 2007

    ce matin là tu allais chercher ton billet d’avion pour aller voir tes enfants. tu étais à cagnes et tu m’as téléphoné à 7 heures du matin pour aller boire un café dans ce petit bar en face la gare. tu avais envie de me voir et de me parler de tes projets personnels et privés, pas de politique ce jour-là. j’avais cet honneur, celui de recevoir quelques unes de tes confidences intimes, tu m’as aidé, tu étais un homme bon, tu avais l’intelligence du coeur. je sais de quoi je parle. nous devions nous voir cette semaine. jean-françois, c’est pas vrai dis, reviens s’il te plait, me fait pas ça. je t’embrasse.

  • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
    19 avril 2007, par Alouette

    COndoléances d’une amie Eclaireuse de France qui n’a pas oublié JFK depuis toutes ces années. Très sincèrement et avec une très cordiale poignée de main gauche. Sophie (Alouette Moqueuse)

  • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
    19 avril 2007, par Evelyne

    Avec la disparition de Jean François Knecht, le département perd un homme dont l’intégrité et les compétences redonnaient à la politique son véritable sens.Pour honorer sa mémoire ,nous devons continuer ses combats. Sincères condoléances à tous ses proches.

  • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
    19 avril 2007, par ZAC

    le monde politique niçois perd un de ses grands. Sincères condoléances à ses enfants et à l’ensemble de sa famille.

    ZAC


  • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
    18 avril 2007, par Sébastien

    D’un bord politique tt à fait opposé, je tiens néanmoins à saluer la mémoire de cet homme politique dont l’engagement pour la chose publique n’était plus à prouver.

    Mes condoléances à toute sa famille et à ses proches.


  • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
    18 avril 2007, par élise

    Sincères condoléances à tous ses proches c’est décidément une semaine bien difficile ... vendredi il traversait la place du palais d’un pas tranquille... la vie est vraiment très étrange. Qu’il repose en paix...

  • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
    18 avril 2007, par Hamid de Nice

    Je suis choqué et consterné par la nouvelle, Nice vient de perdre un illustre citoyen, un défenseur de l ’intégrité et de l’intérêt général. Mes sincères condoléances à ses enfants , sa femme et sa famille.

    • Jean-François Knecht, un des fleurons de la politique niçoise s’efface
      19 avril 2007
      le ballet de l opera de nice souhaite ses condoleances a la famille de jean françois knecht,anice plurielle et a tous ceux qu il defendait.nous l embrassons.
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