20 ans tout ronds et déjà un album, réalisé par Bertignac, entièrement écrit et composé par elle-même. Joyce Jonathan fait partie de la génération décomplexée des filles qui vont vite, frappent fort et voient loin. Des chanteuses à la Yaël Naïm, à qui elle pourrait faire penser pour la pureté de sa voix et le jeu de guitare, Amy MacDonald pour sa pétulance et son art de trousser des mélodies immédiatement mémorisables, Rose pour le mélange charmant de naïveté et de maturité dans ses textes, Cœur de Pirate pour le côté « salement romantique » de sa pop-folk toute simple. Mais Joyce est bien unique en son genre. C’est d’abord la première fille à émerger du label-phénomène « MyMajorCompany », Grégoire en ayant été le premier chanteur. Mise en ligne à 18 ans, elle trouve rapidement ses 486 producteurs et les 70 000 euros nécessaires à la production de son album. Ensuite, son art de faire naître l’émotion chez l’auditeur à l’aide d’un mot ou d’une inflexion de voix douce comme la soie n’appartient qu’à elle.
Cours de chant, piano, apprentissage solitaire de la guitare, pour faire comme celles qu’elle aime, Teri Moïse ou Tracy Chapman. À seize ans, Joyce poste trois chansons sur Myspace, et envoie un message à Michael Goldman, cofondateur de MyMajorCompany, pour l’inciter à les écouter. Il accepte de l’auditionner par acquit de conscience mais à l’issue du rendez-vous, il est bluffé.
Comme est bluffé Louis Bertignac, lorsqu’il entendra la voix et les compositions de Joyce Jonathan pour la première fois. Impressionné par son naturel, son aisance et son talent. Ils travaillent ensemble dans son studio personnel. Il l’aide à affiner ses chansons, les habille d’arrangements légers et subtils : guitares folk caressantes, percus-balais (réalisées avec de vrais balais), piano fluide. Conquis à son tour par les dons de la demoiselle, Tété accepte, tout naturellement, de venir enregistrer le duo « Sur mes gardes ». Bientôt, une douzaine de titres sont en boîte. De « l’heure avait sonné », au rythme haletant et enivrant, à « Pas besoin de toi », ballade tendre et implorante, qui dit tout le contraire de son titre en passant par le sensuel « Je ne sais pas », tout un univers signé Joyce Jonathan. Une artiste est née. Il était temps. « Ces chansons, ça fait parfois sept ans que je les trimbale avec moi. J’ai hâte de les présenter au public. » Dont acte.
Je ne sais pas :
J’ai pas besoin de toi :
Mélodie toute en douceur, très jolie voix, et en plus elle est vraiment sublime !!! J’aime bien cette fraîcheur qui se dégage de son univers.
Manquerait plus qu’elle soit célibataire (et accessoirement intéressée par moi^^), et ça en fera la femme parfaite !
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