Giuseppe Garibaldi est à l’Italie ce que Bonaparte est à la France. Les surnoms ne manquent pas pour qualifier ce personnage historique connu à travers le monde entier, de l’Amérique, à la Chine et l’Angleterre, en passant par l’Afrique du Nord. Tour à tour le "marin", le "chemise rouge" ou bien encore le "Che Guevara nissart", il a marqué le XIXe siècle de son empreinte. Mais s’il y en a un qui qualifie bien ce niçois emblématique, c’est celui de "héros des deux mondes".
Giuseppe Garibaldi a véritablement gagné ce patronyme sur le terrain. Né à Nice, le 4 juillet 1807, il reçoit une éducation religieuse. Sa mère lui apprend les rudiments du latin et de l’Italien, ainsi que le glorieux passé de l’Italie romaine. Contre l’avis maternel, en 1821, il choisit de devenir marin. Il s’engage sur le Saint Réparate paternel, navigue et fait escale dans tous les ports du Moyen orient. En 1833 une rencontre va bouleverser sa vie. Il rencontre Giuseppe Mazzini à Marseille où s’est réfugié le dirigeant de la Giovine Italia (la Jeune Italie).Cette rencontre est le véritable point de départ de la vie de Garibaldi . Celui-ci adhère alors à ce mouvement républicain et clandestin, avec mission de soulever la flotte sarde et de s’emparer de l’arsenal de Gênes. La conspiration échouera au début de l’année suivante. Condamné à mort par contumace il est obligé de s’exiler en Amérique du Sud où il y passera 13 ans.
Arrivé au Brésil, Garibaldi se met au service de la république du Rio Grande do sol, en révolte contre l’empereur du Brésil. Il arme un navire, le Mazzini et écume la côte atlantique. En 1839, Il rencontre la brésilienne, Anna Maria Ribeira de Silva, puis l’enleve à son mari pêcheur et l’épouse à Montevideo. Elle lui donnera un fils l’année suivante, Menotti, en souvenir d’un patriote pendu à Modène en 1831. Ce mariage va finir de créer le "mythe Garibaldi".De son séjour en amérique du Sud ressort aussi les célèbres victoires en Uruguay et en Argentine, remportées à la tête de volontaires italiens, les "chemises rouges" (employées normalement dans les abattoirs de Montevideo). Ces victoires à l’héroïsme légendaire font connaître dans le monde entier le nom de Garibaldi.
En 1848, à l’annonce des révolutions italiennes, Garibaldi rentre en Italie, où il reforme une légion avec Mazzini. Ils se battent successivement en Lombardie contre les Autrichiens, puis contre les Français en 1849 pour la défense de la République romaine. Après une vaillante résistance de deux mois, à la tête d’une petite armée de dix mille hommes, ils doivent pourtant céder.
Après cet échec, une période difficile commence pour Garibaldi. Anita meurt d’épuisement dans la fuite éperdue des hommes de Garibaldi vers la côte adriatique. Recherché par toutes les polices de l’Italie, il s’exile à nouveau en Amérique. Il redevient marin et c’est l’emballement inattendu du processus d’unification qui le ramène au premier plan dès 1859.
L’unité de l’Italie est donc en route. C’est dans cette idée que Garibaldi prépara la plus fameuse de ces expéditions, dans le but de libérer la Sicile et l’Italie du Sud de la domination des Bourbons de Naples.
L’expédition des mille Le 4 avril 1860, une révolte éclate à Palerme ce qui fragilise le pouvoir des Bourbons. Dans la nuit du 5 au 6 mai, Garibaldi part de Gènes avec 1087 « chemises rouges » à destination de la Sicile. Le 15 mai, les mille remportent la victoire de Calatafimi contre le Bourbons et le 27 mai, ils entrent dans Palerme. Le 7 septembre, Garibaldi et ses troupes entrent dans Naples.
Au service de la France Maintenant que l’Italie est réunifiée, Garibaldi se retourne vers une autre cause à défendre. En octobre 1870, il offre ses services à la république française face au royaume de Prusse. Le 25 et 26 novembre, à la tête de 10 000 tirailleurs français de l’Armée des Vosges, il remporte une victoire à Dijon. En février 1871, il est élu député à Nice, Paris et Alger.
En 1874, il devient député de Rome, et reçoit du parlement italien une rente nationale de 10 000 lires. En 1879, il fonde la Ligue pour la Démocratie, au programme radical. Garibaldi réclame notamment l’instauration du suffrage universel et l’abolition de la propriété ecclésiastique. En 1880, ilse retire définitivement de la vie politique. Atteint d’une bronchite, Giuseppe Garibaldi décède le 2 juin 1882, à Caprera. Le 8 juin suivant, le héros de l’unification de l’Italie se voit honoré de funérailles officielles. Il repose sous une énorme pierre tombale, digne de son histoire, face à la mer.
Cette biographie aussi complète que possible a pour but de vous faire connaitre ce personnage cher à tous les niçois. Mais pourquoi est-il si ancré dans le coeur des niçois ? Sa vie, son parcours ont fait de lui un véritable mythe. Et il faut comprendre pour quelles raisons.
Tout était réuni dans son parcours, pour faire de sa vie un mythe. Contre l’avis de sa mère, il suit son père et de vient marin à l’âge de 13 ans. Ils écument les mers du monde en entier. Sa fuite en Amérique du Sud après sa condamnation à mort a posé les premières pierres du mythe aux yeux de la population. Et son mariage chevaleresque avec sa première femme, la naissance de son fils Ricciotti en pleine jungle puis la mort tragique de sa femme, ont fini de consacrer Garibaldi aux yeux du peuple italien et niçois. A tout ça, il faut rajouter ses victoires en Amérique latine, qui confèrent au mythe une dimension internationale. Et ce qui est remarquable dans cette mystification c’est qu’elle a commencé à apparaître vers 1834 soit lorsque le jeune Giuseppe n’était âgé que de 26 ans.
L’influence de Garibaldi sur les autres lui a ouvert la voie vers le succès. Sa réputation l’avait précédé et si l’expédition des Mille a pu se réaliser c’est notamment grâce à son influence. Le mythe Garibaldien apparaît comme un des grands mythes fondateurs de l’Italie. Et la vie privée de ce « héros » y prend une part importante. Elle apporte le romantisme et le tragique nécessaire à tout mythe. Et que dire de sa « carrière judiciaire » qui a pu le classer, aux yeux de certain, dans la catégorie des martyrs. Garibaldi incarne l’honneur de la patrie et est le symbole de la résistance pour beaucoup de patriotes, de toutes origines.
La Ville de Nice fêtera bientôt le bicentenaire de la naissance de ce héros (en 2007 !) Et l’on espère que ces manifestations seront à la hauteur de l’homme. Giuseppe Garibaldi est, selon Max Gallo, célèbre historien...niçois, "à l’évidence le seul niçois connus dans le monde entier, de l’Amérique latine à l’Angleterre." Et pour en revenir au choix du nom du futur stade de Nice - c’est quand même la raison de cet article - les niçois ne se sont donc pas trompés en plesbicitant cet homme. Et Max Gallo de confirmer que : "(...) le choix des niçois est judicieux."
Giuseppe GARIBALDI un Maître à penser, un homme de notre temps.
Un homme de liberté, un libre penseur qui a toujours combattu en suivant son coeur et sans rechercher le pouvoir pour le pouvoir ou l’argent. Ce n’était pas un homme de parti mais un humaniste, beaucoup aujourd’hui aimerait récupérer son nom et ses idées. Je suis fier et heureux que des villes commémorent sa mémoire et que son nom soit utilisé pour des monuments, batiments ou stades. Mais ce qui est sûr, c’est que son idéal et son coeur ont toujours été près du peuple et de l’individu, il a voulu l’unité Italienne pour que les Italiens vivent sous le même toit. Ses combats sont proches des communards, des républicains espagnols, des résistants contre le nazisme. Ses pas ne l’auraient jamais conduit en Irack, il n’aurait jamais serré la main d’un wafen SS et l’extrème droite, la Française ou l’Italienne, aurait été son premier ennemi. GARIBALDI, un homme de notre époque, un amoureux de l’homme libre, un combattant du fascisme, du racisme et du négationnisme. Merci à vous de parler de lui et merci aux Niçois de l’aimer pour ce qu’il était.
Philippe GUISTINATI Secrétaire général des Garibaldiens www.lesgaribaldiens.com
Bon résumé, Cependant Jousé Garibaldi n’a jamais rencontré Mazzini a Marseille en 1833, cela est la version "roman" de l’état italien a la recherche de héros unis les uns aux autres... Et ce même si il adhère très jeune au mouvement la jeune-italie...
Ensuite il convient de préciser que Mazzini n’a jamais pris les armes mais ne fut qu’un conspirateur de l’étranger peu aprrécié de manière générale en Italie... Plus tard ils ne se parleront plus du tout, J.G deviendra l’ennemi des mazzinien...
Dommage également de passer sur les nombreuses disputes entre Garibaldi et Cavour (donc le parlement de Turin) sur le "troc" de nice et la savoie, donnée historique avant d’être un débat politique mais ceci est-il tabou ? on dirait...
Je rajouterais que l’angleterre restera pour J.G. une des nations les plus appréciées qui le lui rendra bien, il fut l’idole des masses populaires...
Enfin afin de mettre fin aux différentes tentatives de récupération, Garibaldi ne fut ni communistes ni autre chose ! Il était républicain, pour la propriété privée, et contre l’esclavage (il refuse par question d’éthique de combattre aux futur USA)... Pour ceux qui veulent en savoir plus renseignez vous sur la doctrine des saint-simoniens, ce fut tout au long de la vie de Garibaldi son idéal... et il avait bien raison !
Viva Garibaldi !! Bravo en tout cas pour l’article malgré certaines approximations, on est loin du travail baclé de gallo faisant passé Garibaldi pour un communiste de coeur.... Tout un article sur J.G. mérite un coup de chapeau !
Giuseppe on t’aime, Giuseppe on t’adore come la salsa del pomodor’ !!!
Quel grand homme avec un grand destin.
Bella Ciao
merveilleux article toutes mes félicitations, il semblerait que ce héro local ait fait des émules, le porchain pourrait être sur Catharina.
Je comprends mieux pourquoi Monsieur Jean Pierre Mangiapan est le Président de l’association dédiée à Garibaldi...domaine des valeurs peut être, ou du courage, de l’humilité ?!! je vais faire un copier collé des deux et je vous dirais ça un jour, en attendant bonne journée et que les grands hommes se dénombrent.
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