C’est le 8 Mars, journée de la Femme, que les trois filles de NP ont choisi pour aller à la rencontre de la première Dame de Nice, Monique PEYRAT. L’entrevue était officielle en revanche, nous ne l’avions pas informée que nous étions trois. Elle aurait pu refuser mais cela ne l’effleura même pas !!! C’est après nous avoir invitées dans son bureau, qu’avec un grand sourire, elle a souligné un tel déploiement, semblant s’en amuser. Ce n’était pas un piège, juste le fait qu’aucune de nous ne voulait passer à côté de ce moment, surtout après avoir lu son dernier recueil « Emoi et toi ». Cette Niçoise à la personnalité piquante qui ne mâche pas ses mots dans ses écrits, n’a pas non plus éludé de questions regrettant presque que nous soyons pas plus « méchantes ». Madame Monique PEYRAT, une femme aux côtés de qui nous avons passé un excellent moment.
Audrey : Dans votre vie, vous tenez différents rôles dont celui d’écrivain, quel en a été le déclic ?
MP : J’ai toujours écrit. Etant gosse, j’avais de bonnes notes en rédaction. Mais un jour, voyant un peu tout ce que l’on disait de négatif autour de mon mari, notamment en 1995, quand il voulait se présenter sans investiture, j’ai alors décidé de créer le journal de Jacques Peyrat, ce qui peut sembler pompeux mais qui avait pour but de rétablir une image de lui qui est celle d’un homme comme tous les autres. L’anecdote est qu’un jour, j’ai croisé une Niçoise dans le vieux Nice qui m’a interpellée en disant après avoir lu ce journal : « - Dites, Madame Peyrat, votre mari,il est comme le mien, à faire plein de conneries, mais je voterai pour lui », voilà, en fin de compte, elle avait compris qu’il n’était pas aussi prétentieux qu’on voulait bien le dire.
Audrey :Dans votre dernier recueil, vous vous livrez à vos lecteurs en leur faisant partager des moments privilégiés de votre vie, qu’est-ce qui vous a incitée à nous en faire part ?
MP : Moi, j’aime les gens, j’aime qu’ils me racontent les choses et j’aime bien me livrer aussi. Je crois un peu que, pour se faire aimer, il faut que l’on sache à qui on a faire. Et moi, j’ai très envie qu’on m’aime, donc je fais voir que j’ai de l’émotion pour les autres.
Audrey : Envisagez-vous l’écriture d’un nouveau livre ?
MP : J’écris constamment de petits textes, notamment dans Nice Magazine, une fois que je les aurais réunis, j’en ferais mon prochain livre dont je n’ai pas encore le titre.
Audrey : Pourquoi le titre « Emoi ... et toi » ?
MP : Parce que c’est toi, le mari, le niçois, l’autre sujet ; et émoi, parce que je ne ressens que de l’émoi, mais aussi pour le jeu de mots.
Audrey : En lisant l’épilogue de « Emoi ... et toi », on apprend que vous êtes aussi peintre et que vos toiles sont reléguées à la cave ! Pourquoi ?
MP : En ce qui concerne l’histoire du tableau, il s’agit d’une nature morte que j’avais faite dans un club « Madame Côte d’Azur » et que tout le monde avait trouvée très belle, je l’ai fait encadrer et mettre dans notre maison de campagne. Quand je l’ai montrée à mon époux, je lui ai dit que c’était un cadeau pour lui, que j’avais pensé à lui en le voyant. Il m’a dit texto :« qu’est-ce que c’est qu’cette M... ». Je ne lui ai jamais dit que c’était moi qui l’avait peinte , je l’ai mise à la cave et je n’ai jamais repeint. Voilà ! C’est difficile, la peinture, mais j’en éprouvais beaucoup de plaisir, pourtant.
Audrey : Si on vous propose de tenir une chronique dans notre journal, accepteriez-vous de prendre la plume ?
MP : Oui, je serais plutôt partante pour un billet d’humeur, d’ailleurs, dernièrement, j’en ai fait un dans le journal des amis du maire qui s’intitulait « tagada tagada, voilà les daltons » pour représenter les quatre personnes identifiées à ce jour, qui se présentaient contre mon mari. Il faudrait que l’on s’entende bien avant sur ce que vous attendez.
Audrey : Dans chaque session de Star Academy, un candidat appartient à notre ville. Candidats, qui plus est, qui vont en finale ou demi-finale : Jenifer, Lucie, Georges-Alain, Pascal, Romain. J’ai cru remarquer votre intérêt pour cette émission. Pourquoi un tel engouement ?
M.P. : J’adore tout ce qui est musique, show-business. Dans mon rêve, au lieu d’avoir vendu des billets d’avion toute ma vie, j’aurais voulu être metteur en scène. J’adore monter des spectacles ! D’ailleurs, dans mon livre, j’ai écrit une chanson pour mon époux que j’ai fait chanter aux élues, c’était très amusant. J’adore, je me mets devant la télévision. J’ai suivi toutes les Star Academy et j’ai voté évidemment quand il y avait un niçois, c’est un coup de cœur.
Audrey : Quel est votre livre de chevet ?
M.P. : Je ne lis pas tellement car je n’en ai pas le temps. Je me couche à minuit et je m’effondre. Par contre, je suis très magazine, je me tiens au courant. Comme mon mari n’y connaît rien, je suis obligée de l’informer. J’ai quand même une passion pour un livre qui m’a suivie toute ma jeunesse, c’est « Autant en emporte le vent ». J’adore toutes les sœurs Bronté. Et là, je viens de lire un livre d’Eluard qui s’intitule « Les fauves » : purement politique. Tout le monde en prend plein la figure et ça m’a fait très plaisir.
Audrey : quel est l’album que vous écoutez en ce moment ?
MP : C’est mon grand béguin : Claude Nougaro. Je le passe en boucle. J’ai aussi une passion pour tous les B : Bécaud, Brassens, Brel, Barbara .. La chanson que je porte au nu, c’est notre chanson à tous les deux avec Jacques Peyrat, c’est « L’aigle noir », ça me fait penser à lui. C’est magnifique !
Audrey : Le dernier film que vous avez été voir ?
MP : La marche de l’empereur, c’est un film extraordinaire !
Audrey : Quel est l’artiste Niçois qui vous a touché dernièrement ?
MP : Armand, parce qu’il est mort. Vous savez, il m’a offert le trophée de la femme de l’année, ce fut un grand moment pour moi. Que je vous raconte...Je connais Armand de puis très très longtemps. En fait, j’ai assisté à ses débuts quand il sciait des violons, des pianos.. Un jour, je lui ai téléphoné, alors qu’il était aux Etats-Unis, en lui disant : « Je vais faire un gala de la femme et j’aimerais offrir un trophée ». Il n’était pas trop « chaud » et me répondait « ouais boff », lorsque j’ai rajouté « : Tu sais on va l’appeler : l’Armand de la femme » comme ça faisait illusion à l’amant de la femme, il m’a dit « Ah, ça ça me plaît ». C’était magnifique, il a fait des choses extraordinaires. Armand, c’est quelque chose de formidable.
Audrey : quel est l’art indispensable à votre vie ?
MP : Le piano, parce qu’il me permet de sortir toutes mes émotions, tous mes états d’âmes, je m’installe seule et je m’exprime ainsi. La musique dans son ensemble me procure un grand plaisir. Il faut dire que ma mère était professeur de piano et mon oncle, chanteur lyrique à la Scala de Milan.
Barbara : Aujourd’hui, c’est le jour consacré à la femme. Pourriez-vous nous dire votre plus grand souhait en tant que femme ?
MP : Je suis de la génération qui s’est battue pour que les femmes soient reconnues, parce qu’à l’époque, j’étais une des rares femmes à travailler dans un milieu d’hommes et je vous assure que ce n’était pas facile..
C’est avec joie que j’ai relayé le combat, pour ma part, dans les comités d’entreprises, pour avoir le même salaire et la même fonction que les hommes. C’est long, mais petit à petit, on y arrive. Mon souhait, c’est qu’on reconnaisse de plus en plus les qualités des femmes au niveau de l’homme sans la rabaisser à la parité car, si j’étais politique, je ne voudrais pas du tout qu’on m’impose mais qu’on me choisisse. Et puis, ça nous oblige à redescendre au niveau de l’homme.
Barbara : Quels sont vos petits plaisirs quotidiens ?
MP : Quand mes petits fils, pourtant grands maintenant, me téléphonent, j’ai une passion pour eux. Dernièrement, c’était mon anniversaire, comme je ne le fête plus, j’ai dit que je voulais simplement de l’amour comme cadeau. Alors, ils m’envoient des dessins, des trucs, c’est tout mignon. Et puis, ma fille qui m’appelle tous les jours, c’est très important. Moi, je ne suis pas du tout sms, texto, j’ai besoin de la voix car le son de leur voix, ça me permet de savoir comment ils vont.
Barbara : Est-ce que vous utilisez des termes actuels, que les ados utilisent de nos jours dans les cités ?
MP : Ah ouais, ne serait-ce que pour mon âge que je donne toujours en verlan. (rires) Non, je ne vous le dirais pas, « mon âge ». Tiens ; l’autre jour, il y en a un qui m’a sorti une expression qui m’a plue et que j’ai appris à mes petit- fils, c’était : « Arrête de me squatter l’encéphale » au lieu de dire « tu me casses les pieds, ou tu me pompes l’air » j’ai trouvé ça amusant. J’en cite beaucoup dans mon livre, c’est un langage devenu tellement courant : ça met en colère mon mari qui me dit alors que je devrais surveiller ma sémantique mais c’est amusant.
Barbara : Comment définissez-vous les niçois ?
MP : Les niçois ... On ne connaît pas les qualités des niçois qui sont d’ailleurs souvent d’origine italienne. Le niçois est quelqu’un de particulièrement comédien. Tout, chez lui, est comédie. Mais, en même temps, il a beaucoup de sentiments. On dit que les niçois sont des gueulards, moi j’avais un grand père qui râlait souvent. En vérité, c’était par amour. Pour moi, ce sont des personnes qui ont des cœurs immenses... immenses.
Barbara : Récemment, la justice a tranché sur l’affaire Humbert, quel est votre sentiment par rapport à la réaction de la mère et du médecin ?
MP : Je suis tout à fait en accord avec la maman et ce, dès le départ et bravo pour le médecin qui a eu le courage de faire ça. Moi, je suis pour l’euthanasie, attention, contrôlée, bien entendu.
Il y a déjà eu des dérives et d’autres en profiteraient mais pour la personne qui n’en peut plus, il faut lui laisser le choix de mourir dans la dignité. D’ailleurs, j’ai fais un testament que j’ai envoyé à ma fille. Elle m’a téléphonée en larmes en maugréant d’arrêter et de ne plus faire ce genre de choses. « Je veux partir tranquille. Je veux être regrettée, je ne veux pas les soulager à ma mort, je veux qu’en partant ils me pleurent, non mais !!! c’est vrai je veux qu’on me regrette » (rires)
Barbara : Dans votre recueil, vous parlez des travaux du tramway, de la réaction des citoyens. Aujourd’hui, quelle est votre position ?
MP : Je suis ravie que Jacques ait eu le courage de se lancer dans ces travaux. Il aurait pu tranquillement dire :" j’attends un peu avant d’entamer le chantier". Car au fond, que veulent les niçois ? Ils veulent qu’on leur mette un banc là, qu’on leur enlève les crottes ici. Au lieu de cela, lui n’a pris que des initiatives où il se fait bastonner. Petit à petit, ça se calme un peu. Je ne sais pas si vous avez vu des maquettes du tram, la ville va être complètement rajeunie et embellie. Les niçois s’en rendront compte ,peut-être, dans quelques années, quand Jacques ne sera plus là. Mais, au moins, il aura été un Maire bâtisseur.
Barbara : Nice, va bientôt avoir son grand stade. Quel nom aimeriez-vous qu’il porte ?
MP : Il y a une personne qui avait lancé le « Stade des aiglons », mais peut-être qu’on va donner le nom de quelqu’un de sportif comme on a donné le nom du « stade Charles Hermann », c’est plutôt le domaine de mon frère, qui est adjoint aux sports. C’est notre stade ! Il faut se l’approprier, moi j’aime bien « le stade des aiglons ».
Barbara : Le 22 avril, Nice rencontre Nancy au stade de France. Y serez-vous ?
MP : Ah oui !!! J’y serais, pas de problème. Ca va être formidable ! Si on gagne comme on avait gagné la coupe de France, ça serait extraordinaire. Moi, j’adore le foot ! Mon mari, c’est le rugby, mais moi je n’y comprends rien. Je me suis toujours demandée quel besoin ils avaient de se dégringoler les uns sur les autres pour le ballon ! Le seul intérêt, c’est qu’on voit leur fesses ! (rires)
Barbara :Le Carnaval de Nice est terminé. L’année prochaine, le thème sera « le roi de la mêlée », le rugby et les municipales seront à l’honneur. Pensez-vous que votre mari en sera un des « joueurs » principaux ?
MP : Oui, je l’espère bien ! Et j’espère que vous allez bien voter et faire campagne.
Barbara : Comment est votre vie de « femme de Maire » ?
MP : Je n’aime pas la politique parce que je considère que c’est une hypocrisie ! Je ne suis pas douée pour faire de la politique politicienne j’entends, encore que, vivant depuis 40 ans aux cotés de mon mari, si j’avais moi-même 30 ans de moins, je me représenterais dés maintenant. J’ai envie de faire quelque chose, enfin c’est fini pour moi, dans une deuxième vie peut-être.
Quand j’ai arrêté de travailler, d’abord parce que j’en avais l’âge et aussi parce que je ne pouvais plus travailler avec mon mari Maire, il me fallait m’investir. Seulement voilà, je ne sais pas jouer au bridge et je ne connais que la bataille. Je ne peux pas faire de la confiture car ça fait grossir. Je n’avais qu’une seule envie, c’était de m’investir au sein d’une association. Il y a une phrase qui est très belle de Bartlett qui dit : « On peut aimer un politicien et ne pas aimer la politique, mais on peut difficilement en épouser un sans faire partie de sa carrière ». Et je trouve que c’est excellent.
Soit vous restez totalement en dehors, restez à la maison ou alors vous collez à lui.C’est pour cela que j’ai créé Nice Présence qui est une association à but caritatif : nous organisons des manifestations en direction des publics aisés pour qu’ils puissent faire des dons au profit de grandes causes comme celle des enfants malades, des personnes âgées..
Avant cela, j’avais créer « les femmes du Comté ». C’est intéressant et valorisant de s’investir à travers des actions. Bien sûr, je reçois des critiques, des menaces, des lettres anonymes, mais vous savez, dans le milieu du travail aussi, des peaux de bananes, il y en a partout !!!
Barbara : Quel est à vos yeux le changement primordial qui devrait être créé dans cette ville ?
MP : La ville commence à avoir un nouveau visage et ce que je souhaite, c’est que l’on puisse faire venir beaucoup d’entreprises afin de générer des emplois.
Barbara :Quelles sont les manifestations qu’organise Nice Présence ?
MP : On a toujours 4 thèmes. Ca commence avec le Noël des enfants défavorisés,le gâteau des rois des personnes âgées qui, soit dit en passant, sont très bien traitées à Nice . Saviez-vous que notre ville a le second budget social après Paris ?
Il y a beaucoup de maisons de retraite, mais le drame d’une personne âgée, c’est l’absence de distraction, l’ennui, il est très plaisant de voir le bonheur sur leur visage à ces moments-là... cette année, nous avons proposé d’inverser les rôles et ce sont eux qui nous présenteront un spectacle. Beaucoup d’entre eux ont du talent, ils dansent ou chantent Les assistantes sociales ont trouvé l’idée formidable et nous ont dit qu’ainsi elles pourraient, autour de ce projet, garder un fil conducteur toute l’année pour la préparation..
En juin, un défilé de mode ou une manifestation pour faire venir les gens et donc récolter de l’argent, car moi je n’ai pas de subvention. Le gala de la femme à l’opéra, le 6 octobre.
Barbara : Quel est le programme de Nice Présence ?
MP : Chaque mois, nous avons des sorties pour intéresser les membres. Nous sommes allés découvrir le centre d’imagerie médicale, nous allons aller visiter ALIOTIS pour le traitement des eaux, puis faire le tour des espaces verts des jardins et des serres. Puis la dernière sortie, nous allons aux îles de Lérins, si vous voulez venir, vous êtes les bienvenues. Nous partirons le matin de Nice, nous assisterons à la messe en plein air, pique-nique puis on jouera aux boules.
Barbara : Pourquoi n’avez-vous pas de site Internet ?
MP : Je vais le faire. J’ai connu l’informatique à ses débuts et je n’ai pas eu le temps de m’y consacrer depuis longtemps. J’ai un ordinateur mais j’avoue avoir pris du retard.
Elise : Lorsque l’on vous lit, c’est l’authenticité qui ressort, qu’est-ce qui émane de votre peinture et de votre jeu de pianiste ?
MP : Quand on a en soi énormément de choses à exprimer et qu’on se retrouve seule dans une pièce face à soi-même, il faut un instrument qui me permette de m’exprimer, selon l’humeur dans laquelle je suis, soit je me mets à un clair de lune, soit à un Beethoven musclé, ça me permet d’exploser. Alors, je retrouve ma sérénité, mon calme. Au lieu de prendre un médicament, je me mets de la musique,je trouve que c’est un remède extraordinaire.. Si on parle de peinture, ce sera plus à travers le trait et la couleur. et le piano, c’est pareil.
Elise : Je vous ai vue à maintes reprises dans diverses occasions et j’ai été interpellée par votre présence affirmée dans la discrétion, une certaine austérité parfois, vos nuances s’étalent-elles dans d’autres domaines ?
MP : On me dit snob, prétentieuse. Un jour, la gauche m’attaquait en disant que j’étais une femme strass et paillettes parce que j’organise des galas et moi, j’ai répondu que j’allais vers les gens qui sont friqués pour récolter de l’argent ! J’adore les chapeaux aussi, j’en ai une trentaine chez moi, mais mon mari ne veut pas que je les mette car il a peur de paraître ridicule quand je suis à ses côtés.
Elise : Vous aimez le roller, défendez les musiques actuelles, n’avez-vous jamais eu envie de créer une instance associative ou collégiale au sein de laquelle vous auriez pu vous saisir de la parole des cadets et les accompagner à travers des projets qui les intéressent vers la citoyenneté ?
MP : Oui, mais c’est le temps qui me manque. Je suis très proche de la jeunesse. Vous savez le bénévolat, c’est égoïste. On se fait plaisir. Quand on voit un enfant malade qui vous sourit ou qu’une main toute ridée se tend vers vous pour vous remercier, c’est vraiment formidable, vous ne le trouvez dans nulle autre circonstance, ni dans le job , ni dans la famille. Les jeunes sont des gens qui savent rendre.
Si on pouvait passer du temps avec eux, peut-être qu’on les sauverait d’aller en prison. L’autre jour, je vais aux Moulins, et un beau gosse qui me suivait, très intéressé puis à un moment donné, il s’approche de moi et il me dit en regardant ma bague : « c’est vrai » et moi je lui ai chuchoté : « j’ai braqué une bijouterie ! ». Il était étonné et je lui ai dit : « La prochaine fois, je te fais signe ». Il me regardait de loin !
Elise : Quel est votre dicton, périphrase ou mot de prédilection préféré dans les domaines suivants :
MP : Amour : Aujourd’hui, plus qu’hier et moins que demain.
Amitié : Un regard, car il suffit à l’intensité d’un sentiment furtif dans le temps et éternel dans le souvenir.
Fatalité : Beaucoup de courage pour l’accepter.
Philosophie de vie : le respect de l’autre.
Enfant : le bonheur de la vie, le bonheur en général.
Age : J’ai très mal vécu le passage des 29-30 ans celui des 39-40 ans, maintenant que j’ai largement passé les 60 ans et que j’attaque les 70 , je suis a l’aise je me dis qu’après tout, je ne fais pas tellement mon âge. L’âge est quelque chose qu’on a en soi. Pas très facile de résister aux petits gâteaux pour garder les formes. En fait, c’est un régulateur de vie, plus vous vieillissez, plus vous réalisez que vous vieillissez et plus vous vous dites : il faut que je combatte l’age qui vient.
Il eut été de bon ton de se demander comment aborder avec la même finesse cette personnalité nuancée de contrastes comme un ormeau ou piocher une carte au hasard dans un jeu de cartomancienne sur laquelle aurait pu figurer une réponse floue du genre :« "Rester soi-même" . En fait, un instant a suffi pour que le naturel s’installe, alors trois femmes ont conversé avec celle qui leur faisait face les bras ouverts. Ce n’était pas si compliqué au final !!!
Monique PEYRAT est une femme que l’on voit, que l’on croise et que l’on peut rencontrer à son aise à travers ses écrits choissisant ou pas de s’installer aux portes de sa vie dans la généreuse intimité à laquelle elle invite.
Nous sommes parties après qu’elle nous ait offert ses autres recueils. Dans la salle du bas, se tenait une réunion où d’autres femmes "élues" parfois décrivaient leur parcours...
Sans doute Monique PEYRAT est une femme extraordinaire, sans doute son combat en faveur des déshérités, des malades, des personnes âgées ou handicapées est-il une magnifique preuve de courage et de dévouement.
Mais, plus que tout cela, ce qui me marque chez Monique PEYRAT, c’est cette capacité à assumer l’engagement politique de son mari, c’est se courage de défendre haut et fort le travail de Jacques PEYRAT. Cela ne doit pas être facile lorsqu’on est la femme de l’homme qui a décidé du Tramway, du Conservatoire National de Région, du Nouveau Stade... et pourtant, un jour Nice vous remerciera tous les deux, Nice comprendra que le pari que vous avez fait pour l’avenir, le devenir, la modernité et le goût des ambitions retrouvés pour la Côte d’Azur est la base du redressement de notre Ville.
Bravo, bravo pur Nice, bravo à votre époux, mais surtout bravo à vous Madame pour comprendre, défendre
Monsieur l’escargot,
Sachez que votre serviteur n’a besoin de trouver, ou de retrouver de grâce auprès de "dégun" (personne) !!! Clair ?
Pour le fait de copier qui que ce soit, je pense savoir que vous êtes un habitué pour savoir qu’à Nice Première on n’est pas de nature plagiaire.
Au risque de me répéter, Nice Première n’est rattaché à aucune idéologie et preuve en est que tel ou tel internaute nous voit tantôt comme un suppôt de la droite, tantôt commes des vendus au socialo-communisme.
Mais franchement, vous avez plein le dos (ou deux organes placées plus bas) de ce clivage qui n’aura su créer que des jugements hâtifs ou des ressentiments trop précoces ?
Monique Peyrat a été choisie par les filles de Nice Première et j’ai accepté ce choix même si ce n’est pas la femme que j’aurais choisie.Par contre, je vous invite à lire, voire relire, cette interview afin d’en décryter les phrases importantes au lieu de vous accrocher à celles qui vous ont sauté en pleine face.
BASTA... J’adore ce mot que j’entendais plus petit quand j’en faisait plus que de raison.
Donc je vous lance mon "Basta" en vous invitant à ne pas faire comme cette majorité de niçois(e)s qui font de la critique le moteur de leur fade journée...
Buena
Franck
Monsieur le Rédacteur en Chef (je préférerais Franck mais c’est vous qui m’y poussez)
Tout d’abord permettez moi de vous rappeler qu’un « cagouillard » est un natif des pays charentais ou du Poitou-Charentes et non un animal. Ce pseudo était une réponse amusée aux « fanatiques locaux » qui avaient fait preuve d’intolérance, voir de « racisme » vis-à-vis des non natifs de Nice au moment de votre papier sur l’ex-dircom de la ville. Il semblerait que vous ayez « pris la mouche » soudainement après mes commentaires sur le « papier » ci-dessus. Je le regrette et vais essayer de dissiper le ou les malentendus à votre égard et celui de votre excellent support. L’allusion au « retour en grâce » n’était qu’une boutade qui m’est venue en pensant aux différentes réactions liées encore aux problèmes de la Communication de la ville de Nice. Sans les mots exacts,, il était mentionné par plusieurs personnes que « vous n’étiez pas dans les petits papiers du DIR COM et du Maire », en somme que vous n’étiez pas « en grâce à la cour niçoise ». Jamais je n’ai mis en doute votre honnêteté dans vos écrits. Je voulais simplement « ironiser » et sans aucune méchanceté sur le « côté brosse à reluire » du « papier » des trois drôles de dames. Pas question non plus de vous soupçonner de plagiat au sens littéral du terme. Je voulais faire remarquer que le terme « Première Dame de ... » était galvaudée par la majorité des médias, et que votre média niçois, pouvait tout simplement parler de Madame PEYRAT, ou de la Présidente de NICE PRESENCE sans en rajouter. Vous aurez bien compris que je ne vous prend pas comme ni un « suppôt de la droite » et ni comme un vendu au « socialo-communisme ». Entre nous cette expression ça fait vraiment ringard, très rétro et me rappelle la « période de la lutte des classes »... De grâce ne m’accusez pas de recréer un clivage. Pour les propos de madame PEYRAT, j’ai fait un énorme effort pour aller au bout de cet interminable rédactionnel. Franchement c’est vraiment longuet, à tel point que j’ai cru que mon écran serait trop petit. Pensez-vous que c’est rendre service professionnellement à ces jeunes rédactrices de ne pas savoir synthétiser. Si elles écrivaient sur un support papier, pour la radio ou la télé, elles comprendraient très vite, mais ici elles ne sont pas limitées. Dans le jargon et si j’en avais été l’auteur, (hypothèse purement d’école) mon secrétaire d’édition m’aurait dit « tu t’es lâché, t’as pissé de la copie ». N’allez pas me faire dire que ce que fait madame Peyrat n’est pas utile ou intéressant, pas du tout mais on le sait déjà par quotidien interposé et support municipal ajouté. C’est bien de défendre vos filles mais le pro que vous êtes reconnaît implicitement que ce choix n’était pas le plus judicieux. Le BASTA est aussi de trop car, tout comme vous je ne suis plus un petit garçon... Rassurez vous je ne fais pas de la critique le moteur de mes fades journées, je mets mon énergie à chercher un nouveau job car il faut en avoir pour vaincre les réticences vis-à-vis des « vieux » et lorsque l’on nous balance régulièrement à la figure « vous avez les compétences, un profil valable mais j’ai plus d’avantages en embauchant un jeune de moins de 26 ans » Moi aussi je me suis "lâché" mais je ne pouvais pas rester silencieux devant vos propos. Hasta la vista.
Hasta la vita Cagouillard ![]()
Franck
Dans le texte : j’ai alors décidé de créer le journal de Jacques Peyrat, ce qui peut sembler pompeux mais qui avait pour but de rétablir une image de lui qui est celle d’un homme comme tous les autres. L’anecdote est qu’un jour, j’ai croisé une Niçoise dans le vieux Nice qui m’a interpellée en disant après avoir lu ce journal : « - Dites, Madame Peyrat, votre mari,il est comme le mien, à faire plein de conneries, mais je voterai pour lui »
Madame, je ne sais pas ce que vous comprenez par "conneries", mais le fait d’avoir été adhérent d’un parti politique fachiste, le front national, le fait d’inviter un Waffen SS à une réunion n’est pas une simple connerie. C’est un point de vue sur la vie.
je vous demande donc à vous, en tant que Femme, si à l’époque vous avez expliqué à votre mari que ses amis politique, adorateurs des nazies et négationistes sont des monstres, pour avoir entre autres, envoyés à l’extermination par millions des enfants et des femmes innocents. Le 8 mars, journée de la femme, une femme ne peut rester indifférente face à ces idées. Certaine "conneries" ne sont pas à mes yeux des points de détail. Cordialement.
Comment pouvez vous à ce point tout mélanger
Il s’agit là de politique locale dans les années 98 /2006 vous faites un rapporchement douteux sur des personnes qui ont des idées politiques à caractère nationaliste parce qu’EUX se sont battus "pour de vrai" afin que justement les bosh cessent tout cela !!!
On retrouve dans les rangs du FN ou mouvement de même nature, des anciens combattants qui simplement font appel à un vécu qui n’est pas celui de tout le monde !!!
Je suis de 1970 et parfois j’ai du mal avec certaine personne mais vous confondez, mélanger, agresser pour parler et faire parler
Il s’agit d’une femme qui parle de son époux, d’elle et pas de politique nationale c’est gavant à la fin de faire sans cesse des hors sujets dans les coms...
Il fait des "conneries" comme elle dit, quand il dit des femmes qu’elles sont des greluches sans expliquer comment lui perçoit la signification du mot il fait des "conneries" quand il fait confiance à des abrutis mais il est comme tous les autres hommes au final voilà ce qu’elle voulait dire
Mais dites monsieur, où étiez vous en 39/45 et que feriez vous dans l’enfer du bruit des bottes et des bombes pour protéger les vôtres, je n’aime pas la violence et ne suis pas du tout raciste mais je peux affirmer que je ne ferais pas partie des rasées de la libération.
Si vous avez le pouvoir de convaincre votre femme à penser comme vous, vous êtes très fort ou alors elle ne vous dit pas tout. J’imagine que Madame Peyrat aime l’homme, le juriste, le père et que peut être parfois elle n’est pas en accord avec lui mais parlez lui d’elle et de ses actions, si vous souhaitez vous adresser à son mari, conduisez vous en homme et faites le dans l’appostropher de la sorte.
je persiste et signe vos propos sont HORS SUJET
Cher Monsieur de 1970, la jeunesse n’empêche pas d’ouvrir les livres d’histoires. Vous écrivez "vous faites un rapporchement douteux sur des personnes qui ont des idées politiques à caractère nationaliste parce qu’EUX se sont battus "pour de vrai" afin que justement les bosh cessent tout cela !!! On retrouve dans les rangs du FN ou mouvement de même nature, des anciens combattants"
Il n’y a aucun ancien du FN ou même nature a avoir combattu dans la résistance française en 1940. La milice française était leur armée, on les appellait des collabos.
Vous parlez des "rasées" de la fin de la guerre, moi je vous réponds que quelque soit les agissements de certaines femmes pendant la guerre de 39/45, les hommes à la libération qui se sont permis de raser en public ces femmes ne méritent pas le titre d’homme. A mon point de vue, ils se sont pour la plupart découvert une vocation de résistant ce jour là en rasant ces femmes, mais le reste de la guerre ils devaient être cachés et occupés à dénoncer les familles juives. Quand à ce que j’aurai fait en cette période, d’un point de vue actes héroïques je ne peux pas le savoir, mais jamais au grand jamais je n’aurai dénoncé une personne ou rasé une femme.
Quand à Mme Peyrat, je ne fais aucun rapprochement douteux, je lui demandais juste en ce jour de la Femme, si elle cautionnait les "amis" des "conneries " de son mari concernant les atrocités faites aux femmes et enfants dans ces sombres années. Cordialement.
Monsieur "quand à moi c’est Madame mais vous ne saviez pas"
Il n’y a aucun ancien du FN ou même nature a avoir combattu dans la résistance française en 1940. La milice française était leur armée, on les appellait des collabos.
Peut être que vous avez raison sur l’issu du mouvement, mais à l’heure actuelle je peux vous dire que beaucoup de FN si tenté que ces ersatz de politique "bien que la tendance soit commune à tous les partis on se sait plus du tout qui fait quoi et où ils veulent en venir dans le nombre monstrueux de conneries qu’ils font tous à longueur de temps mais dans les rangs des partis de droite, d’extrême droite et même de gauche on croit rêver !" il y a effectivement des anciens combattants croyez le et si ces mots ne suffisent pas vérifiez par vous même dans leur défilés et meeting.
Les "militants" limités parfois à leur instincts primaires sont plus agressifs et furieux que les chefs de file, ceci dit... tout le monde change... Je reste sur une partie de ma position à savoir que ce n’est pas le forum idéal pour parler de tout ça !!!
Madame PEYRAT est une femme avant tout et dans l’article ce qui était important tournait autour de ses engagements personnels, de qui elle était, de ce qu’elle aimait...
dites moi, que cela changerait-il pour vous si elle vous disait ce que vous attendez ? Elle a écrit sur la guerre, elle a vu pendre deux héros de la résistance, Monsieur je vous invite à lire Emoi et toi vous comprendrez mieux que votre question si importante puisse t-elle être à vos yeux n’a pas matière sur cet article.. Lisez ce receuil et vous comprendrez mieux.
Tout aussi cordialement que vous
Ses propos vis à vis des femmes sont assez similaires à ceux de 90 % de la population masculine sauf que lui le dit en public et pas via le fameux cercle de potes , et vous que pensez vous des femmes.
A : qu’elles ne sont à leur place que dans une cuisine et encore B : qu’elles sont de valeur égales à l’homme C : qu’elles seraient mieux sans le son avec un plateau sur la tête ? D : la mère douce et aimante E : capables de vous surprendre agréablement chaque jour .......... allez y
j’ose croire que 90% de personnes de sexe masculin n’en sont plus là, et je rajoute malheureusement qu’aujourd’hui les images véhiculées par les femmes elles-mêmes sont autant de freins à leur évolution.
Je rejoins celles et ceux qui sont étonné(e)s de constater que pour illustrer cette journée du 8 mars la rédaction n’ait pu trouver plus objectivement interessant qu’une interview sur Monique Peyrat. N’illustre-t-elle pas (malgré elle, peut-être, mais certainement tout de même) davantage "la journée de femme de" que la "journée de la femme" ?
;o)) ok je veux bien...ceci dit ce n’est pas nous qui avons fixer la date vous pensez bien n’est ce pas ? Nous aurions bien sûr pu interviewer Madame Nadine MEMRAN chef du département anti douleur de l’hopital Pasteur qui est dynamique est fabuleuse avec un charisme évident, ou une femme contrôleur des travaux, une maman qui élève ses 5 enfants et leur sert aussi d’instit à domicile, effectivement je connais pas mal de femmes exemplaires et promis l’année prochaine je fais un truc pluraliste, il s’est trouvé que c’est tombé de cette façon et que comme nous l’avons dit dans l’article, nous avons toutes trois été touchée par ses écrits, sa générosité et sa spontanéité, Madame PEYRAT est une femme adorable et même si ça ne plaît pas à tout le monde on ne peux pas dire le contraire juste pour faire plaisir à cagouillard, homme libre, révolté ou autre... En tous cas merci à vous de la cordialité de votre ton lorsque vous mettez des coms..j’y suis sensible alors bonne journée à vous
PS si vous avez des infos sur les implications humanitaire de Madame Mottard ou Stirbois, je suis preneuse ;o))) MERCI
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